ÊTES-VOUS FOUS ?

Choyer les anglophones du Québec?

Quelle idée saugrenue!

(Les cas exceptionnels ne sont pas tenus en compte dans ce texte)

Une charge contre les anglophones du Québec?

Des scènes incroyables.

Nous assistons depuis au moins 30 ans à des scènes incroyables.

Les politiciens sont pris en otages par les anglophones. Ces derniers leur inculquent la peur de « paraître ignorer les anglophones » ce qui fait que ces politiciens leur accordent une attention si grande que les anglophones se trouvent à exercer une influence énormément supérieure à ce que leur nombre pourrait laisser penser.

Pendant ce temps-là lesdits anglophones persistent à ignorer la langue française; ils restent, tout compte fait, incapables de soutenir un discours en français, soit qu’ils ne comprennent rien, soit qu’ils sont incapables de se faire comprendre, soit les deux. Par exemple un jour un anglophone voulait savoir si j’étais d’accord avec lui sur une certaine chose. Il m’a demandé : « Vous êtes en agrément? » ce qui n’a aucun sens en français (en anglais il aurait dit : « Are you in agreement? »). Il lui semblait impossible que je ne comprenne pas. Si j’avais accepté de comprendre cette fichue de phrase, ç’aurait été un autre exemple d’abâtardissement de la langue française. Si nous ne faisons pas attention, ils nous induisent à utiliser des mots français avec la mauvaise acception.

Grandes aberrations.

Un soir, à l’Hôtel de Ville de Montréal, j’en ai interrogé le maire ainsi :

« Que pensez-vous du fait qu’en la deuxième ville française au monde, des anglophones s’adressent publiquement en anglais à vous et ils reçoivent publiquement la réponse en anglais faisant en sorte que le citoyen francophone qui ne comprend pas l’anglais reste bouche bée? »

Il m’a répondu : « moi je respecte la démocratie ».

Qu’aurait-il dit si au lieu que de la langue anglaise il s’était agi, par exemple, de la langue roumaine? Aurait-il accepté publiquement une question en roumain et aurait-il répondu publiquement en roumain comme il l’a fait pour l’anglais? Sûrement que non! Alors qu’a-t-il l’Anglophone de plus que le Roumain, pour mériter un tel traitement de faveur?

Fausse démocratie.

Le maire, par sa réponse, veut faire apparaître comme un acte de démocratie le fait qu’un citoyen qui ignore la langue de la majorité a les mêmes droits que le citoyen qui connaît la langue de la majorité.

Mais c’est là, justement, où tout le monde se laisse berner. Le citoyen qui ne connaît pas la langue de la majorité n’a pas et ne doit pas avoir les mêmes droits linguistiques que celui qui la connaît. Imaginez que vous alliez habiter Calgary et que vous ignoriez la langue anglaise. Pensez-vous recevoir publiquement réponse à vos questions formulées en français à l’Hôtel de Ville de Calgary? Dès que vous aurez fini votre question, ils vont vous dire : « What? What’s that? ». (Et probablement « speak white! »)

Ce serait un acte démocratique de la part du maire de Montréal si tout le monde, je dis bien tout le monde, pouvait s’exprimer dans la langue de son choix (langue grecque, italienne, polonaise, ukrainienne, allemande, japonaise, roumaine, etc.) et recevoir réponse dans cette langue. Comme cette « démocratie » n’est possible que pour les Anglais, ce n’est pas de la démocratie.

Est-ce de l’à-plat-ventrisme?

Si ce n’est pas de la démocratie, c’est quoi alors? C’est de l’à-plat-ventrisme envers une minorité puissante qui exerce abusivement un pouvoir qu’elle n’a pas. C’est artificiel. Elle n’a pas le droit de s’exprimer et d’être servie en anglais dans toutes les sphères de l’activité publique y compris une assemblée publique. S’exprimer en public et recevoir réponse dans sa langue sans que ceux qui ne sont pas du même groupe linguistique et qui constituent la majorité du peuple, ne comprennent pas est une injustice envers ces derniers. Le contraire serait tout à fait normal. Les citoyens faisant partie de la majorité peuvent parler uniquement leur langue et si les citoyens faisant partie de la minorité ne comprennent pas c’est leur problème. Voir l’exemple de Calgary plus haut. Et le fait qu’on puisse penser que les membres de la majorité comprennent la langue de la minorité est une offense indirecte envers les membres de la majorité, car c’est les prendre pour des colonisés.

Traduction simultanée inexistante.

