MON PATRON NE PARLE PAS FRANÇAIS

MON PATRON NE PARLE PAS FRANçAIS

Quels sont mes droits ?

Deux copains

– Hé!, le chômeur, as-tu trouvé un emploi enfin?

– Je pensais l’avoir trouvé, mais ils veulent le bilinguisme…

– Mais tu parles cinq langues, il me semble…

– Oui. Français, japonais, espagnol, italien et allemand.

– Mais c’est pas assez? T’es polyglotte c’est plus que bilingue!

– Ben non! Ils veulent l’anglais!

– C’est quoi l’affaire?

– C’a de l’air que c’est le patron qui ne

sait pas le français!

– Tu parles plusieurs langues… Réveille-toi mon grand!

– C’est vrai en maudit! Tu vas voir! Je vais leur demander…

…pourquoi, et surtout pour qui, devrais-je parler l’anglais?

Se pourrait-il que ce soit pour permettre à un unilingue anglais

qui gagne sa vie ici

de continuer

d’ignorer le français?

– Faut-il savoir l’anglais pour cuire un oeuf?

N’oublie pas que, même si elle a été très amputée par nos amis du Canada anglais qui nous aiment tant, la loi permet aux travailleurs d’exercer leur fonctions en français et il incombe à l’employeur de faire la preuve, devant l’Office de la langue française, que ledit emploi nécessite la connaissance de l’anglais.

Et voilà.

Pierre Bianchi

La reproduction et la distribution de ce document sont fortement encouragées.

courriels : pierre34@sympatico.ca.

: pierre34@ssjb.com

Pierre Bianchi est un néo-Québécois qui a, depuis presque son arrivée en 1965, épousé la cause du peuple québécois.

Il a écrit trois textes et un tract.

L’ordre chronologique d’écriture de ces textes a été: 1-Antagonismes, 2-Comportements, 3-GRRR_les_anglophones. Le tract découle de ces textes.

NDLR – Les quatre articles de M. Bianchi sont publiés dans le site Internet d’Impératif français www.imperatif-francais.org avec les titres suivants :

MON PATRON NE PARLE PAS FRANçAIS

Québec – Quels sont mes droits ?

ÊTES-VOUS FOUS ?

Québec – Choyer les anglophones !

CUIRE UN OEUF OU BALAYER LA RUE

Québec – La connaissance de l’anglais est requise.

LES PIRES ENNEMIS DU CANADA

Canada – Les pires ennemis du Québec!

(Le 21 décembre 2003)