LE CANADA ANGLAIS

LE CANADA ANGLAIS
Lorsque le Canada anglais joue à la minorité !

NDLR – Afin de bien comprendre le sens de l’intervention suivante du
président des West Quebecers, il faut se rappeler que le gouvernement
fédéral verse des millions de dollars annuellement à des organismes
canadiens anglophones établis au Québec dont la mission est, entre autres,
d’oeuvrer à l’avancement et au rayonnement de la langue et la culture
canadienne et nord américaine largement majoritaires, la langue et la
culture anglaises.
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2002/pseudo-minorite.html

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Le texte suivant est extrait de la rubrique Opinion du lecteur du journal
LeDroit du 17 août 2002.

Québec a créé un nouveau contexte de droits minoritaires

Réponse aux lettres de M. Perreault et M. Nadeau (LeDroit mardi 13 août)

Comment définir une minorité? C’est la question qui semble préoccuper M.
Perreault, président du mouvement Impératif français ("Pseudo-minorité") et
M. Nadeau, du Bloc québécois ("Anglo-Québécois: quelle minorité?").

Pour sa définition, M. Perreault se fie sur une déclaration, hors contexte,
énoncée par un sous-comité de l’ONU en 1993 – il y a neuf ans. En vertu de
celle-ci, il nie l’existence même de la minorité anglophone du Québec.

M. Nadeau, lui, déclare avec certitude une présomption erronée: que la
communauté anglophone du Québec ne subit pas d’assimilation dans le contexte
québécois et, de ce fait, n’a pas besoin de la protection du fédéral.

Or, selon le recensement canadien de 1996, on peut constater que dans 75 %
des régions du Québec, il y a eu un transfert linguistique important à la
communauté francophone provenant de la communauté anglophone. La communauté
anglophone a perdu 40 % de ses effectifs depuis 1971, en partie par
assimilation.

Ces deux messieurs déplorent le rôle du fédéral à offrir du soutien à la
communauté anglophone du Québec. Mais il faut sans doute leur apprendre que
cette minorité officielle a été créée par le gouvernement du Québec au
moment où il a implanté la Charte de la langue française. Qu’elle soit
justifiée ou non, cette loi exerce une pression assimilatrice sur la
communauté anglophone du Québec tout en imposant des limites sur son
expression culturelle et sur les droits individuels.

Avec la Charte, le gouvernement du Québec a ainsi créé un nouveau contexte
de droits minoritaires dans ce pays et c’est donc pourquoi le gouvernement
canadien a étendu ses programmes de soutien à la communauté anglophone du
Québec. Malgré les protestations des messieurs Nadeau et Perreault, ce
soutien n’enlève rien à la communauté francophone.

Nous vivons dans un pays de minorités où le gouvernement fédéral doit
veiller à ce que les intérêts de la majorité n’empiètent pas sur les droits
des minorités.

C’est toujours une tâche rendue difficile, si pas impossible, par le
chauvinisme de ceux qui mettront en valeur leurs demandes en niant
l’existence des autres.

Richard Henderson, président, Association régionale des West Quebecers,
Aylmer
www.westquebecers.com
Courriel : wq@magma.ca

NDLR – C’est en connaissance de cause que l’ONU a émis l’opinion, en 1993,
selon laquelle «Les citoyens canadiens anglophones ne peuvent être considérés
comme une minorité linguistique» puisque la Charte de la langue française,
adoptée par l’Assemblée nationale du Québec en 1977, était en vigueur depuis
seize (16) ans, sans parler que l’opinion de l’ONU portait sur cette Charte.

(Le 18 août 2002)