CIRCONSCRIPTION DE PONTIAC, QUÉBEC

CIRCONSCRIPTION DE PONTIAC, QUéBEC

Société Saint-Jean-Baptiste de Québec
M. Carl Chateauvert
Directeur Général
ssjbq@mediom.qc.ca

Le comté de Pontiac, est situé à l’ouest du Québec dans la région touristique
de l’Outaouais. Sa superficie est de 15 000 km2. Il comprend ma Municipalité de
Pontiac (MRC des Collines) qui débute aux limites de Aylmer (Gatineau) avec une
population de 5 500 habitants dont 65% sont francophones. Plus à l’ouest, 19
municipalités forment la MRC Pontiac. Leur population totale est de 15 736
habitants dont 61 % sont anglophones.

Malgré certains efforts de l’Office de la Langue française, l’anglais est la
langue commune et la langue de commerce de tout le Pontiac. L’assimilation a
fait un tel ravage (12 %, depuis le début de la révolution tranquille) que la
qualité du français est la pire de la province et plusieurs parents se
questionnent même sur la valeur d’une éducation en français pour leurs enfants.

La réalité pontissoise est aussi, la première cause de l’assimilation dans le
secteur Aylmer et une des influences qui font que les échanges linguistiques se
font à 100 % en faveur de l’anglais, partout en l’Outaouais. Je ne crois pas
qu’un Québec francophone survivra dans ces conditions et la réalisation que le
fédéral supporte et encourage financièrement l’anglicisation de l’Outaouais a
été une des raisons de ma campagne de lettres, dont certaines vous sont
parvenues.

J’ai fait ce que j’ai pu pour conscientiser et je n’ai pas été le seul. Le
gouvernement fédéral comprend très bien que sa politique d’aide à la minorité
anglophone est mortelle pour la vraie minorité, invisible du Pontiac mais il
s’en balance parce qu’il tient à être plus présent dans la région que le
gouvernement du Québec et parce qu’il sait très bien, que les anglophones
n’appuieront jamais la souveraineté.

Une élection est à l’horizon, Il est impératif qu’elle soit gagnée par le PQ
et que le ‘OUI ‘ remporte aussi le prochain référendum. Je ne crois pas qu’un
référendum gagnant nous mènera nécessairement à la souveraineté mais c’est
certainement la seule façon, qu’il nous reste, pour faire comprendre au fédéral
que cette assimilation grimpante n’est pas acceptable et que notre langue et
notre culture française doivent survivre et prospérer, partout, sur notre
territoire, avec ou sans lui.

Comprenant que la Société Saint Jean Baptiste du Québec n’a jamais été un
organisme politique, j’ose, quand-même, espérer qu’elle saura s’impliquer dans
la prochaine campagne électorale… L’enjeu est grand.

Pierre Denault
Paysan du Pontiac
PaysanP@aol.com

(Le 8 février 2003)