PLAN PLURIANNUEL D’ACTION POUR LE FRANÇAIS EN PRÉPARATION DE L’ÉLARGISSEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE

PLAN PLURIANNUEL D’ACTION POUR LE FRANçAIS EN PRéPARATION DE L’éLARGISSEMENT DE L’UNION EUROPéENNE

 

Les gouvernements français, luxembourgeois et celui de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, en partenariat avec l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, s’engagent à réaliser un plan pluriannuel en faveur du développement de la langue française, dans le contexte pluriculturel et plurilingue des institutions de l’Union européenne.

 

 

Ce plan comporte quatre volets:

 

1) formation en français

 

– des diplomates, fonctionnaires et agents des pays candidats à l’adhésion qui travaillent en liaison avec les institutions de l’Union européenne et qui sont chargés de l’application et de la mise en oeuvre de l’acquis communautaire,

 

– des fonctionnaires des institutions européennes (administrateurs, interprètes et traducteurs);

2) formation des interprètes francophones des pays candidats à l’adhésion et formation aux langues de ces pays des interprètes de langue française des institutions de l’Union européenne en liaison notamment avec le service commun interprétation-conférences (SCIC) de l’Union Européenne et le service d’interprétation du Parlement européen;

 

3) formation de traducteurs francophones des institutions de l’Union européenne aux langues des pays candidats à l’adhésion et formation au français de traducteurs de ces pays, en liaison avec les services de traduction de la Commission européenne, du Conseil de l’Union européenne, de la Cour de Justice et du Parlement européen;

 

4) développement des technologies de l’information et de la communication pour favoriser l’usage du français comme langue de travail des institutions de l’Union européenne.

 

Ce document comporte un descriptif des actions déjà réalisées par les partenaires du plan ou en cours. Il ne recense pas les actions menées en français par les partenaires du plan dans le cadre des diverses coopérations thématiques et techniques bilatérales ou multilatérales avec les pays candidats.

 

Il sera complété chaque année par une annexe définissant les actions envisagées et les financements y afférents à partir de 2002.

 

1 – formation en français des fonctionnaires des pays candidats à l’adhésion et des fonctionnaires des institutions européennes

 

a) Une offre diversifiée de formation

 

Depuis 1994, le ministère français des affaires étrangères a mis en place un programme de formation à destination des fonctionnaires des pays partenaires de la France au sein de l’Union européenne et des pays candidats à l’adhésion, afin de:

 

– promouvoir la connaissance de la langue française auprès de ces fonctionnaires dont certains seront appelés, au cours de leur carrière administrative, à exercer des fonctions dans les missions ou représentations permanentes de leur pays à Bruxelles ou au sein des instances européennes qui sont implantées dans des villes entièrement ou partiellement francophones;

 

– mieux faire connaître les institutions françaises.

 

Ce programme s’organise de la manière suivante:

 

1 – mise en place de cours spécifiques dans les différentes emprises culturelles françaises (instituts, centres culturels, alliances françaises) des capitales des pays de l’Union et des pays candidats à l’adhésion;

 

2 – création, avec la Communauté française Wallonie-Bruxelles et la Commission communautaire française, du «Centre européen de la langue française» (CELF), dont la gestion a été confiée à l’Alliance française de Bruxelles. Son rôle principal est de répondre aux demandes des fonctionnaires des institutions de l’Union européenne ainsi que des missions et des représentations permanentes, dans le domaine de la formation linguistique et aussi dans celui de l’information sur la France et Wallonie-Bruxelles. Par ailleurs, ce centre coordonne au plan pédagogique les différentes formations linguistiques mises en place dans les pays de l’Union et les pays candidats et participe à l’attribution des crédits du fonds d’intervention pédagogique par l’examen des demandes formulées par les postes diplomatiques français. Il organise également à Bruxelles et dans les postes diplomatiques concernés des stages pour fonctionnaires des pays membres et des pays candidats.