Pour accorder aux anglophones un tel privilège, il faudrait instaurer un système de traduction simultanée où chaque membre de l’assistance puisse comprendre la question et la réponse. Cela impliquerait des coûts exorbitants qui seraient injustifiés vu que ce ne serait que pour les anglophones. Au parlement d’Ottawa, capitale d’un pays bilingue dans ses institutions, c’est la règle, mais pour combien de temps encore?

Et s’il y avait traduction simultanée, serait-elle disponible pour toutes les langues (langue grecque, italienne, polonaise, ukrainienne, allemande, japonaise, roumaine, etc.)? Sinon pour qui établirait-on ce service coûteux? Encore pour les Anglais?

Ce que le maire et bien d’autres gens ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre.

Ne comprend-il pas, ce maire, que c’est faire le jeu des anglophones qui prétendent vivre en citoyens à part entière tout en ignorant le français?

Ne comprend-il pas qu’en agissant de la sorte au lieu que de favoriser une intégration de ces citoyens il favorise la perpétuation de ce clivage?

Le maire de Montréal n’est pas le seul politicien à agir de la sorte. Bien sûr que Jean (John) Charest est le champion en titre dans cela, mais à part un certain Boubou libéral, nous avons vu même des péquistes faire cela.

Le temps de la rectitude politique est révolu. Commençons par appeler les chats par leur nom!

Tant qu’elle prétendra vivre séparée du reste des citoyens québécois, la minorité anglaise du Québec ne mérite aucune considération.

Cessons de croire qu’il est possible d’avoir plus d’une langue exerçant ses droits complets sur le territoire.

Le bilinguisme doit être condamné.

Au Québec, et pour les francophones, le bilinguisme, je veux dire bilinguisme français-anglais, est la voie royale vers l’anglicisation, l’assimilation à l’anglais.

Exiger de vous le bilinguisme signifie que vous devez servir quelqu’un qui ne connaît pas votre langue. C’est qui ce quelqu’un? Un étranger? Un Anglo-Québécois qui ignore le français?

Pourquoi et surtout pour qui devrait-on être bilingue? Pour notre minorité?

Que pour notre propre bénéfice nous connaissions un certain nombre de langues y compris l’anglais c’est un bien pour nous. Que parce que nous connaissons l’anglais nous permettions à des anglophones d’ignorer le français, c’est un mal pour nous.

Et de leur avoir dit quelques mots en anglais ne nous aura pas donné davantage de pratique de l’anglais, mais les aura laissées, eux, avec le sentiment qu’un autre petit Canadien-Français de service leur a donné leur dû.

La condition normale pour les minorités linguistiques.

La condition normale pour les êtres humains est de parler une langue, la leur. Une minorité linguistique, aux proportions telles que celles que nous connaissons de nos jours, est un phénomène assez récent dans l’histoire; guerres et surtout déplacements massifs de populations rendus possibles par l’essor extraordinaire de l’aviation civile internationale en sont responsables. Avant cela la condition de ces gens était normale. Le fait pour quelqu’un d’avoir subi ce déplacement vers un lieu où la langue parlée est une autre langue, fait de ces gens des minorités linguistiques. Ce ne sont pas les gens qui les accueillent qui doivent s’adapter aux nouveaux arrivants, mais bien ces derniers qui apprendront la langue de la société d’accueil.

Le seul cas valable de bilinguisme concerne donc les minorités. Si elles veulent conserver leur langue, elles doivent être forcément bilingues; elles doivent arriver à connaître parfaitement la langue de la majorité qui les accueille et leur langue.

Donc, ce sont les minorités qui, si elles ne veulent pas vivre « ghettoïsées », doivent être bilingues, c’est à dire connaître la langue du peuple qui les garde en son sein, et leur langue. Donc les voilà bilingues, mais elles ne sont pas obligées. Connaître la langue de la majorité suffirait.

Le cas de la minorité anglophone du Québec est un peu particulier. Cela n’en fait pas moins une minorité linguistique comme les autres.

La connaissance de plusieurs langues.

Les individus peuvent bien faire ce qu’ils veulent et, en fait de langues, s’ils sont capables d’en connaître plusieurs, tant mieux pour eux. Lorsqu’ils sortiront du pays, ils se trouveront avantagés.

