NE BAISSONS PAS LES BRAS !

NE BASSONS PAS LES BRAS !

Politique expansionniste de l’anglais.

Tout d’abord, je tiens à vous complimenter sur votre niveau d’engagement de
défense de la langue française. Je n’ai que seize ans et je suis moi-même
Français, et depuis quelques temps, je m’intéresse de très près à la crise qui
sévit actuellement au Canada, en particulier au Québec : en effet, pourquoi le
gouvernement canadien s’acharne-t-il de la sorte sur les francophones en
réduisant progressivement leurs droits légitimes concernant leur langue
maternelle et leur culture?

Le Québec reste aujourd’hui le dernier îlot francophone, peu à peu submergé
par l’océan anglophone, sur le continent nord-américain : pourquoi le priver de
ses droits légitimes? Je ne viens pas ici faire de politique, mais je pense que
des mesures impératives devraient rapidement être prises si l’on ne veut pas
voir dans les prochaines années un déclin accéléré de notre langue au profit de
l’impérialisme sans limites de l’anglo-américain. Si l’on n’agit pas maintenant,
les petits Québéquois qui naîtront dans les années à venir n’auront plus aucune
notion de leur particularisme culturel, tout assimilés et essentiellement
anglophones qu’ils seront.

Les médias s’anglicisent ( presse, télévision, radio, affichage
publicitaire…), la signalisation s’anglicise, le système scolaire s’anglicise,
bref : le français s’anglicise, le français est menacé, et le phénomène, bien
réel, prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Je n’ai rien contre la langue
anglaise elle-même, obtenant de très bons résultats scolaires dans cette matière
et correspondant régulièrement avec des amis américains. Ce que je dénonce,
c’est la politique d’expansionisme sans limites de cette langue, qui "colonise"
des régions non-anglophones à l’origine, délaissant par là-même la langue locale
à son profit. La seule langue en usage au Québec est et doit demeurer le
français. En encourageant l’immigration francophone, en encourageant la
population à participer à sa propre sauvegarde par un accroissement naturel
progressif et certain, en prenant les mesures qui s’imposent en matière
d’enseignement, d’affichage et de droits civiques, le Québec pourra relever la
tête, et qui sait, un jour peut-être, obtenir l’indépendance.

Ce ne sera pas facile, cela prendra du temps, mais si chacun y met du sien,
élus canadiens, français et québéquois, habitants de la Belle Province et
francophones du monde entier, alors le rêve de voir le Québec s’affirmer
définitivement face aux grandes puissances anglophones que sont les Etats-Unis
et le Canada sera réalisé…

N’abandonnons pas, ne baissons pas les bras et parlons français! Merci et bon
courage à vous tous.

francois-oxeant@wanadoo.fr

(Le 10 août 2003)