LES SERVICES DE SANTÉ AU QUÉBEC

LES SERVICES DE SANTé AU QUéBEC
« La guerre du français se vit au quotidien dans notre travail.»

Gertrude Millaire
gmillaire@ireseau.com

Est-il encore possible aujourd’hui de travailler
en français? De recevoir de la formation en français? De se faire soigner en
français?

Avec la venue des nouvelles technologies dans
les hôpitaux, nous sommes submergés par l’anglais et le gouvernement ne fait
rien… moins que rien, il les approuve.

Très simple le procédé : les grosses compagnies
comme Toshiba avec leur « Scanner » , le Tomodensitomètre arrive au Canada par
Vancouver, ce qui les autorise, après, à répandre leurs bestioles anglaises à
travers la belle province.

J’ai vu pire en fin de semaine dernière lors
d’une formation donnée par « l’Ordre des technologues en radiologie du Québec »
(OQTR) et payée par le syndicat: on nous a présenté un film pour nous
sensibiliser aux réactions au colorant en radiologie, uniquement en anglais,
aucun sous-titre français… et personne n’a réagi. C’est devenu une façon de
faire normale au Québec de nous donner notre formation en anglais. ( à noter
toutefois que l’OTRQ nous oblige à leur débourser une cotisation annuelle de
plus de 300$ par année; sinon impossible de pouvoir pratiquer et travailler au
Québec…?????)

De plus, cette même association a un site
Intente et cette fois, bien sûr, même si cela nous coûte cher, pense à son
image, à nos minorités: son site est bilingue (http://www.otrq.qc.ca/).
Je n’ai rien contre le bilinguisme, mais j’aimerais qu’il soit réciproque et que
si l’OTRQ offre un site bilingue au Québec, je m’attends à ce que «
l’Association canadienne des technologues en radiation médicale » (http://www.camrt.ca/index.htm)
en fasse autant… Ce qui n’est pas le cas, leur site est unilingue anglais, par
manque d’argent…!!!!

Sortez un peu et allez voir. Il y a de plus en
plus de produits qui entrent dans nos hôpitaux avec des étiquettes unilingues
anglaises et souvent ce sont des produits dangereux… Mais bof! On s’en
moque… les francophones n’ont qu’à bien se tenir et lire l’anglais. Et quelle
est l’utilité de la Charte des droits de la personne? Et de la Charte de la
langue française?

Ce n’est pas tout, il est même très difficile
dans notre Québec d’avoir des soins en français. Les gens des régions éloignées
dont Cartierville, qui doivent recevoir des soins à Montréal, en savent quelque
chose. Vous resteriez bouche bée d’entendre la façon peu respectueuse de
certains médecins et membres du personnel qui s’adressent uniquement en anglais,
sans rien comprendre de son patient qui parle français. Pas vraiment possible de
vieillir en français au Québec…

Mettons donc notre énergie dans la vraie défense
de nos droits avant que nous ne soyons complètement anglicisés…