SERVICES EN ANGLAIS

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Québec – Le gouvernement du Canada invité à «aider» Gatineau !

Le député de Chapleau et porte-parole de l’opposition officielle du Québec
en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier
( bpelletier@assnat.qc.ca ),
souhaite que le gouvernement fédéral «vienne en
aide» à la Ville de Gatineau afin qu’elle «améliore ses services offerts aux
anglophones». La demande du député fait suite à l’octroi, jeudi, de 2,5
millions $ de Patrimoine canadien à la Ville d’Ottawa afin qu’elle offre
plus de services aux francophones.

«Je pense que Gatineau verrait d’un bon oeil une subvention de quelques
centaines de milliers de dollars pour l’aider à assumer ses responsabilités
et ses choix (sic). La Ville pourrait bénéficier d’une aide financière, car
elle a démontré une volonté de mieux servir ses citoyens anglophones», a
expliqué Benoît Pelletier.

Selon lui, l’argent pourrait servir à la traduction de documents, d’avis
publics et de règlements municipaux dans les deux langues officielles .

Le député se réjouit de l’initiative de Sheila Copps, ministre du Patrimoine
canadien, et de Stéphane Dion, ministre des Affaires intergouvernementales
et ministre responsable des langues officielles, dans le dossier du
bilinguisme de la Ville d’Ottawa. «Mais je ne remets pas en cause le fait
que la Ville de Gatineau soit francophone, a-t-il précisé. Je laisse le soin
aux élus municipaux de décider du degré des services bilingues qui doivent
être offerts.»

De son côté, le maire Yves Ducharme se dit prêt à accepter toute initiative
du gouvernement fédéral ou subvention d’appoint visant à améliorer les
services aux anglophones à Gatineau. «Tout le dossier est actuellement à
l’étude. Ce n’est pas impossible de voir les choses fonctionner», a-t-il
indiqué.

Le maire a déjà rencontré Dyane Adam, la commissaire aux langues
officielles, à ce sujet. Il a également discuté de la question avec Bob
Chiarelli, le maire d’Ottawa, et Marcel Proulx, le député fédéral de
Hull-Aylmer.

Yves Ducharme croit que l’aide financière pourrait notamment servir à la
traduction d’avis publics. «Si on le fait systématiquement, on évalue nos
besoins à 50 000 $ ou 60 000 $ par année, soit 250 000 $ ou 300 000 $ sur
cinq ans», estime le maire.

Il rappelle toutefois que l’application de cette aide financière devrait se
faire dans le respect de la loi 101. «Gatineau doit rester une ville
francophone. ça c’est acquis pour tout le monde, même pour les anglophones.
(sic)»

à la suite de la fusion, la Ville a conservé les politiques linguistiques en
vigueur dans les anciennes municipalités, notamment celles d’Aylmer et de
Masson-Angers pour les services en anglais.

Source de l’information : Le Droit


Commentaires :

Rappelons au «penseur» libéral que selon la Charte de la langue française il
n’y a qu’une seule langue officielle au Québec: le français.

Compte tenu de l’anglicisation galopante de l’Outaouais québécois, il nous
semble que le député Pelletier devrait plutôt lutter pour consolider le fait
français de Gatineau et pour que les francophones soient traités
équitablement, particulièrement dans le Pontiac.

Jacques Poisson
jjlp@sympatico.ca

Courriel du député Benoît Pelletier:
bpelletier@assnat.qc.ca

(Le 20 avril 2002)