CANADA BOOKS AU QUÉBEC

CANADA BOOKS au Québec
What that Français is ? »

DOSSIER « CANADA BOOKS »
– Phase I – (17 février 2004)

Lettre au site « Canada Books »
( cc : Impératif-français )

Voir, immédiatement ci-contre, un courriel acheminé à un
Québécois depuis un organisme canadien… en sol québécois.

Et… dont le site (
http://www.cbooks.biz/
), qui plus est, et quoique
bilingue, s’affiche d’abord et exclusivement en anglais. On ajoute
même l’insulte à l’injure en renvoyant, telle une maladie
honteuse, le seul élément français (une «réclame» culturelle)
tout au bas de la page.

Ils nous aimaient tellement, pourtant, dans les derniers jours
d’octobre 1995 (

http://www.vigile.net/ds-souv/index-ref-95.html
),
isn’t it?

Puissent les lecteurs d’«Impératif français», pour la xième fois,
se voir confirmer l’idée bien particulière du respect que les
institutions canadiennes nourrissent à l’égard de la langue
française, tout à la fois langue officielle au Québec et l’une des
deux langues officielles en Canada…

Marcelin Gélinas
M.Gelinas@moncanoe.com
Lévis, Québec, 17 février 2004

=>> Responsable des lieux : Frédéric Cadieux
(
frederic.cadieux@btinternet.com
/
www.cbooks.biz/ )

—————-

De:"Info" <cadfred54@btinternet.com>
Envoyé:Fri, 13 Feb 2004 05:34:14 -0500
A:<m.gelinas@moncanoe.com>
Sujet:Federal Provincial Subsidies

CANADA BOOKS
26 CH. BELLEVUE
ST-ANNE-DES-LACS
QC, CANADA
J0R 1B0
(450) 224-9275

PRESS RELEASE

CANADIAN SUBSIDY DIRECTORY YEAR 2004 EDITION

Legal Deposit-National Library of Canada
ISBN 2-922870-05-7

The new revised edition of the Canadian Subsidy Directory 2004
is now available.

The new edition is the most complete and affordable reference
for anyone looking for financial support. It is deemed to be the
perfect tool for new or existing businesses, individual ventures,
foundations and associations.

This Publication contains more than 2600 direct and indirect
financial subsidies, grants and loans offered by government
departments and agencies, foundations, associations and
organisations. In this new 2004 edition all programs are well
described.

The Canadian Subsidy Directory is the most comprehensive tool
to start up a business, improve existent activities, set up a
business plan, or obtain assistance from experts in fields such
as: Industry, transport, agriculture, communications, municipal
infrastructure, education, import-export, labor, construction and
renovation, the service sector, hi-tech industries, research and
development, joint ventures, arts, cinema, theatre, music and
recording industry, the self employed, contests, and new talents.
Assistance from and for foundations and associations, guidance
to prepare a business plan, market surveys, computers, and
much more!

The Canadian Subsidy Directory is sold $ 69.95, to obtain a copy
please visit: www.cbooks.biz

===============================================
===============================================

DOSSIER « CANADA BOOKS » – Phase II
– Phase II – (18 février 2004, après-midi)

De : frederic.cadieux@btinternet.com
Envoyé : Merc, 18 Fév 2004 15:30:51 +0000 (GMT)
à : M.Gelinas@moncanoe.com
Sujet : Re : « Federal Provincial Subsidies »

« Il est impossible de faire la difference
entre une
addresse (sic) courriel quebecoise ou canadienne.
»

[ réponse du 18 février par Frédéric Cadieux, acheminée
consécutivement à ma lettre (M.G.) du jour précédent ]

—————–

M. Frédéric Cadieux,
« Federal Provincial Subsidies »
Saint (sic) -Anne-des-Lacs, Qc (sic)

Ce court mot — non «adressé» et non «signé» au surplus — en
dit fort long, outre ce qui regarde la courtoisie, sur vos manières
«citoyennes», M. Cadieux.

