LE FRANÇAIS, ÇA S’IMPOSE !

Le français, ça s’impose !

Au Québec, le ministre des « Relations avec les citoyens et de l’Immigration
» offre deux ateliers qui ont pour objectif de favoriser l’exercice d’une pleine
citoyenneté au Québec et le développement d’un sentiment d’appartenance à la
société québécoise. Ceci, en collaboration avec l’incontournable « Impératif
français ».

Dans le cadre du premier atelier, intitulé « Les valeurs civiques », les
participants sont amenés à réfléchir sur l’importance de la langue française
comme véhicule d’une culture originale en Amérique du Nord. On passe ensuite à
la démocratie présentée comme un défi perpétuel, mais fragile, qu’il faut
entretenir par une participation active. à noter que la présentatrice de
l’atelier (et il faut le souligner) se réfère ici à sa propre expérience de
réfugiée politique ayant dû fuir la Colombie dévastée par une horrible guerre
civile qui dure depuis 40 ans et qui a fait 200 000 morts. On insiste sur la «
Charte des droits et liberté » du Québec qui interdit toute forme de
discrimination. Enfin, une partie importante de cet atelier, parfaitement dirigé
par Rosa Sandoval, porte sur le bien collectif, le travail communautaire et
l’esprit civique spécialement orienté vers la protection de l’environnement.

Le deuxième atelier, qui traite de la « Lutte au racisme et aux
discriminations », vise à favoriser l’intégration et l’inclusion de tous les
nouveaux citoyens et porte plus particulièrement sur la discrimination et le
racisme. Les organisateurs ont préparé un atelier qui touche à la définition du
racisme et à ses causes. Les questions suivantes seront développées: Peut-on
être raciste sans qu’on s’en rende compte? Qu’est-ce que l’intégration? Comment
lutter contre le racisme? Comment réussir l’intégration des immigrants? Quelles
sont les limites de la tolérance? Beau et très utile programme auquel sont
invités les enseignants et le public en général et les immigrés qui sont les
bienvenus. Reprenons encore ce que le président Jean-Paul Perreault déclarait à
l’occasion de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles : « Nous
devons nous assurer que dans la diversité québécoise, la langue française sera
la langue commune, et la langue d’usage public. Que le français sera la langue
d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants dans un Québec pluriel, un
Québec que nous voulons ouvert à tous ceux et celles qui choisissent d’y vivre
(…) ». Peut-être, pourrions-nous reprendre ces propos en remplaçant le mot «
Québec » par Genève? Qui sait?

Pierre G. Théus,
ancien administrateur de l’lnstitut universitaire des hautes études
internationales (I.U.H.E.I.)

(Ce texte est extrait de l’Extension d’avril 2004 et de La Tribune de Genève
http://www.tdg.ch/ )

(Le 10 avril 2004)