FRANCOPHONIE À LA ROUMAINE

FRANCOPHONIE à LA ROUMAINE
Les langues roumaine et française attaquées.

La douce langue roumaine-tout comme sa soeur française-se voit de plus en
plus attaquée sinon violentée par tous les moyens. Si en France il y a tout de
même des réglementations précises et des lois (Toubon), en Roumanie c’est bien
la jungle! Mon dernier séjour dans ce pays où je suis né, m’en a pleinement
convaincu. Chaque jour on lit, on entend des mots anglais (plus ou moins
corrects, car là aussi il s’agit d’un sabir particulier à la mode), utilisés par
snobisme ou bêtise. Adieu francophonie! Le peu qu’il en restait! (la Roumanie en
étant pourtant membre officiel depuis 1993). Les nouveaux riches du
jour-capitalisme oblige!- étalent avec arrogance le mauvais gout et le peu de
respect pour la langue roumaine. Au centre ville de Bucarest (ailleurs aussi
dans le pays), on peut lire toute sorte de mots anglais affichés partout tels :
‘big fashion ice cream’, ‘rent’, ‘let’, ‘open door’, ‘dinning room’, ‘thank you
for your shopping’,’have a nice day’,…etc. Aucun mot de français, hélas! Et
pourquoi pas en roumain tout cela? D’autre part, les radios FM diffusent en
grande majorité, des chansons anglo-américaines (avec quel plaisir on prononce
les titres originaux!) Qui devrait arrêter et sanctionner ces comportements
sauvages aussi nocifs qu’aberrants? L’Académie roumaine dort!… Et c’est
justement elle qui est censée réagir en premier! Mais en Roumanie où tout est
politique du parti au pouvoir et de l’Etat tout puissant, l’Académie a d’autres
préoccupations…L’année dernière le parlement roumain a essayé de promulguer
une loi de la langue mais les luttes intestines, les réactions épidermiques, la
méconnaissance et le manque de culture d’une bonne partie des politicards, ont
fait que tout se termine lamentablement. Le roumain a besoin d’une telle loi.
Les débats sérieux doivent aboutir le plus naturellement possible. Question de
bon sens!

George PATURCA
Washington DC, octobre 2003

George Paturca
paturca@yahoo.com

(Le 13 octobre 2003)