CIBC : DES EXCUSES S’IMPOSENT

CIBC : DES EXCUSES S’IMPOSENT
La CIBC reconnaît son erreur, mais…

Dans les deux articles suivants publiés par plusieurs médias du Québec, vous
constaterez que la CIBC reconnaît son erreur mais refuse de s’excuser auprès
de sa clientèle qu’elle a pourtant humiliée et offusquée.

Nous continuons à croire que la CIBC doit s’excuser auprès de tous les
Québécois et plus particulièrement ceux qui ont été invités à renoncer à
leur droit linguistique d’être servis en français.

Vous pouvez communiquer vos commentaires à la CIBC à partir de son site
Internet www.cibc.com

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Le 14 août 2003

Impératif français dénonce les pratiques de la CIBC

Parent, Rollande
PC

Montréal – Impératif français a tenu à dénoncer, hier, la Banque CIBC qui
impose aux Québécois francophones désireux d’obtenir par Internet une carte
de crédit CIBC-VISA d’"exiger" leurs documents en anglais.

Alerté par des gens ayant fait une demande de carte de la CIBC par Internet,
le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, a mené son enquête.
Sur le site de la banque, il a trouvé dans les conditions liées à
l’autorisation d’une carte CIBC-VISA un paragraphe intitulé "Québec
seulement" qui se lit comme suit : "It is my/our express wish that this
application and any subsequent documents to be in English. J’ai (nous avons)
expressément exigé que cette formule de demande et tous documents s’y
rapportant soient rédigés en anglais."

Le demandeur d’une carte de crédit doit accepter ces conditions en totalité
ou annuler sa demande.

"Bien que le client remplisse le formulaire en ligne en français, en
acceptant les conditions, il dit ‘exiger’ que le formulaire et tous les
documents s’y rapportant soient rédigés en anglais", fait remarquer M.
Perreault.

"Pour obtenir sa carte de crédit, il doit donc renoncer à ses droits d’être
informé en français. C’est tortueux. Ils font demander à la personne qui
veut obtenir une carte de crédit de renoncer à ses droits linguistiques", a
dénoncé le porte-parole d’Impératif français.

"On voit quelle langue la CIBC veut favoriser dans ses relations
commerciales", a-t-il ajouté.

Parmi les gens qui se sont plaints à Impératif français, l’un d’eux avait
tout de même accepté les conditions. Une fois qu’il a eu en main la carte de
crédit sollicitée, il a demandé à la CIBC qu’on communique avec lui en
français, a rapporté M. Perreault. "Deux mois plus tard, il attend
toujours", a-t-il ajouté.

à la CIBC à Montréal, la responsable des relations avec les médias, Suzanne
LeBreux, a promis des explications pour bientôt.

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Le 15 août 2003

La CIBC plaide l’erreur et s’engage à la corriger

PC

Montréal – La banque CIBC a reconnu que son site Internet comportait une
erreur qui avait pour effet d’imposer aux Québécois francophones, demandeurs
d’une carte de crédit CIBC-VISA, de renoncer à recevoir la documentation en
français.

"Il s’agit d’une erreur d’aiguillage", a fait valoir mercredi Suzanne
LeBreux, responsable, à Montréal, des relations avec les médias.

"Dans le document d’autorisation en anglais, le client anglophone peut
exiger d’avoir la documentation en anglais. Au moment de la traduction en
français, la phrase aurait normalement dû disparaître complètement du
document en question parce qu’en français elle ne s’appliquait pas", a
expliqué la porte-parole de CIBC.

Le texte controversé qui était une condition que devait accepter tout
demandeur québécois francophone d’une carte de crédit CIBC-VISA se lisait
ainsi : "It is my/our express wish that this application and any subsequent
documents to be in English. J’ai (nous avons) expressément exigé que cette
formule de demande et tous documents s’y rapportant soient rédigés en
anglais."

Mme LeBreux a promis qu’une correction serait faite au cours des prochaines
heures. Elle a en outre assuré que jamais la CIBC n’a voulu qu’un client
francophone renonce à recevoir de la documentation en français.

"Il y a bel et bien une erreur", a-t-elle reconnu.

Les explications fournies par la CIBC laissent sceptique le porte-parole du
mouvement Impératif français, l’organisme de l’Outaouais qui avait repéré le
problème. Jean-Paul Perreault considère que des excuses s’imposent.

"Il faudrait être naïf pour accepter la thèse de l’erreur. La CIBC doit
s’excuser auprès de tous les Québécois et plus particulièrement ceux qui ont
été invités à renoncer à leur droit linguistique d’être servis en français",
a soutenu M. Perreault.

Ce dernier croit que la CIBC, par ses agissements, a démontré quelle langue
elle voulait favoriser dans ses relations commerciales.

(Le 25 août 2003)