LA LOI 101 A EU 25 ANS

La loi 101 a 25 ans

« Depuis 1977, aucun gouvernement
n’a eu le courage de lui assurer son caractère de Charte »
Michel Rioux

VOIR:

http://www.csn.qc.ca/Mots/Mots10/PouvoirFr10.html

Extraits :

« On n’a pas idée, 25 ans plus tard, de la hargne affichée
par les adversaires de la loi 101. Pendant des mois, on assista à un tir de
barrage nourri. Interrogés par La Presse, les maires du West Island utilisaient
les termes de " racisme ", " intolérance ", " totalitarisme " pour décrire le
projet de loi. Un quotidien anglophone fit circuler une pétition affirmant que
le projet " renfermait de forts accents de racisme, lesquels ne permettent plus
aux Québécois de langue anglaise de mener leur vie dans leur langue maternelle
". Des dizaines de barons de l’industrie et de la finance annonçaient quasiment
la fermeture du Québec dans des pages de publicité publiées dans tous les
journaux. Jusqu’à Pierre Elliot-Trudeau qui, pour ne pas être en reste,
proclamait que cette loi ramenait le Québec " des siècles en arrière, à l’âge
des ténèbres".»

Quand la loi 101 a été adoptée après l’un des débats
les plus acrimonieux de l’histoire du Québec, " ce sont les pendules qui ont été
remises à l’heure, ce sont les choses qui ont été remises à l’endroit ", estime
Michel Plourde, observateur privilégié de la situation linguistique. " Ce que se
sont dit les Québécois, c’est : reprenons en mains notre destin ! Il ne faut pas
s’y tromper, en effet : l’adoption de la loi 101 ne représentait pas seulement
l’aboutissement d’une démarche politique. Elle portait aussi la marque d’un
sursaut global, d’une volonté populaire affirmée ", a-t-il confié au cours d’une
entrevue accordée à La force des mots.

Quand, le 26 août 1977, la Charte de la langue
française fut adoptée à l’Assemblée nationale — sur division bien sûr, les
libéraux et les unionistes obéissant aux diktats des anglophones et de la haute
finance, qui prédisaient des catastrophes sans nom si une telle loi devait voir
le jour — c’est un virage dramatique qui était négocié : pour la première fois,
l’état mettait son poids au soutien de cette part majeure de son identité que
représente la langue française pour le peuple québécois et agissait pour que les
lois viennent soutenir la volonté de ce peuple de poursuivre son destin dans sa
langue.

En relation, des lois certainement non « racistes », car édictées par des
anglophones… :

« Language Legislation in the U.S.A. »


http://ourworld.compuserve.com/homepages/JWCRAWFORD/langleg.htm

« Constitutional Topic: Official Language »


http://www.usconstitution.net/consttop_lang.html

« IOWA ENGLISH LANGUAGE REAFFIRMATION »


http://ourworld.compuserve.com/homepages/JWCRAWFORD/ia.htm

« English as the Official Language »


http://faculty-web.at.nwu.edu/commstud/freespeech/cont/cases/officiallang.html



http://www.englishfirst.org/whoef.htm

http://www.us-english.org/

Ce texte nous a été communique par M. Jean-Luc Dion
JL.Dion@tr.cgocable.ca le 14 mai
2003)