QUÉBEC DISCRIMINE CONTRE LES QUÉBÉCOIS !

QUéBEC DISCRIMINE CONTRE LES QUéBéCOIS !

Ce qui suit ne se passe pas en Colombie-Britannique ou en Ontario… mais au
Québec !

à travers tout le fla-fla lyrique du gouvernement du Québec à propos de
l’équité en emploi, du français langue normale de travail, du français langue
commune et d’usage public et de la protection de la langue française, on
cherche la substance mais on ne la trouve pas.

Le gouvernement du Québec semble au contraire promouvoir la langue anglaise
et encourager la discrimination linguistique. Nous en avons pour preuve
certains appels de candidature du Secrétariat du Conseil du trésor dont vous
trouverez un exemple (214G-7007021) à la page suivante:

http://www.tresor.gouv.qc.ca/resource/empperma/214g-7007021.htm

«Pour occuper un emploi dans la fonction publique, écrit-il, il faut (…)
avoir une connaissance du français appropriée aux fonctions.» Par contre,
«la connaissance de la langue anglaise est, tenez-vous bien, essentielle et
fera l’objet d’une évaluation qui sera éliminatoire».

Si, comme le stipule l’article 4 de la Charte de la langue française, «les
travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français » pourquoi
exiger la connaissance de l’anglais ! Si comme l’affirme le programme
d’accès à l’égalité en emploi, «les Québécois de toute origine ont leur
place dans l’administration publique», pourquoi discriminer et exclure les
Québécois qui ne parlent pas anglais ! Le français langue de travail et
langue d’usage public en prend ici pour son rhume!

En 1998, nous avions dénoncé ces pratiques d’exclusion du Gouvernement du
Québec. Cinq ans plus tard elles existent toujours ! Il est facile de
conclure dans ce cas-ci que le critère ultime ou, si vous préférez, le
critère «essentiel», le critère «éliminatoire» de sélection pour travailler
au Québec, est «la connaissance de la langue anglaise» !

Quel message notre gouvernement envoie-t-il donc ainsi aux Québécois en
général et, en particulier, aux 42 000 immigrants qui entrent au Québec
chaque année quand il offre des emplois où seule la langue anglaise est
considérée tellement essentielle que sa connaissance servira de critère de
discrimination et d’exclusion?

Imaginez un seul instant le tollé si, au Canada anglais, les gouvernements
anglophones posaient comme exigence «essentielle» et «éliminatoire» pour
obtenir un emploi «la connaissance de la langue française». On crierait à la
discrimination, à l’exclusion, jusqu’aux Nations Unies !

Quelques adresses utiles :
Madame Lyne Beauchamp
Ministre responsable de la Charte de la langue française
line.beauchamp@mcc.gouv.qc.ca

M. Claude Béchard
Ministre de la Solidarité sociale
ministre@messf.gouv.qc.ca

Office québécois de la langue française
info-plaintes@oqlf.gouv.qc.ca

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

C.P. 449, succ. Aylmer
Gatineau (Québec)
J9H 5E7
Tél. : (819) 684-8460
Téléc. : (819) 684-5902
http://www.imperatif-francais.org

(Le 14 décembre 2003)