LES LANGUES EUROPÉENNES

LES LANGUES EUROPéENNES
Europe – L’usage du français à Bruxelles.

Les Commissaires Européens ne doivent pas représenter leur pays. Ils sont des
rouages d’une même administration et sont censés diriger leurs équipes.

Quant à parler leur propre langue, Lamy s’exprime à 80% en anglais et 20% en
français.

Au Parlement, c’est exactement la même chose, peut être atténuée par le fait
que nombre de députés européens sont multilingues et se passent parfois de la
traduction simultanée.

Si demain il y a un Président européen, ce sera également la même chose. Il
parlera anglais parce que la grande majorité des personnels de la Commission a
décidé que l’anglais était la langue de travail commune.

C’est le personnel de la CE qui fait les décisions, pas les dirigeants. Ces
derniers se contentant, pour la plupart de suivre le mouvement. Je me souviens
d’une réunion de travail à Bruxelles ou étaient rassemblés une vingtaine de
responsables géographiques des pays du pourtour du Bassin Méditerranéen. Le chef
d’unité (un français) ouvre les débats en français et lance : «je propose que
nous poursuivions nos débats en français ». Le représentant de l’Egypte, un
anglais, a alors levé la main et déclaré : « I don’t speak a word of french… »
Eh bien croyez moi, sans même discuter la remarque de ce collègue britannique,
le chef d’unité s’est mis a l’anglais séance tenante et la réunion a eu lieu en
anglais alors que 99 % des présents étaient francophones.

Moralité : l’usage de la langue est fait par les vrais leaders, pas forcement
les chefs…

Allez faire un tour à Bruxelles, vous serez édifié.

Claude Guillemain

—–Original Message—–
From: Astier-Perret [mailto:patriceastierperret@yahoo.fr] Sent: Tuesday, March 02, 2004 2:53 PM
To:
federalisme_france@yahoogroupes.fr

Subject: [federalisme_france] Re : choix du pays , choix de la langue…

Je ne parle pas de la Commission mais du Parlement européen . Les députés
ont-ils tous un acquis suffisant en anglais pour s’ exprimer convenablement dans
cette langue ? En général , chacun utilise sa langue nationale . Sinon ,
pourquoi tant de drapeaux et d’ interprètes ? Maintenant , il faut distinguer l’
Administration bruxéloise du Conseil des Ministres européens oû les langues de
travail sont nationales . Si , à l’ avenir , il y aura un Président européen ,
celui-ci parlera " sa langue nationale " , en quelque sorte le remake de notre
actuel Conseil inter-européen … mais avec des Pouvoirs plus étendus . Mais ,
les Commissaires européens parlent , chacun leur propre langue … SINON , ils
ne sont plus représentatifs de leur pays !!! Demain , si une langue domine en
Europe ( à l’ échelon fédéral et dédéré ), il n’ y aura plus de fédéralisme
européen… chaque particularisme doit être maintenu dans les Etats et l’
échelon fédéral , lui doit trouver un " concensus , une vision globale de la
politique économique et sociale ". La presse dit , ce qu’ elle veut mais , on ne
voit pas toujours la réalité sortir " des kyostes à idées polititiennes ".

— Dans
federalisme_france@yahoogroupes.fr
, Michel Arlès <michel.arles@f…> a écrit
Cher M Astier Perret,

Même le journal Le Monde, par ailleurs le plus célèbre des journaux français
pour son aplaventrisme devant l’hégémonie de l’anglo- usanien, puisqu’il diffuse
en France, malgré les vigoureuses protestations de ses lecteurs, de plus en plus
souvent des pages entières dans cette langue délivre cette information :

Cet article du Monde
vous est envoyé par René ANGEL (angel.rene@w…).

