PROMOTION DE L’ANGLAIS AU QUÉBEC

PROMOTION DE L’ANGLAIS AU QUéBEC
Les cégépiens devront réussir l’examen d’anglais pour obtenir leur diplôme.

Le texte suivant de Marie-Andrée Chouinard extrait de l’édition du vendredi
27 septembre 2002 du journal Le Devoir confirme, une autre fois, les visées
anglicisantes de la Commission des états généraux sur «la situation et
l’avenir de la langue française au Québec» et du gouvernement du Québec.

Test d’anglais obligatoire à la sortie des cégeps

Pour obtenir un diplôme d’études collégiales, les cégépiens devront bientôt
démontrer non seulement leur maîtrise de la langue d’enseignement mais aussi
des compétences minimales dans la langue seconde, a décidé le ministère de
l’éducation.

Pour faciliter l’apprentissage de cette langue chez les plus faibles, le
gouvernement compte aussi modifier l’offre des cours complémentaires de
manière à y inclure la langue seconde, a appris Le Devoir.

En plus d’une épreuve ministérielle en langue d’enseignement et littérature
et l’épreuve synthèse de programme, administrées en fin d’études collégiales
et elles aussi liées à l’obtention du DEC, les étudiants du collège devront
donc s’astreindre dès 2008 à la réussite d’un autre examen dans la langue
seconde, faute de quoi ils n’auront pas de diplôme à épingler au mur.

Ces nouvelles mesures sont incluses dans un document intitulé Lire, écrire,
communiquer… réussir, un plan d’action du ministère de l’éducation (MEQ)
sur l’apprentissage de la langue d’enseignement et de la langue seconde
dévoilé sans grand bruit en décembre dernier. (…)

Des recommandations formulées l’an dernier par la commission Larose et la
Commission d’évaluation de l’enseignement collégial sont à la source de ces
modifications. (…)

«Au collégial, le défi consiste à renforcer la maîtrise de l’anglais, langue
seconde, en poursuivant les efforts déployés aux ordres d’enseignement
précédents, en prévision de l’entrée des élèves sur le marché du travail ou
à l’université», explique-t-on d’entrée de jeu dans Lire, écrire,
communiquer… réussir !.

Dans la foulée de la réforme de l’éducation, qui bat son plein au primaire,
des mesures ont déjà été propulsées au primaire pour améliorer
l’apprentissage de l’anglais : dorénavant, l’anglais est inscrit au
programme dès la 3e année du primaire et l’avènement de la réforme au
secondaire devrait gonfler aussi les heures d’enseignement dédiées à la
langue seconde.

Les intentions du ministère prévoient aussi une intervention pour soutenir
les enseignants en anglais, langue seconde. Dans le but de former de
meilleurs spécialistes, on souhaite par exemple que les universités
recommandent «une maîtrise parfaite de la langue anglaise à l’oral et à
l’écrit» des finissants pour l’obtention du brevet d’enseignement en
anglais.

Tout le texte du Devoir est accessible à :

http://www.ledevoir.com/2002/09/27/10066.html

(Le 29 septembre 2002)