Alors voici, succinctement :

1) Vous considérez donc qu’en cas d’ignorance de la langue,
reélle ou préférentielle du destinataire, vous devez acheminer
vos messages en anglais, et en anglais seulement. Mais alors,
soyons cohérents, pourquoi pas en français uniquement…? Or
ne croyez-vous pas que les motifs que vous pourriez invoquer
contre l’idée de l’unilinguisme français, eu égard à un
organisme pan-canadien, vaut tout autant face à l’unilinguisme
anglais? Une lettre bilingue, manifestement, ne vous a pas
effleuré l’esprit. Allez! tout le monde à l’anglais! Et tant pis pour
les Québécois et les francophones. Le respect, une notion
périmée…?
Je ne détesterais pas aller naviguer un instant
dans votre
conscience «intime» de Québécois de langue maternelle
française, M. Cadieux. Histoire de tenter de comprendre
comment une personne dans votre situation linguistique et
culturelle peut parvenir, sans état d’âme et naturellement, à se
nier lui-même. Mais ce serait invasif de ma part, assurément; je
vous l’accorde. Aussi, je préfère compter sur votre lucidité ainsi
que sur votre honnête capacité d’introspection.

2) Vous faites une différence (sémantique) entre le Québécois et
le Canadien. Ce qui en soi n’est pas vraiment pour me déplaire,
puisque reflet exact du réel. Sauf que ce faisant (relisez votre
douzaine de mots) vous balayez du revers de la main, comme
par surcroît, l’existence même de la francophonie canadienne –
comme si elle n’existait pas. En clair: la francité québécoise est
ignorée alors que la francité canadienne – disons, légèrement
moins heureuse – se voit pour sa part tout simplement éliminée
d’office…

Bref, M. Frédéric Cadieux, si cette vision du «tout anglais»
vous semble tout à fait «normale» — aussi bien au sein d’une
institution canadienne que, semble-t-il, dans votre propre esprit
de Québécois — il y a, ne croyez-vous pas, matière à réflexion
aussi bien pour vous à titre de citoyen qu’au plan de la
responsabilité de l’organisme concerné?

Je ne crois pas, M. Cadieux, que l’élémentaire respect de soi,
sous l’angle de l’individu ou à titre de citoyen d’une
communauté, soit devenue, dans notre société que je présume
civilisée, une valeur négligeable ou sans intérêt.

Laissez-moi espérer que vous pensez de même.
Et plus que théoriquement.

Bien à vous, « compatriote »,
Marcelin Gélinas

CC : Responsables de la publicité culturelle (« InfoCulture » :
http://www.infoculture.ca/) en bas de page du site désigné:
http://www.cbooks.biz/
-> Yves Beaupré, éditeur : yves.beaupre@infoculture.ca
-> Richard Gervais, Rédacteur en chef :
richard.gervais@infoculture.ca

PS : Vous ne vous préoccupez même pas de programmer votre
clavier (une formalité, pourtant) de manière à offrir les signes
diacritiques (accents, etc.) propres à «votre» langue. Par
conséquent, même quand vous vous exprimez en français, vous
continuez à vous exprimer encore… en anglais. Décidément,
monsieur Cadieux… Réfléchissez un peu à tout ça, je vous en
prie. Dans le calme de votre conscience.

===============================================
===============================================

DOSSIER « CANADA BOOKS » – Phase III
– Phase III – (18 février 2004, fin de jour)

De : frederic.cadieux@btinternet.com
Envoyé : Thu, 19 Feb 2004 03:21:40 +0000 (GMT)
A : m.gelinas@moncanoe.com
Sujet: Re : « Federal Provincial Subsidies »

Dear Mr Gelinas,

You will be happy to know that our company
is moving to the United States next month.

Regards and good luck

Frederic
—————

M. Frederic (sic),

Alors, voici donc le « point final » apporté par un Québécois
d’expression française relativement à cette Canadian «Canada
Books» dont il détient les rênes.

Le mépris tous azimuts démontré par cette entreprise par le
biais de cet individu sans aucun respect, ni pour le Québec, ni
pour la langue française (et ni même vraisemblablement – tout
heureux du soi-disant départ pour les états-Unis – pour le
Canada de manière plus générale), révèle hors de tout doute
que nous avons affaire à une société peu responsable, qui ne
voit aucun problème en outre à laisser gérer ses affaires par un
individu – Frédéric Cadieux (veuillez recevoir ici les accents
comme une courtoisie personnelle) – qui n’a visiblement pas les
compétences pour mener la barque.

Aux lectrices et lecteurs, maintenant, de se constituer une
opinion propre; et le cas échéant, d’intervenir et/ou de réagir
selon leur propre conscience citoyenne.

Marcelin Gélinas
Lévis, Québec
Fin de soirée du 18 février 2004