 

3 – mise en place de stages de formation pour des fonctionnaires de la Commission européenne et pour des cadres et diplomates des pays candidats à l’adhésion.

 

Ces stages de formation sont désormais proposés aussi bien aux fonctionnaires (administrateurs, mais aussi traducteurs et interprètes) déjà en poste dans les instances communautaires qu’à des fonctionnaires venant des pays candidats à l’adhésion.

 

En 2000, trois formations ont été offertes:

 

– deux stages intensifs de formation à l’expression écrite en français pour des administrateurs de la Commission européenne et du Conseil, comportant une formation linguistique à Bruxelles et un stage à Paris du 26 au 30 juin;

– un stage de «ressourcement» pour les interprètes (du 28 août au 1er septembre).

 

En 2001, 6 stages ont été organisés:

 

– deux stages à destination des administrateurs principaux et administrateurs de la Commission (à Bruxelles et à Paris, du 25 au 29 juin) et du Conseil (à Bruxelles);

– un stage à destination des traducteurs de la Commission européenne (du 10 au 14 septembre, à Paris);

– un stage pour les diplomates des pays candidats en poste dans les missions diplomatiques placées auprès de l’Union européenne à Bruxelles (du 18 au 23 novembre, à Paris);

– un stage à destination des fonctionnaires chargés des dossiers de l’agriculture dans les pays candidats (du 22 au 26 octobre, à Paris);

– un stage à destination des journalistes des pays candidats, (du 3 au 7 octobre à Varsovie).

Par ailleurs, depuis plusieurs années, la Communauté française, via le CGRI, a développé divers programmes de recyclages linguistiques de publics spécifiques des pays candidats. C’est ainsi que, depuis 1995, le CGRI a chargé l’Institut linguistique de l’université de Mons-Hainaut d’organiser un stage annuel d’été de français de spécialité consacré aux relations internationales. Ce stage est destiné aux diplomates et fonctionnaires, principalement des pays candidats

b) un stage multilatéral pour les cadres et diplomates des pays candidats à l’adhésion

 

Depuis 1999, le ministère français des affaires étrangères, les ministères luxembourgeois de la culture et des affaires étrangères et le CGRI, avec le concours de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, proposent aux pays candidats un programme spécifique consacré à la découverte des réalités francophones des trois villes sièges des institutions politiques européennes comme à la place du français dans ces institutions. En 2000-2001, l’offre s’est élargie à la Turquie.

 

Un premier stage multilatéral s’est déroulé en trois sessions d’une semaine chacune en 1999-2000.

 

Il a été reconduit en 2000-2001 selon le calendrier suivant:

 

– du 27 novembre au 1er décembre 2000 à Strasbourg,

– du 18 au 23 mars 2001 au Luxembourg,

– du 24 au 28 septembre 2001, pendant la présidence belge, à Bruxelles.

 

Le programme 2001-2002 a débuté par une session qui s’est tenue à Strasbourg, du 9 au 14 décembre 2001.

Deux autres sessions suivront: en mars 2002, à Luxembourg, en mai 2002, à Bruxelles.

 

c) Formation linguistique des fonctionnaires au sein des institutions européennes.

 

Des réunions de concertation seront organisées par toutes les Parties prenantes avec les services chargés de la formation linguistique des fonctionnaires des institutions européennes afin de prendre en compte l’évolution des demandes.

 

Dans le cadre de la promotion de la langue française auprès des fonctionnaires des institutions européennes, un programme d’aide à la rédaction administrative sera mis en ligne en 2002 par le ministère français des Affaires étrangères.

 

2 – Formation au français des interprètes des pays candidats à l’adhésion et formation aux langues de ces pays des interprètes francophones

 

Ce volet concerne l’interprétation de conférences et a pour objectif de préparer la place du français dans une Union élargie aux pays candidats à l’adhésion afin notamment que notre langue puisse être une langue-pivot pour l’interprétation vers et à partir des langues de ces pays.