Avec l’élargissement, l’usage du français recule dans les institutions
européennes LE MONDE | 16.02.04 | 13h21 . MIS A JOUR LE 16.02.04 | 16h42 Une
préférence pour l’anglais s’est progressivement imposée à Bruxelles depuis 1995.
Bruxelles de notre bureau européen

L’entretien entre le président de la Commission européenne, Romano Prodi et
le premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, sur la violation du pacte de
stabilité, s’est bien tenu en français, en septembre 2003.

Mais le communiqué de la Commission n’a été publié qu’en anglais. Ainsi va
l’usage du français à Bruxelles. Le basculement vers l’anglais ne date pas de
l’entrée du Royaume-Uni dans l’Union européenne en 1973. "A l’époque, il y a eu
un accord entre Georges Pompidou et Edward Heath pour que Londres envoie des
fonctionnaires parlant français. Cela a réussi à 100 %", commente un vétéran. Le
virage a, en fait, eu lieu en 1995, avec le départ de Jacques Delors de la
Commission et l’élargissement à la Suède, la Finlande et l’Autriche : les
fonctionnaires de ces pays n’avaient aucune envie d’apprendre le français.

> En salle de presse, l’on est passé à un régime bilingue
français-anglais, avec interprétation. En 2002, à la Commission, 57 % des
documents étaient écrits originellement en anglais pour 29 % en français, soit
un recul de 10 points en huit ans, l’allemand étant stable à 5 %. Les études
économiques de la Commission sont publiées uniquement en anglais, tant pis si
Londres n’est pas dans l’euro. In fine, M. Prodi a pu choisir deux porte-parole,
le Finlandais Reijo Kemppinen et l’Italien Marco Vignudelli, au français
exécrable, sans que personne s’en émeuve.

Le recul est pire au Conseil, où 18 % seulement des documents étaient rédigés
en français en 2002, pour 42 % en 1997 ! Même au Parlement européen, lieu du
multilinguisme, l’anglais devient lingua franca. Ainsi, la socialiste française
Pervenche Berès, fondatrice d’un groupe sur la gouvernance économique de la zone
euro, animait son groupe en français jusqu’à ce qu’elle accueille des députés
finlandais et irlandais.

La tendance va s’aggraver avec l’élargissement, les candidats aux concours
des nouveaux Etats membres ayant choisi l’anglais à 69 %, l’allemand à 18 % et
le français à 13 %. "Dans les réunions, dès qu’un Letton va dire qu’il ne parle
pas français, on va devoir tous passer à l’anglais", prédit un haut
fonctionnaire.

L’enjeu dépasse celui de la langue. "Celle-ci est constitutive de notre
identité et véhicule des modes de perception qui ont modelé le système
européen", explique l’ambassadeur de France à Bruxelles, Pierre Sellal, qui
déplore que "les concepts aujourd’hui, que ce soit ceux de "développement
durable", de "gouvernance économique" ou d’"agence" ne sont plus français". Les
Allemands sont encore plus mal lotis. Ainsi, pendant la Convention, le
parlementaire allemand Erwin Teufel s’est mis à parler d’"Ordnungspolitik",
symbole du miracle économique allemand soudain bien suranné et qui fut
improprement traduit en franglais par "gouvernance économique".

Le minimum serait de pouvoir s’exprimer dans les langues des trois cultures
européennes, latine, anglo-saxonne et germanique, à savoir le français,
l’anglais et l’allemand. "Si on pense néolibéral, autant le faire tout de suite
en anglais", explique un haut fonctionnaire belge. "Même les Anglais commencent
à se rendre compte que la loi selon laquelle "la mauvaise monnaie chasse la
bonne" va s’appliquer pour leur langue. Ils ont intérêt au plurilinguisme, sinon
c’est leur langue qui va se véroler", affirme le commissaire français Pascal
Lamy.

