ON N’EST VRAIMENT PAS SORTI DU BOIS…

ON N’EST VRAIMENT PAS SORTI DU BOIS…
La protection de son droit ‘acquis’ …d’assujettissement.

Bonjour Mlle Leblanc,

Objet : éCOEURéE DE LA LANGUE FRANçAISE !

http://www.imperatif-francais.org/parole.html#RéPLIQUE

C’est désolant, Mlle Leblanc, de constater qu’une citoyenne qui semble a
priori intelligente puisse à ce point tout confondre. Il me semble entendre
une «sujette» des temps passés réclamer la protection de son droit ‘acquis’
…d’assujettissement.

Décidément. Après plus de quarante ans d’observation, d’éducation,
d’information, de discussion et de conscientisation, aboutir ainsi à un
point de redépart digne d’avant même septembre 1959, eh bien il faut hélas!
se le dire crûment: On n’est vraiment pas sorti du bois au Québec…

Nom de nom ! Encore un p’tit effort, de grâce, afin de vous «libérer» de
votre bulle stricto-individuelle, mademoiselle. Vous vivez au sein d’un
peuple dont la langue et la culture restent massivement minoritaires au sein
d’un [in]continent – Canada et états-Unis réunis – anglo-saxon dans toute sa
lourdeur, sa suffisance et, précisément, sa «fermeture» à la Différence.

Or comme le disait Jean-François Lisée dans une formule concise citée en

http://www.vigile.net/00-5/jlg-lisee.html
:

«Pour les Québécois, qui forment à peine 2% de la population du continent et
qui vivent aux portes de la plus grande puissance linguistique et culturelle
que le monde ait connue, la désinvolture en matière linguistique n’est pas
une option responsable.» («Sortie de Secours», Montréal, Boréal, 2000,
p.203)

Comme quoi il y a parfois de pseudo «ouvertures au monde» qui relèvent
plutôt de «l’ouverture de ses propres veines» – de l’irresponsabilité
sociale, en un mot. Mais encore faut-il se donner la peine de réfléchir un
peu plus loin que le bout de son nez pour le constater.

Ce qui, j’en conviens, n’est pas donné à tous. Mais en général (il y a des
exceptions, certes), les gens qui ne savent pas de quoi ils parlent
s’abstiennent, ne fût-ce que par amour-propre, d’affirmer n’importe quoi sur
la place publique.

Avec mes salutations, compatriotesse,

Jean-Luc Gouin
Peregrin@Q-bec.com

http://www.vigile.net/pol/101jlg/index-langue.html

(Le 19 avril 2003)