ÉTATS CROUPIONS

éTATS CROUPIONS
Les directives des "think tanks" étasuniens pour la vassalisation du monde.

Cet article est remarquable de lucidité. (Ci-dessous)

Il n’y a pas que les institutions européennes et l’Education nationale des
Etats membres qui sont manipulés par les centres de pouvoir d’Outre-Atlantique.
Il y a aussi les médias. A l’exception de quelques journaux et
quelques rares chaînes de télévision, il suffit d’observer comment la guerre
déclenchée par le gouvernement Bush nous est rapportée pour constater que, dans
leur grande majorité, les médias européens et les commentateurs politiques de la
grande presse ne sont que des courroies de transmissions de la propagande
étasunienne.

Lorsque Zbigniew Bzrezinski déclarait que "l’Europe est un protectorat
américain" (sic), il ne faisait que confirmer une évidence. La construction
européenne piétinera tant que des allégeances aux Etats-Unis
existeront en Europe. Il faut aussi se rappeler que la prétendue
"hyperpuissance" étasunienne serait inexistente sans la collaboration active de
dizaines d’Etats croupions et d’un réseau de collabos qui relaient sans
sourciller toutes les directives des "think tanks" étasuniens pour la
vassalisation du monde.

Je pense que la plus grande priorité est de faire le nettoyage chez
nous
. Il nous faut placer à la tête de nos pays, de nos ministères et de
notre presse des gens qui fassent la promotion, d’abord et avant tout, de la
vision européenne du monde et des intérêts européens, CHEZ NOUS.

Tout le reste suivra automatiquement.

Charles Durand (
Charles.Durand@utbm.fr
)
——————————–
A 11:53 13/03/2003 +0100,
Anna-Maria.Campogrande@cec.eu.int
a écrit:

Merci de l’envois de cet article édifiant.
Tout cela nous savons, tous, mais il faut que le grand public en prenne
conscience.
Il faut, avant tout, sauver les institutions européennes et l’education
nationale des
Etats Membres de la main mise de certains centres de pouvoir d’
Outre-Atlantique.
Mais, comment faire?
Anna Maria Campogrande

—–Original Message—–
From: pierre34 [mailto:pierre34@sympatico.ca]
Sent: lundi 10 mars 2003 15:50
Subject: Fw: petites combines et grandes manoeuvres

Chers amies et amis, je vous invite à lire ce texte paru récemment dans la
revue française "COMBAT", aussi intéressant au plan de l’information qu’à celui
de l’analyse.
A.F.

Guy Martin

PETITES COMBINES ET GRANDES MANoeUVRES
L’acte de vassalisation à G.W. Bush de 18 chefs d’Etats d’Europe ne
relève pas de la maladresse ni de la précipitation. Rappelons-en les
signataires : la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, le
Danemark, auxquels se sont joints par anticipation la Pologne, la Hongrie,
la Tchéquie qui ne seront admis dans l’Union Européenne que l’an prochain,
puis les dix de Vilnius, à savoir, les trois précédents plus la Slovaquie,
la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et Malte. Cette
initiative concertée est une opération géopolitique d’envergure menée par
les Etats-Unis et leur commis ordinaire, le Royaume-Uni. Les USA, dès la fin
de la dernière guerre mondiale, ont voulu l’Europe. Mais laquelle ? Une
Europe des marchés, sans personnalité propre, bâillonnant les nations mais
ouverte aux marchandises et aux capitaux étatsuniens (c’est le souci des USA
dès la fin du XIXème siècle). Cette Europe est achevée à quelques détails
près. Mais elle doit rester un nain politique. Nous ne sommes pas, à
"Combat", partisans de cette Europe-là, ni de l’Europe supranationale chère
à Giscard et consorts mais de ce qu’on peut appeler les Etats unis,
indépendants et souverains d’Europe. Ils devraient être un creuset de
coopération scientifique, culturelle, économique, sociale et pourraient,
élaborer et mettre en oeuvre progressivement une conception commune
démocratique de la politique mondiale. Or les Etats-Unis sont déterminés à
détruire dans l’oeuf tout ce qui tend à s’approcher d’un tel projet. C’est le
sens de l’opération des 18 vassaux susnommés parmi lesquels on compte huit
ex-pays socialistes dont les dirigeants sont pour la plupart issus des
instances supérieures des partis communistes et se sont convertis illico
presto à la social-démocratie. Ils brûlent aujourd’hui sans vergogne ce
qu’hier ils adoraient mais naguère apparatchics, ils restent les prébendiers
qu’ils étaient, seul a changé le dispensateur de sportule. Ils présentent
leurs nations en victimes de l’URSS. Certes on peut contester certains
aspects des relations entre les pays petits-frères et le pays grand-frère.
On ne saurait cependant nier que ce dernier portait sa famille à bout de
bras et que le coût en a été si élevé qu’avec l’aide au Tiers-monde et le
fardeau écrasant de la guerre froide, ces contraintes réunies ont freiné
gravement l’essor des conditions de vie des peuples soviétiques et contribué
à la décomposition du « camp socialiste ». Le texte porté en hommage à Bush,
sans aucun scrupule et au mépris de toute vérité, encense les «Américains
qui les ont libérés » ! (*).
On croit rêver ! Qui donc a chassé la Wehrmacht de la Pologne, de la
Roumanie, de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie, de la Yougoslavie, de la
Lettonie, de la Lituanie, de l’Esthonie ? Qui, sinon l’Armée rouge. et non
celle de Patton ou d’Eisenhower. Nous ne sommes pas de ceux qui font la fine
bouche devant les critiques publiques que le Chef de l’Etat a adressées à
ces âmes de valets. Elles sont légitimes et que l’auteur en soit Chirac ne
change rien à l’affaire. Le geste est en effet irresponsable de cautionner
d’avance le crime contre l’humanité que concoctent la Maison-Blanche et le
Pentagone. D’autant qu’il n’est pas approuvé par l’opinion publique des pays
que les signataires engagent. Il est préjudiciable et de mauvais augure
qu’ils fassent bande à part, hors de tout débat, de toute concertation alors
qu’ils ont quémandé avec insistance leur participation à l’Union Européenne.
Ce n’est pas ainsi que celle-ci sortira du carcan des marchés et fera
entendre sa voix propre, reflet de celle de ses peuples, Il s’agit, non d’un
faux-pas ou d’une attitude de malappris mais d’une offensive stratégique qui
vise à constituer au sein de l’UE à 25 membres, une majorité de 18 Etats
acquis aux thèses étatsuniennes sur l’Europe. Enfin on ne peut éluder cet
autre acte d’allégeance économique, donc politique de la Pologne commandant
ses avions de combat (F16) aux avionneurs étatsuniens au moment où ils
bénéficient de la manne financière de « la vieille Europe ». Notons parmi
les tireurs de ficelle des mannequins, outre l’entremetteur Blair,
l’étatsunien Bruce Jackson, suspect d’être l’initiateur de la lettre des 10
de Vilnius et dont le curriculum vitæ est édifiant : ex-officier de
renseignements de l’US-Army, vice-président de Lookheed Martin, (géant de
l’armement et producteur des F16), haut dirigeant de la banque
d’investissement Lehman brothers, généreux dispensateur de bakchichs à l’Est
car désormais, dans l’Union européenne comme à l’ONU, les voix sont à
acheter à qui veut les vendre..

(*) L’acte d’allégeance précise: libéré du nazisme et du
communisme, ce qui est aussi la thèse du sioniste Arno Klarsfeld. Qui donc
donne le « la » à tous ces américanolâtres ?

(Le 24 mars 2003)