SOMMET FRANCOPHONE DE CHEFS D’ÉTAT

SOMMET FRANCOPHONE DE CHEFS D’éTAT
Le Liban pour un "recentrage" de la coopération francophone

PARIS,(AFP) – Le 9e sommet de la Francophonie doit avoir lieu du 18 au 20
octobre à Beyrouth, a indiqué vendredi le ministre libanais de la Culture,
Ghassan Salamé, qui se trouvait à Paris pour assister à une conférence
ministérielle francophone.

Dans un communiqué, M. Salamé "se réjouit d’annoncer que le 9e sommet de
la Francophonie aura lieu à Beyrouth les 18, 19 et 20 octobre 2002".

Ce sommet avait été reporté d’une année à la suite des attentats du 11
septembre aux Etats-Unis.

Le Liban, organisateur du prochain sommet francophone de chefs d’Etat et
de gouvernement, souhaite, comme la France, que la coopération francophone
se "recentre" autour de quelques thèmes moteurs.

Beyrouth souhaite toutefois que la Francophonie, qui regroupe 55 Etats et
gouvernements sur les cinq continents, continue à jouer un rôle de
"laboratoire d’idées", au sein des grandes organisations internationales
telles que l’ONU.

La coopération multilatérale francophone entre pays du nord et du sud est
dotée d’un budget annuel de 180 millions d’euros couvre des domaines aussi
divers que l’animation culturelle, l’aide aux médias, la promotions des arts
et des artistes, l’accès aux nouvelles technologies, le renforcement de
l’Etat de droit, le développement économique, des actions pour les jeunes et
les femmes, ou la protection de l’environnement.

Ghassan Salamé, le ministre libanais de la Culture, en charge du sommet
qui se tiendra à l’automne 2002 à Beyrouth, a déclaré que "le temps est
peut-être arrivé pour une sorte de recentrage des tâches et des fonctions de
la Francophonie autour de quelques thèmes moteurs".

M. Salamé, qui parlait lors d’une conférence de presse en marge d’une
conférence ministérielle francophone à Paris, a toutefois souligné qu’il ne
"ne faut pas aller trop loin dans cette orientation car la Francophonie joue
un rôle immatériel qu’il ne faut pas sous-estimer".

La France, un des principaux bailleurs de fonds de la francophonie
institutionnelle avec le Canada-Québec, avait indiqué mercredi par la voix
du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Rivasseau,
que cette conférence "devrait confirmer le resserrement de l’action des
opérateurs francophones autour de quelques grands objectifs": "l’enracinement de
la
démocratie dans l’espace francophone et la promotion de la diversité
culturelle, la mobilité des étudiants et des chercheurs francophones (entre
le nord et le sud), la modernisation de la gestion des services municipaux".

ej/bir/swi