POSTES INTERDITS AUX FRANCOPHONES

POSTES INTERDITS AUX FRANCOPHONES
Québec – Québec impose le bilinguisme institutionnel dans les services de
santé.

Par décret, les 16 programmes d’anglicisation pour les 16 régies régionales
de la santé ont été reconduits. Bien que les francophones éprouvent encore
des difficultés à se faire soigner en français, au Québec, dans les 18
hôpitaux anglais (

http://www.mef.qc.ca/docs/scandale.htm
), le décret sur la
prestation de services en anglais consacre l’obligation du réseau
francophone de la santé de fournir, sur demande, des services en anglais, à
toute personne qui le désire. Voilà un pas de plus vers le bilinguisme
institutionnel empoisonné. Pendant ce temps, le Canada ne compte qu’un seul
hôpital francophone à l’ouest de l’Outaouais, pour quelque 800 000
francophones. Deux poids, deux mesures. En plus, le gouvernement provincial
a décidé de construire un nouveau mégahôpital anglophone à Montréal, dans un
quartier d’immigrants. Ce sera le plus important centre hospitalier du
Québec, avec son attraction corrosive vers l’anglais. Quelle langue le
gouvernement veut-il comme langue commune à Montréal et au Québec?

Alliance Quebec et ses succursales jubilent. Elles ont par leur comité
«provincial» et leurs comités régionaux d’anglicisation (1 million $ par
année de nos taxes), fini par avoir raison du bon sens et du gouvernement
provincial. Le droit de travailler en français au Québec, reconnu par la
Charte de la langue française, n’existe plus dans la santé ; c’est
l’obligation pour le personnel de se soumettre à des contraintes d’anglais
partout. Et pour glacer ce gâteau assez particulier, plusieurs postes sont
carrément interdits aux francophones, en raison de leur sang, peu importe
leur compétence en anglais. Ces postes exigent la présence d’un anglophone
ayant une maîtrise parfaite de la langue anglaise» (Cadre de référence du
ministère de la Santé et des Services sociaux, pages 26 et 27). La «pureté
raciale» anglaise est essentielle pour postuler à plusieurs endroits dans la
santé, notamment au CLSC Alfred-DesRochers de Magog, où 10 services
requièrent la présence d’anglophones et l’exclusion des francophones
(Rapport d’activités, CLSC Alfred-DesRochers).

On est à des années-lumière de la parité de traitement, entre le Québec et
le reste du Canada, quant aux services en français et en anglais. Devant
l’absurdité et le grotesque pathétique de la situation au Québec, on
comprend que le ROC (Rest of Canada) fasse peu de cas du français et impose
l’anglais partout.


Rappel :
Le Québec compte quelque 800 000 anglophones et 18 hôpitaux anglais; le
Canada anglais, à l’ouest de la rivière Outaouais, compte quelque 800 000
francophones et un seul hôpital de langue française : le petit hôpital
Montfort à Ottawa.


Voir aussi :
L’Office de la langue anglaise

http://www.mef.qc.ca/docs/officeang.htm

Le français dans la santé

http://www.mef.qc.ca/francais%20sante.htm


Courriel du ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard :
ministre@msss.gouv.qc.ca

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Source :
Jacques Poisson
Mouvement estrien pour le français
jjlp@sympatico.ca

Le 23 décembre 2003