ENSEIGNEMENT DE L’ALLEMAND EN FRANCE

ENSEIGNEMENT DE L’ALLEMAND EN FRANCE

L’enseignement de l’allemand en Bretagne et en France est en voie de
disparition.

Les collèges proposant le choix en 6è entre l’anglais et l’allemand ne vont
plus proposer que l’anglais pour les 2/3 d’entre eux en Bretagne en septembre
prochain.

La coopération culturelle franco-allemande existe-t-elle encore? A côté du
discours antiaméricain, la réalité est celle de l’anglicisation galopante de la
jeunesse des deux côtés du Rhin.

Claude Guillemain
RBE – Rouedad Breizhad Dreistvroadel
mail@breizh-brittany.com
(Le 5 avril 2003)

—–Message d’origine—–
De : Impératif français [mailto:Imperatif@imperatif-francais.org
]
Envoyé : vendredi 14 mars 2003 3:11
à : Impératif français
Objet : [dialogues_francophones] Le Plan Dion : l’éléphant a accouché d’une
souris !

COMMUNIQUé

Le Plan Dion : l’éléphant a accouché d’une souris !

Le président d’Impératif français, M. Jean-Paul Perreault, a réservé un
accueil mitigé au Plan Dion sur les langues officielles dévoilé par le ministre
des Affaires intergouvernementales, M. Stéphane Dion.

« Ce Plan, au lieu de faire la promotion du français, a commenté M.
Perreault, a le défaut de faire la promotion du bilinguisme, ce qui se traduira
par une anglicisation plus poussée des francophones du Canada. »

Par ailleurs, le président d’Impératif français a déploré le diagnostic
dressé par le ministre de la situation linguistique au Canada. « M. Dion, a
commenté M. Perreault, a sous-estimé la situation précaire des communautés
francophones et a surestimé les difficultés de la communauté anglo-québécoise.
Refusant de faire le constat que, au Canada, c’est le français qui enregistre
des reculs*, et d’adopter des mesures en conséquence, le Plan Dion du ministre
devrait s’avérer inapte à ralentir les ravages causés par l’assimilation au
Canada », a poursuivi le président d’Impératif français.

Enfin, le Plan Dion annonce que le gouvernement fédéral s’engage pour la
nième fois, à respecter ses obligations législatives prévues à la Loi sur les
langues officielles depuis plus de trente ans et, d’ici quatre ans, à ramener au
niveau de 1990 le financement fédéral au programme des langues officielles ! «
Si tel est le legs de M. Chrétien, il est plutôt maigre et décevant », a déclaré
M. Perreault.

Un Plan d’exclusion ! « En déclarant dans son Plan d’action que la maîtrise
du français à l’embauche ne sera considérée que « comme un atout et un argument
de promotion » pour pourvoir les emplois fédéraux qui en exigent aussi la
connaissance, le ministre Dion indique clairement que la langue de travail
demeurera l’anglais au sein de la fonction publique fédérale et que les
francophones hors Québec continueront à éprouver de sérieuses difficultés à être
servis en français. L’application de cette exigence n’aurait pourtant rien coûté
de plus au trésor public », de commenter M. Perreault.

Impératif français avait requis du ministre aux Affaires
intergouvernementales un Plan Dion permettant d’endigué l’érosion des
communautés francophones. « Deux ans après l’annonce de ce plan, force est de
constater que l’éléphant a cette fois encore accouché d’une souris. Il reste à
espérer que les francophones hors Québec et le gouvernement du Québec sauront, à
même les enveloppes réservées à l’éducation et à la santé, trouver le moyen de
renforcer, comme il se doit, la langue française sur l’ensemble du territoire
canadien.

Source :

Impératif français
Recherche et communications
Tél. : (819) 684-8460
Courriel :
Imperatif@mperatif-francais.org

Site :
http://www.imperatif-francais.org

Impératif français est un organisme de recherche et de communications pour la
défense et la promotion de la langue française et de la culture d’expression
française.

*Le recul du poids démographique des francophones –

Le poids démographique des francophones au Canada, incluant le Québec,
poursuit sa descente. En 1951, les francophones représentaient 29 % de la
population canadienne, ils n’en représentent plus, en 2001, que 22,9 %
soit une baisse de 21 %. Pour les francophones hors Québec, la situation est
catastrophique, la baisse étant de 55 %. Ils sont passés de 7,3 % de la
population à 3,3 %. Si l’on prend le critère de la langue la plus parlée à la
maison, la population francophone hors Québec diminue comme une peau de chagrin.
De 2,8 en 1991, elle ne représente plus que 2,1 % en 2001, soit une diminution
de 25 %.

L’assimilation des francophones au Canada – Si le poids des francophones ne
cesse de diminuer au Canada, c’est qu’ils s’assimilent. En progression constante
dans l’ensemble du Canada hors Québec, le taux d’anglicisation des francophones
est passé de 34,8 % à 37,47 % sur à peine dix ans, de 1991 à 2001. Le nombre
absolu de francophones parlant encore principalement français à la maison est
même en baisse. Il est passé de 636 440 à 612 990 personnes.

Quelques adresses utiles :

Monsieur Jean Chrétien
Premier ministre
Chambre des communes,
édifices du Parlement
Ottawa, Ontario K1A 0A6
Courriel : pm@pm.gc.ca

Monsieur Stéphane Dion
Ministre fédéral responsable des langues officielles
Chambre des communes,
édifices du Parlement
Ottawa, Ontario K1A 0A6
Courriel : Dion.S@parl.gc.ca

Monsieur Gilles Duceppe
Chef du Bloc québécois
Chambre des communes,
édifices du Parlement
Duceppe.G@parl.gc.ca

Madame Dyane Adam,
Commissaire aux langues officielles
344, rue Slater
Ottawa, Canada
K1A 0T8
Courriel : message@ocol-clo.gc.ca