SI ON SE LANÇAIT DES FLEURS !

Le texte suivant est extrait de la rubrique à vous la parole du journal Le
Droit du mardi 9 juillet 2002.

SI ON SE LANçAIT DES FLEURS !

M. Alain d’Entremont choisit de taire un grand nombre de nuances et de
réalités dans son texte publié dans Le Droit du 27 juin en réaction à la
chronique de Denis Gratton.

Il aurait été intéressant qu’à titre de producteur délégué de la Société
nationale des Québécois (SNQO), il nous informe de l’importance des montants
que son entreprise et lui-même ont reçus pour produire une seule soirée de
spectacle. Combien de dollars ont aussi été versés en rémunération de toutes
sortes à certains organisateurs? Cela expliquerait pourquoi il se défend et
défend si âprement la SNQO, pourquoi il s’en prend si vicieusement à
l’organisation des grandes festivités nationales du Québec en Outaouais,
Impératif français, dont l’essentiel des réalisations repose sur le
bénévolat. Son portefeuille et certains intérêts personnels sont en cause
ici!

Dans son texte, il ne révèle pas non plus l’ampleur du budget total de la
SNQO pour l’organisation de la veillée de la St-Jean le 23 juin, au lac des
Fées. Il ne mentionne pas non plus combien les sociétés d’état québécoises
(Hydro-Québec, etc.) ont versé en subventions, commandites et services
additionnels au-delà des 90 000 $ du gouvernement du Québec. On peut
facilement imaginer que le budget total approcherait les 150 000 $ pour "une
seule" soirée de festivités.

M. d’Entremont oublie délibérément de dire que la subvention versée par la
ville de Gatineau à Impératif français est pour non pas une seule, mais
quatre journées entières de festivités, lesquelles accueillent les grands
artistes du Québec et d’ailleurs, alors que les 20 000 $ que verse la Ville
de Gatineau à la SNQO sont pour une seule soirée de spectacles mettant en
scène des artistes peu connus, sauf un.

Ma fête nationale sur le petit ou un grand écran, style ciné-parc, comme
cela sa passe au lac des Fées à écouter des discours, ça ne m’intéresse
vraiment pas. Je préfère débourser un petit 5 $ et fêter ma fête nationale à
voir et à écouter les grands artistes du Québec et les gens de la région.

Au lieu de s’en prendre jalousement à ceux qui réussissent, M. d’Entremont
serait mieux avisé de bien faire son travail de producteur de spectacles. Un
stage "à titre de bénévole" au sein de l’organisation des grandes festivités
nationales du Québec, l’Outaouais en fête, pourrait sûrement l’aider à cet
égard. Lors de la rédaction de son texte, il avait sûrement oublié le thème
de la fête cette année: "Si on se lançait des fleurs!"

Annick Deschamps,
bénévole,
Gatineau

N.B. Ce texte écrit à titre personnel n’engage en rien Impératif français,
l’organisateur des grandes festivités nationales du Québec, l’Outaouais en
fête.