LE SOMNAMBULISME AMBIANT…

De quoi faut-il s’étonner ? Pour les institutions, tout est le mieux dans le
meilleur des mondes ! Il n’y a pas de guerre des langues et ceux qui dénoncent
l’impérialisme linguistique sont pris pour des gâteux. Il faut en arriver à
citer des sources anglophones tels qu’Alastair Pennycook ou Robert Phillipson
pour souligner que les anglophones éveillés savent eux, au moins, ce qui se
passe mais qui, au sein des institutions non anglophones, aurait la patience de
lire leurs ouvrages ? Rémi Kauffer, professeur à Sciences Po aborde très
brièvement le sujet dans "L’arme de la désinformation" mais il est considéré
plus comme un économiste, trop éloigné des questions socio-linguistiques.

Celui qui prend la peine de s’informer sérieusement et de sortir du
somnambulisme ambiant ne peut que conclure à une offensive généralisée qui
refuse de se nommer comme telle. Ainsi, par exemple, en Europe, les citoyens
français voient une partie de leurs impôts partir à Bruxelles et que leurs
universités ne peuvent récupérer sous la forme de subsides à la recherche
scientifique qu’après les avoir demandés obligatoirement EN ANGLAIS. C’est là
toute la beauté de la chose. Les gens eux-mêmes qui payent pour leur propre
asservissement !

Je parlais il y a quelque temps avec un haut responsable d’une grande
organisation internationale en poste à Montréal qui s’étonnait de l’emprise du
monde anglo-saxon au Québec au niveau de l’enseignement supérieur francophone et
au niveau du divertissement populaire (chansons, films éventuellement doublés,
lectures, etc.) comme SI CELA ETAIT LE RESULTAT DU SIMPLE HASARD !! C’est
fabuleux ! Le fait qu’il s’agit au contraire du résultat d’une action
déterminée, orchestrée et organisée ne semblait pas l’effleurer une seconde.
C’était sans doute le résultat d’un pouvoir magique ! Peut-être que l’eau avait
été réellement transformée en vin par le prestidigitateur, après tout ? Il
n’avait pas pris conscience du fait qu’il existe un lien logique évident entre
l’effet et la cause et que de l’effet, on peut facilement remonter à la cause.

Je crois me rappeler qu’en 1938, à Munich, tout le monde voulait croire à la
paix, en dépit de l’évidente aggressivité allemande. On voulait se convaincre,
au mépris de l’observation des événements les plus récents, qu’Hitler voulait la
paix et qu’il faisait même la guerre, une guerre encore limitée, POUR OBTENIR LA
PAIX. A l’extérieur de l’Allemagne, l’Occident VOULAIT ABSOLUMENT LE CROIRE. La
guerre ? Non, vous êtes fou ! Si c’était le cas, vous nous obligeriez à
réfléchir, à imaginer une riposte, mobiliser des moyens, etc. La paix, c’est
tellement plus pratique et reposant.

Qu’on ne nous parle plus d’impérialisme linguistique ! Il n’existe pas !
Les anglo-américains ne sont-ils pas officiellement nos alliés et nos amis de
toujours ? Une guerre, c’est physique ! Il est tellement plus commode et
reposant pour les dirigeants en place de refuser l’évidence d’actions
souterraines parfaitement efficaces. Vous ne voulez pas les sortir de leur
torpeur, non ?

Charles Durand
charles.durand@auf.org

(Texte extrait du groupe de discussion «La-Renaissance-de-la-Nouvelle-France»
le 24 septembre 2004)

> LE FRANçAIS à BORD
> La diversité culturelle mondiale.
>
> Qu’en est-il pour les pays européens ou ailleurs dans le monde ?
>
> Qu’attendent les gouvernements des pays non anglophones pour
> s’objecter à la main mise anglo-saxonne sur le contrôle planétaire
> lequel semblerait déjà s’exprimer au sein de l’OACI (et au sein des
> autres institutions internationales) ?
> ***********************
>
> La nouvelle suivante (en anglais) extraite du site Internet unilingue
> anglais des «Canadian Owners and Pilots Association » (
>
http://www.copanational.org/
) est reproduite intégralement à la fin
> de ce texte:
>
> Nouvelles exigences en matière de connaissance de langue:
> L’amendement 164 impose aux pays membres de l’Organisation de
> l’aviation civile internationale (OACI) (
http://www.icao.int
> ) dont le siège social est à Montréal, de
> nouvelles règles sur la langue d’usage dans le domaine de l’aviation.
>
> En effet, d’ici le 5 mars 2008, les titulaires d’une licence
> canadienne de pilotage devront subir un examen de langue afin de
> s’assurer de leur compétence.
>
> Les pilotes qui passeront l’examen en anglais pourront alors voler au
> Canada et au Québec. Par contre, les pilotes qui passeront ces examens
> en français seront limités à voler au Québec et dans la région
> d’Ottawa, étant donné que NavCan n’assure pas de service bilingue dans
> le reste du Canada.
>
> Les pilotes anglophones auront donc le loisir de passer les tests dans
> leur langue maternelle et ainsi voler partout au Canada incluant le
> Québec.
>
> Pour leur part, les pilotes francophones seront désavantagés puisque
> limités au Québec et la région d’Ottawa. à moins qu’ils fassent la
> preuve qu’ils maîtrisent l’anglais !
>
> Se pourrait-il que l’OACI, à l’instar de plusieurs autres
> organisations internationales, soit contrôlée par l’anglosphère ?
>
> Qu’attendent les gouvernements des pays non anglophones pour
> s’objecter à la main mise anglo-saxonne sur le contrôle planétaire
> lequel semblerait déjà s’exprimer au sein de l’OACI ?
>
> Il y a aussi lieu de se demander si le gouvernement du Canada, membre
> de l’OACI, représente bien les intérêts de toute la population
> canadienne et défend bien, par le fait même, la diversité culturelle
> mondiale !
>
> Jean-Paul Perreault, président, Impératif français
>
> Communiqué de presse du Canadian Owners and Pilots Association (COPA):
>

