LA JUSTICE QUÉBÉCOISE

LA JUSTICE QUéBéCOISE
« C’est à partir de la seule consonance de votre nom que le shérif a estimé
que vous parliez anglais! »

Une réaction de la population est
nécessaire!

Nous savons tous que les Québécois, dès qu’il savent que quelqu’un a un nom
NON-FRANCOPHONE ou à consonance NON-FRANCOPHONE ou encore s’ils entendent
l’accent de son parler dénotant quelqu’un de NON-FRANCOPHONE, il le prennent
pour anglophone et il le traitent comme tel. Donc avec une bonne dose de «
relent colonial » dans les os de leur dos, ils se mettent à lui parler en
anglais. Ceci ne ne fait que renforcer ce que certains déplorent à savoir le
fait de grossir artificiellement les rangs de la minorité .

Pour résumer :
Comportement incorrect des Québécois :
Tous ceux qui ne semblent pas francophones sont
traités comme s’ils étaient anglophones.

Comportement souhaitable des Québécois :
Tous ceux qui ne semblent pas anglophones devraient
être traités comme des francophones.

Tout cela est la réalité. Nous devrions chercher à la modifier, mais cela ne
se fera pas du jour au lendemain.

Que le petit peuple ait ces comportements pour des raisons que la raison
ignore, passe!

Mais quand ce sont les pouvoirs publics qui le
disent clair et net et par écrit…
NON!
Là, il y a quelque chose qui ne va pas et qu’il faut corriger au plus vite!

Dans le document suivant émis par le Palais de justice de Montréal, on dit
très clairement « C’est à partir de la seule consonance de
votre nom que le shérif a estimé que vous parliez anglais. »

Palais de justice de Montréal
Bureau du shérif

AVIS AUX CANDIDATS-JURES
CONCERNANT LA LANGUE

« En conformité avec l’article 19 de la Loi sur les jurés,
le shérif doit estimer, à partir
des noms et des prénoms des personnes apparaissant à la liste électorale, celles

qui parlent le français et celles qui parlent l’anglais.
Cette obligation légale permet d’identifier les candidats-jurés qui pourraient

éventuellement agir dans un procès à être tenu en français ou en anglais.

C’est à partir de la seule consonance de votre nom que le
shérif a estimé que vous
parliez anglais. Toutefois, si vous ne parlez pas l’anglais, veuillez
communiquer
avec le shérif pour apporter les corrections requises. Vous pouvez rejoindre le

shérif au téléphone en composant (514) 864-3221. »

NOTICE TO PROSPECTIVE JURORS
SUBJECT: LANGUAGE
(Translation)

« In accordance with section 19 of thé Jurors Act, thé
sheriff détermines whether a
person is French-speaking or English-speaking according to surnames and given

names appearing on thé électoral list.
This légal requirement allows thé sélection of prospective jurors for a trial to
be
held in English or in French.

Thé oniy standard by which thé sheriff could détermine
whether you speak English
was your name. However, if you do not speak English, please communicate with
thé sheriff in order to hâve this error corrected. Thé sheriff may be reached by

téléphone at (514) 864-3221. »

Remarquons bien; le shérif ne pouvait pas estimer qu’elle parlât anglais.
C’est seulement qu’il doit s’être dit : « son nom n’est pas francophone, donc
elle doit forcément parler anglais ». Voilà la vérité. Et c’est justement ce que
nous déplorons et qui cette fois vient par écrit de la part d’un pouvoir public
que nous finançons.

évidemment ce pauvre shérif n’a eu que le comportement général de la majorité
des Québécois tel que décrit plus haut.
Mais moi je trouve ça très incorrect. Très incorrect, car ce fonctionnaire
adopte le comportement contraire à ce qu’il devrait faire.

Si un nom n’a pas la consonance anglophone
il devrait le considéré francophone et le traiter comme
tel.

Pierre Biacchi
pierre34@sympatico.ca

(Le 1er avril 2003)