QUI VEUT TUER LE CONCORDE ?

Qui veut tuer Concorde ?

Fruit d’une coopération technique exemplaire entre la France et le
Royaume-Uni, Concorde dispose toujours, trente-quatre années après son vol
inaugural, d’une avance considérable sur tous les avions de ligne volant
aujourd’hui à travers le monde.

Si les esprits chagrins ont longtemps ergoté la rentabilité de Concorde, ils
ont fait semblant d’ignorer que, pour être rentable, un avion doit être l’objet
de nombreuses commandes. Or, souvenons nous, ce sont les états-Unis qui, en
interdisant à Concorde le survol de leur territoire en 1973, ont conduit seize
des plus grandes compagnies aériennes mondiales, dont cinq américaines, à
annuler leurs commandes !

Malgré tout, «L’avion a été rentable, même faiblement, pendant toutes les
années qui ont précédé son interruption de vol», précise Jean-Cyril Spinetta,
Président d’Air France, dans un entretien au Parisien le 11 avril 2003.

Concorde, après son unique accident en vingt-sept ans d’exploitation, aura
été le seul avion de ligne au monde à voir suspendre son certificat de
navigabilité ! Aucun Boeing 747, aucun Boeing 727, aucun Douglas DC10, malgré de
nombreux accidents, n’ont vu leur certificat de navigabilité suspendu…

Sous les ordres d’André Turcat, le Français, et de Brian Trubshaw,
Britannique, Concorde aura été l’objet de six mille heures de tests en vol
échelonnés sur six années pour obtenir son certificat de navigabilité. Ce
qu’aucun autre avion au monde n’aura jamais subi !

Cette situation nous amène à poser quelques questions.

Pourquoi décider d’arrêter l’exploitation des avions d’Air France à la fin du
mois de mai 2003, alors que le résultat définitif de l’enquête du Bureau
d’Etudes Accidents (BEA) sur l’accident de Gonesse ne sera déposé qu’à l’automne
sur le bureau du juge d’instruction de Pontoise, Christophe Régnard ?

Pourquoi l’enquête menée conjointement par cinquante-trois enquêteurs de la
Gendarmerie des Transports Aériens (GTA), par la Légion de Gendarmerie de l’Ile
de France (LGDIF), par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie
Nationale (IRCGN), par les magistrats instructeurs et les experts judiciaires
n’a-t-elle jamais été publiée ?

Pourquoi cette décision intervient-elle pendant la période que la Commission
de Bruxelles, bras armé du mondialisme en Europe, a choisi pour mettre fin à la
compagnie nationale Air France ?

Il est étrange de condamner à mort un appareil au prétexte que son
coefficient de remplissage soit insuffisant sur Paris New-York !

Ne peut on pas, au contraire, ouvrir d’autres lignes, ou suspendre
provisoirement la desserte jugée insuffisante, comme le font pour d’autres
lignes les dirigeants de toutes les compagnies aériennes du monde ?

Tuer
Concorde c’est aussi un peu tuer la France ! Nous espérons que les Français ne
l’admettront pas car Concorde est pour la France plus qu’un avion. Concorde un
symbole, le symbole de la France souveraine, le symbole du savoir faire de ses
ingénieurs, le symbole de la France qui gagne !

Oui, décidément tout est bien étrange dans la décision de tuer Concorde…

à qui profite le crime ?

Notre Concorde ne faisait-il pas un peu de l’ombre au projet américain «Sonic
Cruiser» ?

L’Alliance pour la Souveraineté de la France appelle les Français à se
mobiliser pour assurer à Concorde la continuité de son exploitation !

Bernard Chalumeau
Secrétaire général de l’Alliance


http://www.souverainete-france.org/

(Le 5 mai 2003)