Mais le fait que quelqu’un connaisse plusieurs langues ne doit pas le détourner et l’inciter à utiliser ses connaissances durement acquises, pour permettre à des personnes ignorant la langue de la majorité des gens vivant en un lieu déterminé, de vivre en citoyens à part entière en ce lieu. Il s’agirait de leur rendre un service gratuit et non dû et en même temps fragiliser la langue des gens de ce lieu. En d’autres mots et pour ce qui concerne le Québec, ce n’est pas parce que je sais l’anglais que je te permets d’ignorer le français. Je dois répéter cela : « ce n’est pas parce que je sais l’anglais que je te permets d’ignorer le français. »

Cessons de feindre l’ignorance!

La langue anglaise constitue une menace pour toutes les autres langues. Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à aller faire un tour sur l’internet du côté de l’Europe. Elle a tendance à s’imposer même si l’Angleterre, sa patrie, n’est pas encore tout à fait européenne (elle n’a pas encore l’euro comme monnaie).

De partout des voix s’élèvent pour contrer le phénomène de l’hégémonie anglo-saxonne qui abâtardit les autres langues et appauvrit le patrimoine culturel de l’humanité.

Pourquoi nous, en Amérique du Nord, devrions-nous être plus indulgents? Parce que nous ne représentons que les 2% des gens vivant sur le continent? Bien au contraire!

Mais c’est quoi cette idée d’appauvrir le patrimoine culturel de l’humanité?

Si nous suivions les visées des anglophones du monde entier, bientôt il n’y aurait plus qu’une langue sur la planète; l’anglais. Une grande partie du patrimoine culturel de l’humanité serait perdu en l’espace d’une génération, car les anglophones du monde entier ne constituent pas une civilisation porteuse de progrès humain comme peuvent l’avoir été les égyptiens, les Phéniciens, les Romains, les Grecs, etc.

De plus, nous en serions réduits à une vision unique, alors que c’est la diversité qui a fait et qui fera la richesse de l’humanité.

Un corps étranger constitué par la minorité anglophone.

Ici l’ennemi est plus proche. Il nous entoure et nous envahit de toutes parts. Et de plus, nous avons en notre propre sein un corps étranger constitué par la minorité anglophone. Nous avons un devoir, une obligation même, de défendre le français. Et pour cela, soyons-en sûrs; la minorité anglophone se sentira brimée, car jusqu’ici elle a dicté sa loi, donc elle considérera cela comme une perte de ses « droits » alors qu’il n’en est rien. Le fait, pour une minorité, de ne pas pouvoir s’exprimer dans sa langue en public avec des membres de la communauté qui la contient, n’est rien d’autre que la normalité.

Ce qui n’est pas normal, qui est très anormal même, est ce qui se passe présentement, c’est-à-dire que des membres de cette minorité puissent parler leur langue en s’adressant publiquement à des maires, des échevins, des ministres, etc. et recevoir réponse publiquement dans leur langue. Le mot-clé dans la phrase précédente est le mot « publiquement », car privément les individus peuvent faire ce qu’ils veulent. Ce comportement anormal brime les droits de tout citoyen qui ne connaîtrait pas cette langue qui lui est étrangère et qui n’a pas de statut de langue officielle au Québec.

C’est cela qui est anormal et qui doit cesser.

Pour faciliter sa diffusion, ils prétendent protéger la langue anglaise alors qu’elle n’est pas menacée.

C’est presque pitoyable de regarder le comportement des anglophones qui feignent lutter pour protéger leur langue alors qu’ils sont parfaitement conscients qu’elle est loin d’être menacée et qu’ils sont, eux, les envahisseurs. En réalité ils sont les descendants des conquérants. Ils savent parfaitement que leur langue n’est pas menacée et sous ce prétexte ils agissent de manière à la faire progresser davantage au détriment de toutes les autres langues.

Aimer les anglophones?

Comment les anglophones du Québec m’ont appris à ne pas les aimer. En d’autres mots, comment ils ont fait pour se rendre haïssables.

Un petit historique.

Avant 1964 je savais qu’il devait exister, quelque part sur la planète Terre, un pays appelé Canada, car dans une chansonnette italienne on parlait d’une petite maison au Canada. C’est tout ce que je savais du Canada. Le mot Québec, quant à lui, je ne l’avais jamais entendu.

Par contre, je connaissais la Suisse. J’avais de la parenté en Suisse allemande et mes cousines étaient instruites en allemand. Moi, à une certaine période de ma vie, je traversais la frontière entre l’Italie et la Suisse italienne trois fois par jour. Et en Suisse italienne on y parlait uniquement l’italien.

