BILINGUISME DANS LA CAPITALE FÉDÉRALE DU CANADA

Madame Adam,
comm@ocol-clo.gc.ca

La Commissaire aux langues officielles que vous êtes confirme que rien ne
change dans la haute fonction publique fédérale et que les politiciens ne
règleront rien dans le dossier du non respect de la langue française, y compris
sur le territoire de Gatineau, ils n’en ont pas les pouvoirs, trop occupés
qu’ils sont à protéger leurs arrières pour des gestes illicites posés…

Le pouvoir de la haute fonction publique fait en sorte que les fonctionnaires
acceptent des opérations comme les commandites par leur silence sur le
gaspillage de fonds publics et qu’en retour, le réel pouvoir est maintenu entre
leurs mains. Voilà ce qui explique la réticence des francophones d’exiger le
respect de leurs droits.

Quel est l’autre prix payé par les francophones de par leur long silence sur
le non-respect de leur langue ?

Si des gens peuvent s’imaginer tirer quelqu’avantages que ce soit de ne pas
se plaindre d’un traitement inéquitable de la haute fonction publique fédérale,
je leur dirai, regardez la situation des investissements fédéraux en recherche
et développement dans la région de la capitale nationale, particulièrement sur
le sol de Gatineau.

La Ville d’Ottawa compte 36 grands laboratoires de recherche fédéraux, 2,1$G
de budget annuel. A Gatineau, c’est le néant, aucun laboratoire, les petits
Québécois n’ont pas le génie….. Qui dénonce cette situation comme inacceptable
dans l’Outaouais ou à Québec ? PERSONNE et en ce sens, il faut comprendre la
réaction des fonctionnaires francophones qui travaillent pour le fédéral, ces
gens sont laissés à eux-mêmes. En ce sens, ils ne prendront aucun risque, du
moins, pas avant que les leaders naturels se mouillent…

Madame Adam, le poste de Commissaire aux langues officielles va exister, même
lorsque le français aura disparu, ne vous inquiétez pas !

N DLR – L’étude du Commissariat aux langues officielles « DE LA PAROLE AUX
GESTES – La langue de travail au sein de la fonction publique fédérale » est
accessible à l’adresse

http://www.ocol-clo.gc.ca/archives/sst_es/2004/work_travail/work_travail_2004_f.htm

André Mainguy (
anmainguy@videotron.ca
)

Longueuil, Qc,

(Le 29 mars 2004)