 

Les actions conduites dans ce cadre regroupent les autorités nationales (gouvernements français, luxembourgeois et de la Communauté Wallonie-Bruxelles), le Service commun interprétation-conférences (SCIC) de la Commission européenne, des établissements supérieurs d’enseignement de l’interprétation de conférence français et de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, ainsi que l’Agence intergouvernementale de la Francophonie. Ces actions sont menées en association avec des établissements supérieurs d’enseignement de l’interprétation de conférence ou des centres de formation de pays tiers et, notamment, de pays appelés à rejoindre l’Union européenne, ainsi que divers organismes spécialisés dans l’organisation de formations linguistiques.

 

Les actions consistent dans la mise en place de modules de formation adaptés:

 

– formations de courte durée pour les étudiants des écoles des pays candidats leur permettant de prendre contact avec la réalité du fonctionnement des institutions communautaires et de se familiariser avec les techniques de l’interprétation,

– formations approfondies pour des étudiants, d’une durée de 6 à 9 mois, dans le cadre de la coopération entre les établissements d’enseignement français et luxembourgeois, ceux de la Communauté Wallonie-Bruxelles ainsi que ceux des pays candidats;

– stages de formation de formateurs d’interprètes, axés sur la connaissance des institutions de l’Union européenne et les techniques pédagogiques utilisées par les écoles françaises et de la Communauté Wallonie-Bruxelles partenaires (lieu: Bruxelles ou Strasbourg);

– formations de courte durée pour des interprètes visant le perfectionnement aux techniques de l’interprétation et l’amélioration des connaissances sur le fonctionnement des institutions (lieu: dans les pays candidats à l’adhésion ou dans les établissements d’enseignement français de la Communauté française Wallonie-Bruxelles);

– octroi de bourses pour des stages de perfectionnement de courte durée aux interprètes francophones des institutions de l’Union européenne apprenant les langues des pays candidats;

– le cas échéant, formations complémentaires, par exemple, sur les techniques documentaires ou les technologies de l’information et de la communication.

 

Un dispositif de sélection des candidats est prévu, notamment pour les étudiants, qui associe les différents partenaires du plan et les représentations diplomatiques. Une attestation de suivi des formations est délivrée aux participants par l’établissement d’enseignement ou l’organisme chargé de la formation.

 

Par ailleurs, compte tenu de l’environnement linguistique, les interprètes des pays candidats ont un besoin manifeste de contacts avec des locuteurs francophones. Pour favoriser ce contact, les emprises culturelles des partenaires dans les pays concernés auront instruction de faciliter l’accès des interprètes à toutes les manifestations culturelles et linguistiques organisées sur place et de veiller à ce que les orateurs de langue française, quelle que soit leur spécialité, interviennent régulièrement dans les établissements de formation d’interprètes de ces pays.

 

Les actions mises en place et les financements qui les accompagnent font l’objet d’un protocole annuel entre les partenaires du plan.

 

Le protocole 2000 prévoyait notamment une première action de formation pour les enseignants des filières d’interprétation des pays d’Europe centrale et orientale (formation de formateurs d’interprètes des PECO), du 5 au 12 novembre: 2 enseignants pour chacun des 10 pays étaient concernés. Cette formation a été organisée par le Centre européen de langue française – Alliance française (CELF) de Bruxelles avec la participation des écoles d’interprètes belges et françaises et du SCIC. Elle a été prise en charge par la France, (ministère de la culture -DGLF- et ministère des affaires étrangères – DGCID) l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et le SCIC.

 

En 2001, une action de formation à l’interprétation (retour d’une langue de moindre diffusion vers le français) en faveur de jeunes interprètes des pays candidats s’est déroulée à Varsovie du 8 au 15 juillet. Comme précédemment, l’organisation du stage a été confiée au CELF et a associé les écoles françaises et de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, ainsi que le SCIC. Son financement a été assuré par les autorités françaises, de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et le SCIC.