Aussi dans cette période de ma vie j’avais eu affaire au gouvernement fédéral suisse. J’avais eu un accident de la route; mon véhicule avait été démoli et il fallait l’envoyer à la casse. Comme j’étais citoyen d’un autre pays, c’est le gouvernement fédéral suisse qui s’était occupé de moi. Pour le reste, je n’avais jamais entendu parler de lui. Bien sûr qu’à la frontière il y avait les douaniers qui, je crois, étaient fédéraux, mais je n’ai jamais eu affaire à eux.

Pour la première fois, on me parle du Canada.

Et là, en 1964, on me parle du Canada et du Québec. Le Québec serait une partie du Canada. Au Québec on y parlerait le français.

Pour moi il était tout à fait normal de penser que le Canada devait être semblable à la Suisse. Et donc puisqu’au Québec on y parlait le français il me semblait que ça devait être comme en Suisse française. Qu’il existât d’autres parties du Canada où on y parlerait d’autres langues, cela ne me dérangeait absolument pas.

On ne m’avait pas dit qu’au Québec il y avait aussi des Anglais et qu’il fallait parler aussi cette langue. L’avoir su, je ne serais jamais venu ici avec ma famille!

Mais de toute manière, pour moi dans ce temps-là, des Anglais, des Portugais ou des Chinois c’était du pareil au même. Plus aujourd’hui.

Une seule ethnie pouvait être exécrable; c’était les Allemands à cause de Hitler.

Donc, je débarque à l’aéroport international de Montréal (Dorval) en juillet 1965. Je suis accompagné par ma femme enceinte et notre fillette de quatre ans.

L’Odyssée anglaise et la découverte des vrais séparatistes.

J’avais réservé une place dans un « chambre et pension » au centre-ville de Montréal où j’ai demeuré un mois.

Dans ce lieu, demeuraient plusieurs personnes parmi lesquelles un couple de gens âgés parlant anglais. Moi je savais un peu l’anglais, mais ma femme pas du tout.

à la première rencontre, ces gens âgés ont fait beaucoup de compliments à ma fillette; « Oh nice little girl! ». Puis le froid s’est installé; « nice little girl! » s’est terminé vite. Et nous les voyions tous les jours pendant un mois. Je ne comprenais pas.

Un mois plus tard, je suis allé habiter près d’où je demeure présentement. Là, un samedi après-midi, nous étions dans un magasin d’alimentation « Dionne » et une scène semblable s’est produite. Dans les allées nous avons rencontré un couple de gens âgés parlant anglais. « Oh nice little girl! » qu’ils ont dit à ma fillette. Puis on a continué à les croiser dans les allées, mais ma fillette ne les intéressait plus. Plus de sourires, plus rien. J’ai finalement découvert la raison de ces changements brusques d’attitude. Dans le premier cas ma femme ne parlait pas anglais et dans le second, oh! horreur, elle parlait un peu français. Ce furent les deux premiers cas où j’ai vu à l’oeuvre la séparation, le clivage. Nous n’étions pas dignes puisque nous ne semblions pas vouloir nous intégrer à leur groupe. Aujourd’hui lorsque je les entends parler de séparatistes je me pose de drôles de questions; qui sont les vrais séparatistes? C’est eux, eux qui veulent vivre séparés.

Une infinité de cas semblables.

Après cela les exemples se sont multipliés à l’infini. Il a eu le cas de mon ancien compagnon de travail, l’unilingue George, qui me surprenant parler anglais avec quelqu’un qu’il croyait italien comme moi, il nous a félicités de pratiquer l’anglais, sa langue, entre nous. Puis le cas d’un autre collègue qui encourageait un autre anglophone à ignorer le français en lui disant : « You don’t have to speak French. Let them speak English, those little fucking French Frogs ».

Et puis il y a eu la très longue expérience de mon autre travail dans le transport en commun dans l’ouest de Montréal où à partir de 1977 j’ai refusé tout service qui ne se ferait pas en utilisant uniquement la langue française. Comme les anglophones me soupçonnaient de savoir l’anglais et que c’était un refus de ma part, j’ai été la cible de menaces et toutes sortes de tracasseries.

Quelques exemples :

Un client m’a dit qu’il savait où j’habitais et qu’il me casserait les jambes.

Plusieurs clients ont fait des plaintes non fondées contre moi, uniquement parce que je parlais seulement en français.

J’ai toujours eu droit à des visages hideux de la part de tous les clients anglophones, dès qu’ils s’apercevaient que je ne parlais pas anglais.

J’ai dû subir la hargne de la part des anglophones.