http://www.copanational.org/non-members/HomePageStories/HomePageStory121.htm


>
> "…The new language requirements are contained in ICAO Annex 1
> (Licencing)
> Amendment 164 that passed in March 2003.
>
> Amendment 164 imposes new rules on nations that are part of ICAO,
> including Canada. Under the new rules all countries must have language
> testing in place and all licences endorsed for language proficiency by
> March 5, 2008.
>
> Because pilots from other countries fly in Canada, particularly
> international airliners, Canada is required to ensure that every pilot
> who flies in Canada meets the standard, even if they never fly
> internationally. Because of this, to fly inside Canada a pilot will
> need a language proficiency endorsement on their pilot’s licence for
> an ICAO Level 4 (Operational) in English to fly everywhere in Canada,
> except Quebec and the national Capital Area where a language
> proficiency endorsement on their pilot’s licence for an ICAO Level 4
> (Operational) in French or English will be acceptable.
>
> Anyone who tests at a level below that of ICAO Level 6 (Expert) will
> have to undergo regular and formal testing. Proficiency at an ICAO
> Level 5 (Extended) will require formal retesting every six years.
> Proficiency at a Level 4 (Operational) will require formal retesting
> every three years. Any pilot who tests below ICAO Level 4 will be at a
> level below that required to qualify for ICAO-mandated licences, such
> as the Private Pilot Licence.
>
> The measures are recommended, but not ICAO-mandated, for other pilot
> licences below the Private Pilot, such as Recreational, Glider,
> Balloon and Ultralight Permits.
>
> COPA is aware that there are a number of potential other problems that
> will directly impact COPA members on this issue. In particular these
> include: 1.Even those COPA members who speak English or French at an
> "Expert" level will balk at having to pay for an evaluation to prove
> to TC that they speak English or French so their licence can be endorsed.
>
> 2.Many pilots in Canada for whom English is not their first language,
> and even some for whom English is their first language, will not
> qualify at the ICAO Level 6 (Expert) level in English. That standard
> is very high and many people who think that they speak and understand
> English well will not qualify at ICAO Level 6. This will mean that
> they will require formal (and expensive) testing and will have to be
> re-tested every three or six years, depending on level achieved.
>
> 3.Francophone pilots who do their testing in French will be formally
> limited to flying only in those areas where French is designated for
> use (The Province of Quebec and the National Capital Region).
>
> 4. Some Canadian pilots will be found to have language proficiency
> below Level 4 and may be therefore restricted to "NORDO flying only",
> or after March 5, 2008 grounded entirely until they are re-tested at
> Level Four or higher.
>
> COPA considers this new standard to be a critical freedom of flight
> issue for our members. Since it is unclear at this time how it will be
> applied within our borders and for operations to other
> English-speaking countries, and considering that the costs could be
> very high and recurring for a significant number of our members, we
> are giving this a high priority with Transport Canada…."
>
> ********************************
> Adresses utiles :
>
> M. Serge Martel OACI,
> Bureau des relations extérieures et
> Association des gens de l’air du Québec de l’information du
> public
>
http://www.aero.ca/f_agaq.html

> http://www.icao.int
AGAQ@globetrotter.qc.ca
> icaohq@icao.int
> Téléphone: 418-872-2157
>
> ********************
> Lectures suggérées :
> Le français à bord (Archives de Radio-Canada)
>

http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-17-973-5810/politique_economie/air_canada/clip5


>
> Organisation de l’aviation civile internationale (Personnal Licencing)
>
http://www.icao.int/icao/en/trivia/peltrgFAQ.htm#q20

>
> Source :
> Impératif français
> Recherche et communications
> C.P. 449, succ. Aylmer
> Gatineau (Québec) J9H 5E7
> Tél. : (819) 684-8460
> Téléc. : (819) 684-5902
> http://www.imperatif-francais.org

>
>

(Le 25 septembre 2004)