 

Une première évaluation du dispositif a été effectuée le 19 décembre 2000, la prochaine aura lieu fin janvier 2002. Chaque action fera l’objet d’une évaluation. La poursuite des actions engagées et leur financement seront déterminés en fonction d’une évaluation annuelle.

 

3 – formation de traducteurs francophones aux langues des pays candidats à l’adhésion et formation au français de traducteurs de ces pays en liaison avec le service de traduction de la Commission européenne

 

Plusieurs types d’actions sont menés:

 

Bourses Balzac:

 

Les ministères français des affaires étrangères (DGCID) et de la culture (DGLF) ont décidé d’accompagner la formation linguistique des traducteurs francophones de la Commission aux langues des pays candidats à l’adhésion, afin de maintenir au français, face aux langues déficitaires, le statut de «langue pivot» pour les traductions. à titre expérimental, en 1999, huit traducteurs ont suivi des formations en juillet et août dans les pays concernés (Estonie, Pologne, République tchèque, Hongrie, Finlande). Dans le cadre du présent plan, il a été décidé de poursuivre et d’amplifier l’opération. En 2000, 17 traducteurs ont suivi ces formations, dans 6 pays (ceux de 1999 plus la Slovénie). Cette opération a été renouvelée en 2001 en faveur des traducteurs de la Commission.

En 2001, les moyens prévus pour le financement des bourses Balzac ont été utilisés pour la formation de traducteurs des pays candidats, la formation aux langues des pays candidats des traducteurs de la Commission ayant été prise en charge par la Commission.

Ainsi deux stages d’une semaine ont été organisés fin novembre, à Bruxelles, par le service de traduction de la Commission et le CELF, pour une vingtaine de traducteurs, ressortissants des pays candidats.

Le 16 mai 2001, une évaluation du dispositif a été effectuée avec le service de traduction de la Commission. Son extension pourrait être prévue aux traducteurs d’autres institutions partenaires (Conseil, Cour de Justice…).

 

Séminaires régionaux

 

En vue de former également des traducteurs des pays membres et des pays candidats à l’adhésion, un premier séminaire a été organisé du 9 au 13 mai 2001 à Bucarest en faveur de traducteurs originaires des 6 pays suivants: Bulgarie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Roumanie et Turquie. Ce stage, organisé par le CELF, a associé une école française de traduction et d’interprétation et le service de traduction de la Commission européenne; il comportait, notamment, une information sur la formation au métier de traducteur dans les pays de l’Union, les outils et leur évolution récente, la pratique de la traduction dans les institutions de l’Union européenne. Ce séminaire a été financé par le ministère français des affaires étrangères (DGCID).

Traduction de l’acquis communautaire

 

Le service de traduction de la Commission européenne met en place en juillet 2002 une antenne chargée de vérifier la traduction de l’acquis communautaire dans chacun des pays candidats. Les partenaires rechercheront, via leurs postes diplomatiques des spécialistes francophones dans les pays concernés, et communiqueront au service de traduction, les coordonnées de ceux d’entre eux qui correspondent aux besoins desdites antennes. Ils veilleront à appeler l’attention des intéressés sur les avis de recrutement qui seront diffusés par la Commission pour la constitution des équipes nécessaires.

 

à l’avenir, des modules de formation plus ciblés pourraient être mis en place, en concertation notamment avec la task-force «élargissement» du service de traduction de la Commission:

– formation de courte durée pour les étudiants en traduction des pays candidats leur permettant de prendre contact avec la réalité du fonctionnement des institutions communautaires et de se familiariser avec les techniques de traduction;

– stages de formation de formateurs de traducteurs: un stage sur l’adaptation des cursus de formation des traducteurs dans les pays candidats pourrait être mis en place rapidement;

– formation de courte durée pour des traducteurs des pays candidats visant le perfectionnement aux techniques de la traduction: certains d’entre eux pourraient être accueillis au sein des unités de langue française de la Commission dès le second semestre 2001;

– formation à la terminologie spécifique sur l’acquis communautaire

– formations complémentaires, par exemple sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

4 – Utilisation des technologies pour favoriser l’usage du français comme langue de travail des institutions de l’Union européenne

 

Les organisations européennes font un large appel aux technologies de l’information et de la communication dans leur travail et disposent d’outils performants. Le plan pluriannuel pour le français prévoit de s’appuyer sur les nouvelles technologies pour renforcer la place du français comme langue de travail.

