NÉCESSITÉ D’UN COUP DE BARRE

NéCESSITé D’UN COUP DE BARRE
Le français, langue de travail.

Les politiques linguistiques du Québec n’auront de résultats durables que
lorsque le français sera la langue incontournable de travail sur son
territoire, tout particulièrement dans la métropole.

Les immigrants opteront pour la langue qui leur sera nécessaire. Ils
apprendront le français si cette langue hâte et facilite leur intégration
socio-économique. à ce moment-là, l’inscription de leurs enfants au système
scolaire francophone ne causera plus de problème puisqu’ils seront
convaincus que le français est absolument nécessaire pour se trouver un
emploi, pour obtenir des promotions, pour faire carrière, bref pour gagner
leur vie.

Force est de constater que les politiques linguistiques québécoises et leur
application sont loin de donner les résultats escomptés dans le domaine de
la langue de travail puisque plus de 50 pour 100 des nouveaux arrivants
allophones de la région de Montréal déclarent travailler surtout en anglais.

Ce phénomène d’anglicisation des immigrants par la langue de travail est
plus accentué dans la région de Montréal, et dans ce domaine, cette région
donne le ton à l’ensemble du Québec.

Les données du recensement de 2001 sur la langue de travail indiquent
assez clairement que le rapport Larose était insuffisamment documenté en la
matière.

Devant ce constat, le gouvernement du Québec, gouvernement du seul état
francophone en Amérique du Nord, doit resserrer l’application des mesures de
francisation des milieux de travail, utiliser toutes ses institutions pour
indiquer clairement à tous ses partenaires que le français est la langue des
affaires, la langue d’usage publique et la langue commune au Québec, et
songer à d’autres mesures qui contraindront les entreprises récalcitrantes à
reconnaître la nécessité de respecter le marché dans lequel elles ont choisi
d’évoluer.

Les syndicats et leurs membres ont un rôle important à jouer dans la
francisation des milieux de travail. Il est temps pour eux, à titre de
partenaire important au sein des entreprises, de se faire plus exigeants
dans ce domaine.

Sur le plan de la francisation des immigrants et du milieu de travail, le
nouveau gouvernement doit se montrer plus consciencieux que le précédent.
Malheureusemment à la lumière des mesures qu’il préconise dans le domaine de
l’enseignement, notamment l’anglicisation hâtive de nos jeunes élèves dès la
première année, on peut douter de son intérêt pour l’épanouissement du
français dans notre coin d’Amérique.

Jean-Paul Perreault
Président

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