CARTE OFFICIELLE DE L’UNION EUROPÉENNE UNILINGUE ANGLAISE

CARTE OFFICIELLE DE L’UNION EUROPÉENNE UNILINGUE ANGLAISE
Les fonctionnaires sont las de cette évangélisation suffocante et constante
en anglais.

Monsieur le président,

A regret, je dois vous signaler que la marée noire de l’anglais affecte
aussi maintenant la géographie.

Comme vous pouvez le constater par le fichier ci-joint, les cartes
géographiques de l’Europe se font désormais uniquement en anglais. Et cela
en dépit de l’existence d’onze langues officielles, de trois langues de
travail et d’une langue véhiculaire au siège de la Commission.

L’Italie, avec ses soixante millions d’habitants et même le double si on
compte tous les extra-frontaliers, avec son prestige et la fonction de
l’italien comme langue franche dans toute la Méditerranée, avec son poids
économique, politique et culturel, s’est transformée en Italy.

Avec le temps, si on les laisse faire, ils vont nous changer même le
portrait, endommageant sérieusement notre identité linguistique et
culturelle, infiltrant l’économie et le commerce de notre pays et dénaturant
la culture du monde entier.

Notez que même aux Nations unies, où les langues officielles sont
rigoureusement diffusées et protégées, l’anglais ne jouit pas d’une telle
prépondérance.

Et ici nous ne sommes pas aux Nations unies, mais dans un contexte
d’intégration qui exige respect, bonne entente et réciprocité.

Monsieur le président, les fonctionnaires sont las de cette évangélisation
suffocante et constante en anglais, à commencer par l’informatique à travers
laquelle les services responsables envoient, sans dérougir, des messages
techniques en anglais qu’une grande partie du personnel ne comprend pas
bien.

Nous avons essayé de protester, mais il n’y a aucune réponse ; sous ce
régime, les fonctionnaires n’ont plus voix au chapitre. Il existe des
services qui prétendent ne travailler qu’en anglais.

Qui a décidé cela ? Et sur quelle base juridique ? Qui a décidé, par
exemple, que les documents pour les négociations avec les pays en voie
d’adhésion sont fournis en anglais seulement ?

L’Europe, monsieur le président, est un espace de cultures complémentaires
et homogènes qui doivent chercher à réaliser une intégration harmonieuse.
L’Europe n’est pas un continent en voie de colonisation par les
Anglo-Américains.

Nous sommes en présence de forces occultes et centrifuges qui utilisent les
structures que l’Europe s’est données pour accomplir son intégration pour
d’autres buts et pour des intérêts étrangers à l’intégration européenne. Il
est de votre responsabilité de mettre fin à cet état de choses qu’il n’est
plus permis d’ignorer.

Monsieur le président, dans les domaines linguistique, culturel,
administratif, au coeur même de l’Administration publique qui devrait se
porter garante de l’intérêt général, la Commission est en train de vivre une
situation d’abus et d’impostures.

Vous ne pouvez permettre que s’éternise cette situation illégitime. Il est
nécessaire d’établir une fois pour toutes que l’anglais, dans le contexte
des institutions européennes et ‘à fortiori’ dans les états membres, est une
langue comme les autres, sûrement pas plus importante que l’allemand, que le
français ou que l’italien. Ces trois dernières sont celles des trois grands
Pays membres fondateurs dont le poids démographique, politique, économique
et culturel sous-tendent le projet européen.

Au point où nous en sommes, monsieur le président, il est nécessaire et
urgent de penser à un code de bonne conduite pour les langues, non seulement
pour la Commission ou pour les autres institutions européennes, mais aussi
pour les états membres.

Cela afin d’éviter le risque de devenir tous les "petits nègres" de l’Union
européenne sous le joug des Anglo-Américains.

Les Européens, s’ils veulent continuer à vivre et rester ensemble, devront
étudier les langues des Pays membres, et non seulement les plus faciles,
mais aussi et surtout les plus difficiles qui structurent la pensée et la
personnalité. Cela dans un esprit de respect, de communion et de
réciprocité.

Je demeure à votre disposition pour toute initiative de la Commission en ce
sens. Je vous salue et vous transmets mes souhaits les meilleurs pour
l’important travail dont vous avez la charge.

Anna Maria Campogrande
Anna-Maria.Campogrande@cec.eu.int

(Nous tenons à remercier notre correspondant M. Pierre Biacchi,
pierre34@sympatico.ca, pour la traduction en français de la lettre de Mme
Campogrande)
*********

COMMISSION EUROPéENNE
DIRECTION GéNéRALE PERSONNEL ET ADMINISTRATION

Le Directeur général
Bruxelles, le 11.06.2001
ADMIN.C.3./LV/lv D(2001) 3958

NOTE A L’ENSEMBLE DU PERSONNEL DE LA COMMISSION

Objet : Agenda 2001 Commission

J’ai souhaité adresser à l’ensemble du personnel le document cartographique
joint en remplacement de la carte reprise en page 6 de l’édition 2001 de
l’agenda Commission.

La nouvelle carte précise le statut de candidat à l’adhésion de la Turquie.

