LONGUEUIL, VILLE FRANÇAISE

LONGUEUIL, VILLE FRANçAISE
Rien n’oblige une municipalité du Québec à communiquer en anglais avec ses
citoyens. Selon l’OQLF, n’utiliser que le français constitue « une pratique
normale pour ceux et celles qui veulent contribuer à faire du français la langue
normale et habituelle des communications publiques au Québec et non une exigence
de la Charte. »

Voici la réponse de la Ville de Longueuil à mon courriel (

http://www.imperatif-francais.org/parole.html#POLITIQUE
) sur la politique
linguistique de la troisième ville en importance du Québec. Mes réactions sont
en foncé!

Bonne lecture,
Jeffrey George,

Spécialiste en anglais, langue seconde
jeffreyleprof@hotmail.com

—– Original Message —–
From: "Carole Marcil" (
carole.marcil@ville.longueuil.qc.ca
)
Ville de Longueuil
Sent: Tuesday, December 17, 2002 3:57 PM
Subject: politique linguistique

Bonjour monsieur George,

Nous avons pris connaissance de votre courriel et nous vous en remercions.

En tout temps, la Ville de Longueuil s’engage à communiquer dans un
français de qualité aux citoyens et citoyennes, actuels ou futurs. Les
communications en français doivent être accessibles partout, en tout temps
et prioritairement.
JEFF: Bravo! Cela signifie que je n’entendrai plus d’anglicismes
comme "seconder" et "siéger sur un comité" lors des assemblées
générales de la ville!

La Ville de Longueuil utilise le français sur tout son territoire, sauf
dans l’arrondissement de Greenfield Park où la pratique du bilinguisme est
requise car l’arrondissement a le statut officiel bilingue.
JEFF: Malheuresement, cette pratique ne semble pas toujours requise
dans la fonction publique à Ottawa!

Le bilinguisme à Saint-Lambert fait partie de l’héritage de Saint-Lambert
et ce, suite à une époque (fin des années 50) où cette ville était à
prédominance anglophone de l’ordre de 75% par rapport aux francophones qui
étaient de l’ordre de 25%. Tous les services étaient offerts dans les
deux langues.
JEFF: Puis au Manitoba? Le fait français ne fait pas partie de l’héritage
de cette province? Pourtant, on a tout fait pour affaiblir la réalité
francophone
du Manitoba. C’est triste et injuste que la MINORITé anglophone
de Saint-Lambert soit mieux desservie que les francophones de Winnipeg!

C’est dans le respect de ces traditions que l’arrondissement en bénéficie
encore. Sachez que ce n’est pas une décision officielle nous sommes à
l’élaboration de notre politique de la langue d’usage pour la nouvelle
Ville de Longueuil. Cette politique devrait être en vigueur en début d’année.

JEFF: J’aimerais que Longueuil soit une ville de langue française.
Combien y’a-t-il de villes anglophones de 300 à 400 mille personnes
au Canada? Les anglophones de la rive-sud n’ont qu’apprendre le français!

Recevez nos plus cordiales salutations.

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Carole Marcil
Chef affaires publiques et communications
Cabinet du maire et du comité exécutif
Ville de Longueuil
2001, boul. Rome
Brossard (Québec) J4W 3K5
Tél.: (450) 923-6764
Téléc.: (450) 923-6798
Courriel :
carole.marcil@ville.longueuil.qc.ca

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NDLR – Rien n’oblige une municipalité du Québec à communiquer en anglais avec
ses citoyens. M. Gérald Paquette, Chef du Services des communications de
l’Office québécois de la langue française, écrivait tout récemment concernant :
«… la politique québécoise visant à faire du français la
langue commune. J’ai insisté sur le fait qu’il était bien normal pour les
municipalités non reconnues «bilingues» de n’utiliser que le français dans leurs
textes et documents à l’intention des citoyens.» Il ajoutait que selon lui le
choix de n’utiliser que le français constituait « une pratique normale pour ceux
et celles qui veulent contribuer à faire du français la langue normale et
habituelle des communications publiques au Québec et non une exigence de la
Charte.
»

(le 17 décembre 2002)