LE MONDE ET LE PRIX DE LA CARPETTE ANGLAISE

PRIX DE LA CARPETTE ANGLAISE

Outré de voir son patron recevoir le Prix de la «carpette anglaise»,
le journal Le Monde se porte à sa défense.

Pour Le Monde, «l’ouverture sur le large, sur la façon de voir et de dire des
autres » serait de publier sans la moindre réciprocité – et à l’exclusion de
toute autre langue- un supplément hebdomadaire en anglo-américain !!!

Extrait du journal Le Monde du jeudi 14 novembre 2002 :

«Enfin démasqué ! Notre cher patron, très cher , très très cher patron, n’est
qu’un paillasson. Grâce soit rendue au fabuleux jury du Prix de la "carpette
anglaise"
qui, au motif de dénoncer "un membre des élites françaises"
coupable d’intelligence avec langue ennemie, a décidé cette année de décerner
cette aimable distinction au président du directoire du Monde,on veut
parler ici de Jean-Marie Colombani lui-même, alias himself.» (…)

«Donc le crime d’intelligence, voire de collaboration active avec
l’envahisseur impérialiste semble constitué. Et le drapeau étoilé flotterait
déjà sur notre pauvre marmite à cassoulet. C’est ainsi qu’on pourrait voir les
choses, dans une défense bleu horizon et bandes molletières, mots de chez nous
et baïonnette au canon. Sauf qu’évidemment, et là on rentre dans le rang
disciplinaire comme vulgaire sous-carpette, c’est tout autrement qu’on juge
cette initiative : pas du tout comme un signe de faiblesse, mais plutôt de
force. Pas du tout comme une capitulation, mais comme une ouverture sur le
large, sur la façon de voir et de dire des autres. Pas du tout comme s’il n’y
avait que Le Monde au monde, et que le français à la semelle de nos mots
formant, en pétant de trouille, le dernier pré-carré !»

Tout le texte est accessessible à l’adresse :



http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208–298221-,00.html

(Le 14 novembre 2002)