SERVIR DE CARPETTE

SERVIR DE CARPETTE

Un Québécois qui parle anglais à un immigrant (…) est un con. Il pense être
gentil, être accueillant, être ouvert sur le monde, mais il est un con, un
tapis, une carpette. Il faut lui faire savoir!!!

Si tu rampes à la hauteur d’un ver de terre, ne sois pas surpris que l’on te
marche dessus.

Excusez mon langage, mais il faut appeler un chat un chat. Les Québécois ont
été bien pensants, politiquement corrects et polis assez longtemps.

Je vous invite à lire les deux textes suivants :

Dominique Beaulieu
dombeaulieu3000@yahoo.ca
(Le 24 août 2003)


— pierre34 moi <pierre34@sympatico.ca> a écrit : >
Lettres: Vivre en français au Québec

Le message (suivant) de cette Colombienne est très clair! Et, comme moi aussi
je suis un "ethnique", même si je suis ici depuis longtemps, je peux vous dire
qu’elle a raison! Elle a parfaitement raison et même que vous l’offensez en lui
adressant la parole en anglais! C’est comme lui dire qu’elle ne parle pas assez
bien votre langue.

Alors, les Québécois, changez d’attitude! Parlez en français à tout-le-monde!

Pierre.
pierre34@sympatico.ca

Vivre en français au Québec
Rosa Amélia Sandoval
Gatineau, mars 2003

édition du mardi 25 mars 2003

Je suis une Québécoise d’origine colombienne.
L’instabilité politique et la violence m’ont amenée
à fuir le pays où je suis née. J’ai choisi le Québec
comme terre d’accueil, par amour pour la langue et
la culture françaises.

J’ai participé, à l’instar de plusieurs autres
immigrants, aux cours offerts au Centre
d’orientation et de formation des immigrants (COFI)
de l’Outaouais. Je suis entièrement d’accord avec le
fait que le Québec est et doit demeurer français.
J’appuie sans réserve la loi québécoise qui oblige
les enfants d’immigrants à fréquenter le système
scolaire francophone. Toutes ces mesures restent à
mes yeux légitimes et nécessaires. Le gouvernement
québécois dépense beaucoup d’argent et d’énergie
pour nous intégrer à la société d’accueil par
l’apprentissage du français, et il a bien raison.

Bref, certaines personnes de mon entourage et
moi partageons le projet québécois de société. Nous
partageons l’amour et les inquiétudes du peuple
québécois à l’endroit de sa différence, de son
identité, de sa langue, de son avenir… Tout cela
est très clair pour plusieurs d’entre nous.

Il y a tout de même un mais ! Un mais que nous
ne réussissons pas à expliquer.

Pourquoi les francophones individuellement
refusent-ils d’appuyer les mesures qu’ils exigent
collectivement de leur gouvernement ?
Pourquoi nous parlent-ils en anglais lorsqu’ils se rendent
compte que nous sommes immigrants ?
Au dépanneur, au restaurant, à la banque, au travail,
dans les centres commerciaux, dans la rue… Partout !

Pourquoi ne sont-ils pas tout simplement
francophones en tout temps et en tout lieu…
francophones avec tous les Québécois, qu’ils soient
anglophones ou allophones, «pure laine» ou
immigrants ?

Bon Dieu, qu’on nous parle en français !