MINORITÉ FRANCOPHONE EN FLANDRE

MINORITé FRANCOPHONE EN FLANDRE
Définir la notion de «minorité nationale».

L’APFF rencontre Lili Nabholz-Haidegger

Bruxelles, le 18 janvier 2002 – L’Association pour la Promotion de la
Francophonie en Flandre (APFF asbl) a rencontré aujourd’hui Lili
Nabholz-Haidegger, l’envoyée spéciale du Conseil de l’Europe, chargée
d’établir un rapport au sujet des minorités dans notre pays.

Rappelons que la Belgique, qui a signé la Convention-cadre sur la protection
des minorités en juillet dernier, doit encore définir la notion de "minorité
nationale" et désigner le ou les territoires auxquels s’appliquera ladite
convention, avant de ratifier le document final.

L’APFF, par l’intermédiaire de son directeur, Edgar Fonck, a tenu a faire
part à la rapporteuse du Conseil de l’Europe de ses remarques concernant la
situation de la minorité francophone au nord de la frontière linguistique.

"Trop souvent, lorsqu’il est question de minorité en Flandre, il est fait
uniquement allusion aux 120.000 francophones de la périphérie de Bruxelles.
Combien de temps continuera-t-on à ignorer la présence de 300.000
francophones sur l’ensemble du territoire flamand?

En 2001, grâce à la participation d’une soixantaine d’associations
culturelles, l’APFF a pu proposer plus de 400 activités en français dans
l’agenda de son magazine ‘Nouvelles de Flandre’. Force est de constater que
la langue française est bien vivante dans toute la région flamande.
Malheureusement, suite à l’arrêt de la Cour d’arbitrage du 17 mai 2000, un
nombre croissant d’associations connaît des difficultés financières.

Se fondant sur le principe de territorialité, le gouvernement flamand
interdit à la Communauté française d’aider les associations francophones,
dont l’existence même atteste du fait qu’elles répondent à un besoin. Il est
clair que les flamands veulent avoir ainsi la mainmise sur toute la vie
culturelle francophone pour la contrôler.

Nous estimons que les francophones doivent avoir le droit, en dehors de
toute préoccupation politique, d’organiser eux-mêmes leur vie culturelle. Le
français est comme le néerlandais et l’allemand, une de nos langues
nationales. Nous refusons qu’elle ait, chez nous, en Flandre, un statut de
langue étrangère ou que la francophonie devienne une culture de seconde
main.

Dès lors, une ratification, sans restriction, de la Convention-cadre sur la
protection des minorités s’impose, pour permettre à la diversité culturelle
d’être une source, non de division, mais d’enrichissement mutuel."

A propos de l’APFF

L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne
poursuit aucun but politique et n’entend nullement remettre en cause le
statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français,
l’une de nos langues officielles, ait droit de cité en Flandre au même titre
que toute autre langue. Elle désire en outre développer des relations
harmonieuses avec les autres cultures. L’APFF ne représente pas les
francophones de Flandre; elle s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la
langue et à la culture françaises.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique
Téléphone: +32(0)59.23.77.01
Télécopie: +32(0)59.23.77.02
Courriel: apff@dmnet.be
Site: http://www.dmnet.be/ndf

(Le 19 janvier 2002)