RADIO-CANADA

RADIO-CANADA
ombudsman@radio-canada.ca

Par la présente, je me plains… Radio-Canada a un devoir envers la
francophonie, et un devoir d’information envers les Canadiens, notamment
les Québécois, mais pas exclusivement, il va de soi, en ce qui a trait à la
présence internationale du français. Or on a oblitéré la place de celle-ci
hier, et j’ai pris la SRC en flagrant délit de désinformation — consciente
ou non…

Alain LaBonté
Athènes
alb@iquebec.com

Actuellement en voyage en Europe, je note ce matin (par l’intermédiaire
de TV5) le traitement différent accordé au français dans les nouvelles
internationales par d’une part le réseau de télévision de la Société
Radio-Canada et d’autre part celui de France 2.

à France 2, on fait bien entendre les déclarations en français du
responsable (suédois) des inspecteurs envoyés en Iraq constater la présence
d’armements de destruction massive.

Au réseau français de Radio-Canada (télévision), le même responsable
parle anglais (à aucun moment on ne nous présente un seul mot de français
qu’il aurait prononcé), et on le laisse parler suffisamment longtemps en
anglais pour donner une forte impression sur le caractère sérieux de
l’anglais langue internationale. Il aurait été pourtant si important pour
les Québécois de savoir qu’il s’exprimait en français impeccable.

Le Canada, pays francophone (officiellement), ne devrait-il pas rendre
au français la place qui lui revient et surtout informer médiatiquement
les Québécois (et autres Canadiens, francophones — ou même les autres qui
regardent la télé en français) que le français a encore sa place sur la
scène internationale ?

Dans ce cas, soit l’on fait semblant que seul le message est important
et non son véhicule linguistique, soit l’on oblitère sciemment que
l’inspecteur général danois s’exprime aussi français dans ses déclarations
officielles. Je serais étonné que cela soit une décision innocente de la
part du service des nouvelles de Radio-Canada.

Alain LaBonté
Athènes

(Ce texte est extrait du groupe de discussion Langue-fr le 19 novembre 2002)