 

Une information sur les ressources disponibles

 

Il est prévu d’informer les bénéficiaires du plan et, notamment, les fonctionnaires des institutions européennes, sur les ressources disponibles sur l’internet et de leur suggérer d’établir des liens avec les sites où celles-ci sont accessibles, notamment le portail «franc-parler» destiné aux professeurs de français (www.franc.parler.org), le site de l’internet de la DGLF (www.dglf.culture.gouv.fr) ainsi que les banques de données terminologiques existantes et, ultérieurement, IATE.

Les outils facilitant le travail en français

 

Ce volet du plan concernera aussi l’identification d’outils facilitant le travail en français et permettant d’améliorer la qualité rédactionnelle des documents en français. Il pourrait, le cas échéant, favoriser leur mise en place éventuelle auprès des agents intéressés des institutions européennes

 

Dans cette perspective, une réflexion a été conduite, en 2000, sur les conditions dans lesquelles un correcteur orthographique pourrait favoriser la traduction et la rédaction en français. 50 licences d’un correcteur, financées par le gouvernement français, ont été mises à la disposition d’agents des institutions européennes, en 2001, afin de faire un test sur l’intérêt et la faisabilité d’un projet de cette nature. Si cette expérience se révèle positive, les partenaires du plan pourraient demander à l’Agence intergouvernementale de la Francophonie de soutenir une mise à disposition plus large d’un outil de ce type auprès des traducteurs et des rédacteurs des institutions européennes et, éventuellement, d’autres organisations internationales.

 

De même, la version parue sur cédérom de la 4è édition du «Nouveau Dictionnaire des difficultés du français moderne» (J. Hanse/D. Blampain) a été adressée durant le second semestre 2001, dans le cadre de la Présidence belge de l’Union, par la Communauté Wallonie-Bruxelles au SCIC, au service de traduction de la Commission et au CELF aux fins d’obtenir une expertise de cet outil de travail par des agents des institutions européennes. Un bilan de l’expérience sera présenté fin janvier 2002 aux partenaires du plan d’action.

 

Ce volet du plan visera également le développement d’outils d’aide à la traduction et de traduction automatique entre le français, les autres langues officielles de l’Union et les langues des pays candidats

 

Une évaluation globale des actions conduites dans le cadre du plan sera faite chaque année et la liste des bénéficiaires sera dressée à cette occasion, afin de constituer progressivement un annuaire des personnes ressources dans les pays candidats, qui sera financé par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie.

Les représentants des Parties, ont signé le présent accord et y ont apposé leur sceau.

Fait à Paris, le 11 janvier 2002 en quatre exemplaires, en langue française.

Pour le Gouvernement de la
République française
Pour le Gouvernement de la
Communauté française Wallonie-Bruxelles
Charles JOSSELIN
Ministre délégué à la Coopération
et à la Francophonie
Hervé HASQUIN
Ministre président chargé de
l’International

Pour le Gouvernement du
Grand-Duché du Luxembourg

Pour l’Agence intergouvernementale
de la Francophonie

Erna HENNICOT-SCHOEPGES
Ministre de la Culture,
de l’Enseignement et de la Recherche
Roger DEHAYBE
Administrateur Général

(Ce texte nous a été communiqué par notre correspondante Mme Anna-Maria Campogrande, Anna-Maria.Campogrande@cec.eu.int )