OUI À L’ANGLAIS DÈS LA PREMIÈRE ANNÉE

OUI à L’ANGLAIS DèS LA PREMIèRE ANNéE
Le ministre Reid trouve que nos élèves ne sont encore assez « bombardés par
l’anglais » selon un article de La Tribune.

Extrait de La Tribune du 22 mai 2003 :

Pierre Reid a grandi à Jonquière dans les années 1950 et 60, à quatre
maisons de la maison familiale de Lucien Bouchard. à cette époque, seuls les
patrons de l’Alcan et de l’Abitibi-Price parlaient anglais. Pourtant, le
jeune Reid n’a jamais considéré l’anglais comme "une langue de boss".

"Ma mère ne parlait pas anglais. Mais elle croyait en l’importance que nous
saisissions cette réalité-là. Elle avait acheté des petits cartons sur
lesquels il était écrit des phrases en anglais et, à chaque semaine, elle
organisait des petits déjeuners en anglais. C’était à peu près juste `Pass
me the butter please’ avec l’accent de Jonquière, mais cela nous a réveillés
à une réalité", raconte-t-il.

C’est dans cet esprit que le ministre de l’éducation se dit en accord avec
le programme de son parti pour l’initiation des écoliers à l’anglais dès la
première année scolaire.

"Il faut commencer très tôt à faire comprendre aux enfants que l’anglais est
une langue qui peut s’apprendre, qui s’écrit, qui a une grammaire… à mon
avis, c’est une façon d’objectiver la langue anglaise qui est omniprésente
dans leur communication: à la télévision, dans les émissions pour enfants,
dans la musique, dans le rap. Ils sont bombardés par l’anglais sans savoir
ce que c’est. Et ça rentre par les pores de la peau. Moi, j’aimerais mieux
que ça entre par le cerveau", explique-t-il.

Le ministre admet craindre l’assimilation. Il affirme être conscient que la
langue française nécessite une protection au Québec afin de s’assurer
qu’elle demeure la langue principale. D’un autre côté, il souligne
l’importance de l’anglais dans le monde actuel.

"L’anglais est devenu, que l’on veuille ou non, une langue d’échange. Pas
uniquement dans le monde des affaires, mais aussi de la culture, de la
science et de la technologie. Les scientifiques en France, en Allemagne, au
Japon, tous aux langues fortes, n’écrivent pas dans leur langue natale.
Quand ils écrivent dans les revues scientifiques, ils écrivent tous en
anglais. Il y a 300 ou 400 ans, les gens écrivaient en latin quand ils
désiraient se faire comprendre de tous. De nos jours, c’est l’anglais",
souligne-t-il.

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NDLR – Il est vous est possible de communiquer vos commentaires au ministre
de l’éducation M. Pierre Reid à l’adresse suivante :
ministre@meq.gouv.qc.ca