UNION EUROPÉENNE

UNION EUROPéENNE
L’égalité des onze langues officielles de l’Union européenne est bafouée.

POUR INFORMATION
nouvelle question parlementaire suite au communiqué de presse :
http://lingvo.org/fr/3/271

12ème législature
Question N° : 23282 de M. Mariani Thierry ( Union pour un Mouvement
Populaire Vaucluse ) QE
Ministère interrogé : affaires européennes
Ministère attributaire : affaires européennes
Question publiée au JO le : 04/08/2003 page : 6144

Rubrique : langue française
Tête d’analyse : défense et usage
Analyse : institutions européennes

Texte de la QUESTION : M. Thierry Mariani appelle l’attention de Mme la
Ministre déléguée aux affaires européennes sur, d’une part, les manifestations
du déclin de l’utilisation du français et, d’autre part, l’inflation du nombre
d’irrégularités constatées au sein de la Commission européenne. Tout d’abord, le
principe de l’égalité des onze langues officielles de l’Union européenne,
affirmé par le règlement du Conseil de l’Union européenne du 15 avril 1958, est
bafoué, car, dans le cadre d’un nombre croissant de programmes communautaires,
Bruxelles oblige les citoyens à rédiger leurs communications en anglais. Enfin,
l’anglais est la seule langue admise pour certains programmes, pour des appels
d’offres publiques, des conférences et publications de la Commission. En effet,
le cas de discriminations dans les recrutements communautaires est de plus en
plus fréquent, car les annonces de recrutement, ancées par les institutions
communautaires, spécifient clairement que les candidats doivent être
exclusivement des anglophones de naissance. De même, en ce qui concerne les
appels d’offres, l’anglais est très souvent imposé comme langue unique, tout
comme pour certains sites Internet des institutions européennes, qui ne restent
accessibles, pour de très nombreuses informations, que dans un nombre limité de
langues, voire uniquement en anglais, comme pour le site de la Banque centrale
européenne.

Il la prie donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle entend
prendre pour contrevenir à toute discrimination linguistique au sein des
institutions européennes et pour faire à nouveau respecter l’usage du français,
notre langue et élément essentiel de notre patrimoine qui ne saurait perdre son
rayonnement au bénéfice de l’anglais.

(Ce texte nous a été communiqué le 31 août 2003 par M Germain Pirlot,
gepir.apro@pandora.be)