DISCRIMINATION SELON L’ORIGINE

DISCRIMINATION SELON L’ORIGINE
La réponse de l’Honorable Stéphane Dion.

Président du
Conseil privé de la Reine pour le Canada et
ministre des Affaires intergouvernementales

Le 26 mars 2003

M. Jean-Paul Perreault
Impératif français
C. P. 449
Gatineau (Québec) J9H 5E7

Monsieur,

Je vous remercie d’avoir porté à mon attention le cas d’organisations internationales qui feraient de l’anglais langue maternelle un critère d’embauche.

Je partage votre inquiétude mais je suis soulagé d’apprendre qu’il ne s’agit pas d’une pratique très répandue au sein des organisations internationales. Par exemple, l’Organisation des Nations Unies utilise le français et l’anglais, en plus de quelques autres langues, et ne fait pas de la langue maternelle anglaise un critère de recrutement.

Néanmoins, je suis conscient qu’il reste des efforts à faire au sein de certaines organisations telles l’Organisation mondiale de la Santé et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. C’est pourquoi je prends la liberté de partager notre correspondance avec mon collègue, l’honorable William Graham, ministre des Affaires étrangères et à ce titre, responsable des relations avec les institutions internationales citées. J’entends suivre avec lui la situation de près, sachant que les missions canadiennes interviennent déjà dans ce domaine afin d’assurer un traitement juste des candidatures.

Veuilles agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Stéphane Dion

c.c. : L’honorable William Graham, C.P., député