Il y a eu le cas de ce compagnon de travail anglophile qui ayant su que je refusais de parler en anglais, m’a humilié en présence des clients en disant qu’il s’en « occuperait » personnellement.

Il y a eu aussi le cas de cet autre compagnon de travail anglophile, un énergumène italien, oui, italien comme moi, qui ayant vu qu’un copain et moi faisions campagne pour inciter nos compagnons de travail à n’utiliser que le français dans l’exercice de leurs fonctions, il m’a approché et m’a menacé, car pour lui, étant donné que j’étais italien, je n’aurais pas dû être du côté des francophones.

Maintenant je suis à ma retraite depuis un an, mais il subsiste deux griefs au ministère du Travail pour recouvrer le salaire de trois journées de suspension que mon ex-employeur, l’ancienne S.T.C.U.M. aujourd’hui S.T.M., m’avait infligées suite à des plaintes d’anglophones.

Alors, dites-moi, comment aimer les anglophones?

Un Anglo-Québécois unilingue anglais ne peut pas être un ami des Franco-Québécois.

Considérons ceci; en dehors des pays anglophones, permettre à des Anglophones de demeurer unilingues pendant qu’ils communiquent avec des gens d’autres langues, c’est leur accorder un privilège indu et non mérité qui se traduit par un désavantage pour tous les autres. Pour chaque individu, Argentin, Allemand, Italien ou Chinois, il est très bien si personnellement il a la connaissance de plusieurs langues y compris l’anglais, mais ce fait et son corollaire, c’est-à-dire que puisqu’il sait parler anglais il n’exigera jamais de son interlocuteur anglophone qu’il parle une autre langue, se traduit par un désavantage pour tous les humains non anglophones.

Moi-même je suis polyglotte; néanmoins, il existe des humains qui ne savent que leur langue nationale. Ces individus unilingues sont très désavantagés par rapport à d’autres individus unilingues dont la langue nationale est l’anglais.

Donc, l’anglophone unilingue demeurant au Québec, implicitement méprise les Québécois francophones parce qu’il est conscient qu’il les force, eux, à connaître sa langue. Il exerce donc une oppression d’autant plus insupportable qu’il représente, dans l’esprit des gens, le descendant des conquérants-colonisateurs.

Lorsqu’une personne qui vous est inconnue s’adresse à vous en parlant en anglais, de deux choses l’une; ou bien elle vous prend pour un Anglais ou une Anglaise selon le cas, ou bien elle pense que vous êtes obligés de savoir l’anglais. être pris pour un Anglais n’est pas, pour moi, un honneur, loin de là. Et penser de moi que je suis obligé de savoir et parler l’anglais c’est une vraie offense.

Les anglophones, les britanniques et leurs descendants particulièrement, apprennent difficilement d’autres langues.

Parmi toutes les personnes de différentes langues que j’ai connues, et la liste est longue, celles qui ont démontré avoir le plus de difficulté à apprendre et parler correctement une autre langue que la leur, ce sont les anglophones. Qu’ils soient Américains, Anglais, Australiens ou Canadiens, on remarque immédiatement leur difficulté. C’est peut-être pour ça qu’ils ont tendance à l’hégémonie c’est-à-dire forcer les autres à parler leur langue.

Mais c’est justement là que le bât blesse!

Et ce n’est pas parce qu’ils ont une difficulté congénitale que les autres doivent en subir les conséquences. Qu’ils se débrouillent tout seuls!

Et voilà.

Pierre Bianchi

La reproduction et la distribution de ce document sont fortement encouragées.

courriels : pierre34@sympatico.ca.

: pierre34@ssjb.com

Pierre Bianchi est un néo-Québécois qui a, depuis presque son arrivée en 1965, épousé la cause du peuple québécois.

Il a écrit trois textes et un tract.

L’ordre chronologique d’écriture de ces textes a été: 1-Antagonismes, 2-Comportements, 3-GRRR_les_anglophones. Le tract découle de ces textes.

NDLR – Les quatre articles de M. Bianchi sont publiés dans le site Internet d’Impératif français www.imperatif-francais.org avec les titres suivants :

MON PATRON NE PARLE PAS FRANÇAIS

Québec – Quels sont mes droits ?

ÊTES-VOUS FOUS ?

Québec – Choyer les anglophones !

CUIRE UN OEUF OU BALAYER LA RUE

Québec – La connaissance de l’anglais est requise.

LES PIRES ENNEMIS DU CANADA

Canada – Les pires ennemis du Québec!

(Le 21 décembre 2003)