LES ÉLECTIONS QUÉBÉCOISES

LES ÉLECTIONS QUÉBÉCOISES
L’usage exclusif de l’anglais dans les «machines à voter»

Vous trouverez à l’adresse http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2001/les-machines-a-voter.html l’échange de correspondance entre la Ministre des Affaires municipales et la Métropole et le Directeur général des élections du Québec dans laquelle Impératif français dénonçait l’usage exclusif de l’anglais dans les «machines à voter» aux dernières élections municipales en posant la question suivante :

«L’usage exclusif de l’anglais dans les machines à voter est-il l’annonce de ce qui se passera aux prochaines élections dans les municipalités et aux élections générales du Québec ? Ce serait scandaleux ! »

Impératif français demandait aussi à la Commission de protection de la langue française (CPLF) d’enquêter sur ces nouvelles pratiques. Nous publions ci-après la réponse obtenue le 22 juillet 2002 de la Commission :

«La situation qui a fait l’objet de votre plainte ne constitue pas une contravention à une disposition de la Charte de la langue française. Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole nous a informé que la location de ces appareils est uniquement du ressort des municipalités. Cependant, le ministère des Affaires municipales et de la métropole, en collaboration avec le bureau du Directeur général des élections, a convenu de prendre des mesures pour informer les municipalités.»

«Un document rappelant les obligations linguistiques sera inclus lors de la mise à jour du guide des élections municipales qui sera transmis prochainement à tous les présidents d’élection par le Directeur général des élections. »

Le directeur,

Yves Larivée, pour Richard Baril

à la lumière cette réponse, les électeurs n’auront d’autres choix, si cette pratique se maintient, de déposer des plaintes auprès de la CPLF dénonçant les municipalités qui utiliseraient encore des «machines à voter» anglicisantes. Selon la Charte de la langue française, les municipalités font partie de l’Administration, et à ce titre elles sont soumises au respect de celle-ci.

Source :
Impératif français

(Le 26 juillet 2002)