Je vous prie de bien vouloir considérer cette nouvelle version comme unique
document de référence.
Horst REICHENBACH

Annexe : Carte "L’Union européenne" (version électronique).

*************
LETTERA A ROMANO PRODI, PRESIDENTE DELLA COMMISSIONE

Signor Presidente,

sono spiacente di doverle segnalare che la marea nera dell’inglese ha
raggiunto anche la geografia.

Come lei stesso può verificare, nell’allegato, le carte geografiche
dell’Europa si fanno ormai solo in inglese, a dispetto del fatto che
esistono undici lingue ufficiali e, nonostante,
l’esistenza di tre lingue di lavoro e di una lingua veicolare del luogo in
cui siede la Commissione.

L’Italia con i suoi sessanta milioni di abitanti e anche il doppio, se si
contano tutti, con il suo prestigio e la sua funzione di lingua franca in
tutto il Mediterraneo, con il suo peso economico, politico, culturale, è
diventata Italy. Con il tempo, se lasciamo fare, ci cambieranno anche i
connotati, lei diventerà Valiantmen ed io Greatfild, con gravissimo danno
non solo per nostra identità linguistica e culturale ma per l’economia e il
commercio del nostro Paese e per la cultura del mondo intero. Non si può far
sparire l’Italia dalle carte geografiche
senza essere coscienti dei danni irreparabili che questo comporta per tutti,
non solo per gli italiani.

Mi permetto segnalarle che neanche alle Nazioni Unite, dove le lingue
ufficiali sono rigorosamente diffuse e protette, l’inglese gode di una tale
preponderanza. Eppure qui non siamo alle Nazioni Unite ma in un contesto di
integrazione che esige rispetto, connivenza e reciprocità.

Signor Presidente, i funzionari sono stanchi di questa evangelizzazione
soffocante e costante in inglese a cominciare dall’informatica, attraverso
la quale i servizi responsabili inviano, a
tutto spiano, messaggi tecnici in inglese che una grand parte del personale
non comprende bene. Abbiamo provato a protestare ma non c’è risposta alcuna,
sotto questo regime i funzionari non hanno più voce in capitolo. Ci sono
servizi che pretendono lavorare solo in inglese.

Chi lo ha deciso? E su quale base giuridica? Chi ha deciso, per esempio, che
i documenti per i negoziati con i Paesi in via di adesione si forniscono
solo in inglese?

L’Europa, Signor Presidente, è uno spazio di culture complementari e
omogenee il cui progetto è di realizzare un’integrazione armoniosa. l’Europa
non è un continente in via di colonizzazione da parte degli Anglo/Americani.

Siamo, invece, in presenza di forze occulte e centrifughe che utilizzano le
strutture che l’Europa si è data per realizzare la sua integrazione, ad
altri scopi e per interessi che sono
in contrasto con l’integrazione europea. E’ sua responsabilità porre fine a
questo stato di cose che non può essere ignorato ulteriormente.

Signor Presidente, sotto il profilo linguistico, culturale, amministrativo,
nella concezione stessa di Pubblica

Amministrazione, garante dell’interesse generale, la Commissione sta vivendo
in una situazione di abusi e di imposture. Lei non può permettere
l’eternizzarsi di questa situazione di illegittimità. E’ necessario
stabilire una volta per tutte che l’inglese, nel contesto delle istituzioni
europee e "a fortiori" negli Stati Membri è una lingua come le altre, non
certo più importante del tedesco, del francese e dell’italiano, le quali
sono le lingue dei tre grandi Paesi Membri fondatori il cui peso
demografico, politico economico e culturale è alla base del progetto
europeo.

Al punto in cui siamo, Signor Presidente, è necessario e urgente pensare a
un codice di buona condotta per le lingue, non solo per la Commissione e per
le altre istituzioni europee ma anche
per gli Stati Membri, al fine di evitare il rischio di diventare tutti i
"petits nègres" dell’Unione Europea sotto il giogo degli Anglo/Americani.
Gli europei se vogliono stare, e rimanere, insieme devono studiare le lingue
dei Paesi Membri, e non solo le più facili ma anche e soprattutto le più
difficili che strutturano la mente e la personalità, in uno spirito di
rispetto, di comunione e di reciprocità.

Sono a sua disposizione per qualsiasi iniziativa della Commissione in tal
senso e le porgo i miei migliori saluti e auguri per l’importante lavoro che
le incombe,

Anna Maria Campogrande
Anna-Maria.Campogrande@cec.eu.int

******
EUROPEAN COMMISSION
DIRECTORATE-GENERAL FORPERSONNEL AND ADMINISTRATION

The Director-General
Brussels, 11.06.2001
ADMIN.C.3/LV/lv – D(2001) 3958
NOTICE TO COMMISSION STAFF
Subject: 2001 Commission Diary

I would like to draw the attention of the staff to the attached map entitled
"The European Union" which replaces the one given on page 6 of the 2001
edition of the Commission diary.

The new map specifies the status of Turkey as candidate country for
accession.

Please consider this new version as the only reference document on this
subject.

Horst REICHENBACH

Annex: "The European Union" Map (electronic version)

NDLR – Les institutions de la Commission européenne doivent respecter les
onze langues officielles et les trois langues de travail de la Commission.

(Le 3 janvier 2002)