Il va néanmoins falloir faire des choix parmi les vingt langues de l’Union.
L’Allemand est difficile, son usage suscite la jalousie des Italiens et des
Espagnols. Les Français cherchent donc à préserver leur avantage, l’usage de
l’anglais et du français sans traduction dans les réunions techniques. "Le
français continuera d’être une langue de travail, tant que les gens continueront
d’avoir une connaissance passive du français", explique M. Sellal. Paris a ainsi
formé au français 3 200 fonctionnaires dans les pays de l’élargissement en 2003
et organise des sessions spéciales à Avignon pour les ambassadeurs, futurs
commissaires et hauts fonctionnaires, dans une atmosphère où l’on essaie de
faire oublier les brouilles du passé : ainsi l’ambassadeur de Pologne a été
invité à commente, cet été, la vidéo au cours de laquelle Jacques Chirac
expliquait aux pays candidats qu’ils avaient "perdu une bonne occasion de se
taire" en soutenant les Américains sur le dossier! irakien.

L’enjeu est de persuader les nouveaux venus que l’usage du français est
indispensable. "Dans les déjeuners, j’interviens de manière à montrer que ceux
qui ne me comprennent pas manquent quelque chose d’important…", explique M.
Sellal. La France n’a pas cette position de force au Parlement européen, où il
faut choisir entre les principes et l’efficacité. Avec les députés Jean-Louis
Bourlanges
(UDF-PPE) et Philippe Herzog (GUE, communiste), Mme Berès a déposé début février
des amendements en anglais, préalablement rédigés par Bercy, sur une directive
financière. "L’enjeu était trop important. Il fallait passer par l’anglais pour
être écoutés", explique Mme Berès. "La bataille portait entre deux mots anglais,
"normal" et "standard". Le drame, c’est que "standard" se traduit en français
par "normal". On ne pouvait s’en sortir qu’en passant par l’anglais",s’amuse M.
Bourlanges.

Pour M. Sellal, "la cause est essentielle, car la préservation du français
dans les institutions européennes est le seul moyen de sauver la francophonie.
La cause est loin d’être perdue". Les Français contrôlent encore quelques
verrous : le procès- verbal des réunions de la Commission ne se fait qu’en
français, tout comme le délibéré des juges à la Cour de justice européenne. Le
plurilinguisme ne pourra jamais être totalement abandonné, dans la mesure où la
machine européenne produit du droit primaire directement applicable dans les
Etats membres. Il va être renforcé par le nouveau statut des fonctionnaires, qui
impose, pour l’avenir, la maîtrise de trois langues pour être promu. "Lorsqu’un
Européen parle trois langues, il y a toutes les chances que l’une soit le
français", estime M. Sellal. L’environnement francophone de Bruxelles constitue
le principal atout pour la défense du français.

Arnaud Leparmentier

. ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 17.02.04

Alors protestez autant que vous le voulez. Malheureusement la triste réalité
n’est pas celle que vous pensez.
Amicalement.
Michel

—– Original Message —–
From: Astier-Perret
To:
federalisme_france@yahoogroupes.fr

Sent: Monday, March 01, 2004 4:38 PM
Subject: [federalisme_france] Re : choix du pays , choix de la langue…

Je proteste vivement . Qu’est-ce la langue la plus travaillée ? Il y a 15
Etats dont 11 langues officielles ; les actes d’audiance sont proportionnels en
pourcentage de la population nationale à Strasbourg . Le français était à 48 %
des textes rédigés dans cette langue .

Croyez-vous que tous les députés s’expriment en anglais ?

Les Présidents Mitterrand et Giscard d’ Estaing ne les utilisaient même pas
en public . Alors , les députés … Par contre , des ministres britanniques
utilisent correctement le français dans le dialogue franco-britannique , alors
réfléchissons un peu … Comme il n’ y a pas qu’un seul drapeau européen mais 25
, bientôt , la diversité linguistique et culturelle vont de pair avec la
représentation européenne .

Imaginez l’ Europe quand la Roumanie , la Moldavie rejoindront des Etats "
francophones " comme la Bulgarie , la Hongrie et la Pologne ?

La Culture s’ exporte au delà des frontières et l’ élément qui fera la
différence se sera bien elle.