LES MESURES À L’ANGLAISE

LES MESURES à L’ANGLAISE
Québec/Canada – Prendre son pied et sa verge pour des unités de mesure!

Arrêtons donc de nous « niaiser » avec « les mesures à l’anglaise »

Trente ou trente-cinq ans après l’introduction du système métrique (SI) au
Canada, avec deux générations qui normalement, auraient dû être formées
entièrement au métrique et arrêter de prendre leur pied (sic) et leur verge
(sic) pour des unités de mesure, la période de transition s’éternise (on
voit même des signes de régression en alimentation): en somme, on continue à
nous embêter avec « les mesures à l’anglaise ». Comme d’habitude, les gros
pieds des états-Unis se sont posés là. Alors qu’on nous rabat les oreilles
avec la mondialisation (qui, pour les USA, n’est que l’extension de la
domination de leur « way of life » partout dans le monde), c’est un domaine
où nos gouvernements devraient, pour une fois, marcher au pas du monde.

Je demande au gouvernement fédéral et à celui du Québec (qui se prétend
défenseur du caractère distinct de notre culture), de montrer un peu de
leadership et de nous débarasser une fois pour toutes du tissu à la verge
(sic) et au pieds et pouces (sic), des boîtes de conserve de 14 oz (ou 398
ml), du café à la livre (ou 453 grammes), des « pintes » de bière – dans des
restaurants spécialisés en bières belges, svp ! – à 20 oz, alors que tous
les gens de quarante-cinq ans et plus savent que la pinte de lait, que le
litre à remplacé, contenait 40 onces, donc 20 oz est une « chopine » (de là
le mot « chope ») et encore mieux ½ litre. J’en ai assez de me faire
infliger une facture se situant entre 3,50 $ et 6,50 $ pour un verre de vin
qui peut contenir entre 3 ½ et 6 ½ oz (85 à 175 ml ?). également des steaks
de 6,8,12,14, 16 oz – beaucoup trop de viande de toute façon !

Je lance un appel aux ministères du commerce, de l’industrie, du tourisme; à
l’Office de protection des consommateurs, l’Association touristique,
l’Association des gens du boire et du manger (restaurants, bars, boutiques
alimentaires); aux merceries – les vraies, celles qui vendent des verges et
des pieds (sic) de tissus – aux boutiques de vêtements, à l’Office de la
langue française et à nos municipalités, de me délivrer de ces bistrots, qui
s’obstinent à essayer de me vendre une chopine ou un demi-litre en
prétendant que c’est une « pinte » (« a pint », en anglais).

De la « mesure dans toutes choses » même si le « poids » des traditions et
des habitudes est très lourd.

Claude Morisset.
Hull, Québec,
clamor_bibliofolie@hotmail.com

Hull, le 3 juin 2002.
Révisé le 3 janvier 2004.

(Le 4 janvier 2004)