SPACEBRIDGE

SPACEBRIDGE
Québec – Une entreprise aux pratiques unilingues anglaises cherche à
prolonger son financement.

Le journal LeDroit dans son édition du vendredi 1er février 2002 nous
apprend dans un article publié à la fin de ce texte que « SpaceBridge
établie sur la rue Champlain, à Gatineau, a sabré 13 postes et emploie
maintenant 68 personnes. Les coupes touchent tous les départements». Un
porte-parole de SpaceBridge, Sébastien Dignard, ajoute que SpaceBridge
cherche à «prolonger les 25 millions $ obtenus lors d’une ronde de
financement, en novembre 2000».

Le gouvernement du Québec ira-t-il jusqu’à prolonger les avantages fiscaux à
une compagnie qui dans le passé a encaissé les avantages financiers pour
ensuite vous recevoir uniquement en anglais dans son site Internet, à
l’adresse
http://www.spacebridge.com/

La Charte de la langue français (article 140) impose aux entreprises de
plus de 50 employés : «l’utilisation d’une terminologie française;
l’utilisation du français dans l’affichage public et la publicité
commerciale; une politique d’embauche, de promotion et de mutation
appropriée; l’utilisation du français dans les technologies de
l’information…»

Il faudra que les contribuables suivent de très près tout le dossier du
financement par le gouvernement du Québec et les sociétés d’investissement
québécoises d’entreprises qui nient l’existence de la francophonie
canadienne et internationale. Cela s’impose !

Il n’y a pas si longtemps, Impératif français publiait le texte suivant sur
SpaceBridge. Vous trouverez à la fin de ce texte des adresses électroniques
que nous vous invitons à utiliser . Ce sont celles de SpaceBridge, de
ministres québécois et d’organismes gouvernementaux voués à défense de la
langue française.

***************
SPACEBRIDGE
Les avantages pécuniaires encaissés, SpaceBridge vous reçoit maintenant
uniquement en anglais !

Le gouvernement du Québec finance à même vos impôts des entreprises qui
excluent le français.

La Commission de protection de la langue française (CPLF) écrit : «la
situation (site Internet unilingue anglais) ne constitue pas une
contravention à une disposition de la Charte de la langue française. En
effet, cette entreprise québécoise ne vend pas ses produits au Québec. Tout
le site peut donc légalement être en anglais…»

En 1997, le gouvernement du Québec offrait à SpaceBridge un congé fiscal
pour une durée de cinq ans : «The Quebec program offers companies a
five-year holiday from income, capital and payroll taxes, as well as a
40-per-cent tax credit on salaries paid to new employees 35 years of age and
younger.» (The Citizen)

http://www.spacebridge.com/news/news970923c.htm
.

à l’époque où SpaceBridge venait s’installer au Québec pour encaisser les
généreuses subventions du gouvernement, leur site Internet était bilingue
comme en fait foi l’extrait du Ottawa Citizen du 20 septembre 1997 :
"SpaceBridge’s new web site offers visitors a big "Bienvenue!" greeting and
bilingual background about the company, its product and staffing plans.»

Les avantages pécuniaires encaissés, SpaceBridge vous reçoit maintenant
uniquement en anglais sur son site Internet, à l’adresse

http://www.spacebridge.com/

Et, comme si ce n’était pas assez, SpaceBridge, compagnie généreusement
financée par les impôts des Québécois, ne vendrait pas ses produits au
Québec, mais ailleurs, comme nous l’apprend la Commission de protection de
la langue française : l’unilinguisme anglais de leur site Internet «ne
constitue pas une contravention à une disposition de la Charte de la langue
française. En effet, cette entreprise québécoise ne vend pas ses produits au
Québec. Tout le site peut donc légalement être en anglais…»

Le gouvernement du Québec finance et subventionne des entreprises qui, pour
se soustraire à l’obligation de faire leur publicité en français, optent de
ne pas vendre leurs produits au Québec, laissant ainsi croire que la
francophonie canadienne et internationale n’existe pas !

De plus qu’en est-il de la langue de travail dans ces compagnies ? L’article
4
de la Charte de la langue française stipule bien clairement que «les
travailleurs
ont le droit d’exercer leurs activités en français.» L’on ne pourrait tout de
même
prétendre que les employés de ces entreprises exercent leurs activités à
l’extérieur
du Québec pour justifier l’anglicisation du milieu de travail,
l’unilinguisme anglais!

Les adresses postale et électronique de SpaceBridge sont :
115, rue Champlain
Gatineau, Quebec, CANADA J8X 3R1
info@spacebridge.com
sdignard@spacebridge.com

Quelques autres adresses utiles :

Monsieur Sylvain Simard
Président du Conseil du trésor
cabinet@sct.gouv.qc.ca

Mme Pauline Marois
Ministre des Finances
ministre@finances.gouv.qc.ca

Mme Diane Lemieux
Ministre responsable de la Charte de la langue française
diane.lemieux@mcc.gouv.qc.ca

Office de la langue française :
info@olf.gouv.qc.ca

Commission de protection de la langue française :
info@cplf.gouv.qc.ca

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ARTICLE DU DROIT :

Patrick Duquette
LeDroit
Le concepteur de semiconducteurs SpaceBridge a réduit son personnel de 20 %,
cette semaine, invoquant le ralentissement économique.
L’entreprise établie sur la rue Champlain, à Gatineau, a sabré 13 postes et
emploie maintenant 68 personnes. Les coupes touchent tous les départements.

SpaceBridge conçoit et vend des circuits intégrés pour le marché des
communications sans fil. Elle fait cependant fabriquer ses produits par des
sous-traitants.

Le président et chef de la direction, Avedis Menechian, a invoqué le «climat
économique actuel» pour expliquer les coupes.

«Dans un effort continuel pour gérer notre compagnie de manière fiscalement
responsable, SpaceBridge a pris des mesures pour minimiser ses dépenses et
conserver son argent», a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Un porte-parole de SpaceBridge, Sébastien Dignard, a précisé que la
compagnie voulait prolonger les 25 millions $ obtenus lors d’une ronde de
financement, en novembre 2000.

«à l’heure actuelle, conserver cet argent est essentiel pour assurer notre
succès à long terme», a déclaré M. Menechian.

Dans son communiqué, la compagnie indique qu’elle a mis en place d’autres
mesures par souci d’économie, mais sans préciser lesquelles.

Hier, M. Dignard refusait d’invoquer les difficultés des géants des
télécommunications comme Nortel et Alcatel pour expliquer les coupes chez
SpaceBridge.

Il rappelle que SpaceBridge oeuvre dans le domaine des télécommunications
sans fil, un secteur d’avenir en plein développement.

«Aucun joueur ne déploie des semiconducteurs à ce niveau», a-t-il rappelé,
sous-entendant que les perspectives de croissance demeuraient excellentes.

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Source :
Impératif français
Recherche et communications

Imperatif@imperatif-francais.org

(Le 2 février 2002)