ANGLO-QUÉBÉCOIS: QUELLE ASSIMILATION ?

Anglo-Québécois: quelle assimilation ?

Réponse aux propos de M. Richard Henderson, président de l’Association
régionale des West-Quebecers: "Une vision étroite de la dualité
linguistique", daté du 9 août 2002.

NDLR – Les propos de M. Henderson sont disponibles à la fin de l’article
publié à l’adresse http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2002/pseudo-minorite.html

M. Henderson, vous devez voir la réalité telle qu’elle est eu égard à la
dualité linguistique. Il y a au Canada une minorité francophone, Québec
inclus, submergée dans l’anglophonie canadienne et dans l’industrie
culturelle américaine. L’anglais n’est pas une langue minoritaire en
Amérique du Nord.

Les Anglo-Québécois se sont subitement greffés le titre de minorité à la fin
des années 1970 pour l’unique raison de recevoir des subventions du
Secrétariat d’état (aujourd’hui Patrimoine Canada).

Votre association est sise en Outaouais, soit, mais elle ne subit pas
l’assimilation de la francophonie, ni de notre région, et encore moins celle
du fait français pancanadien.

De dire que la francophonie canadienne reçoit 10 fois plus que les
Anglo-Québécois de Patrimoine Canada me désole. D’abord, les Anglo-Québécois
n’ayant pas à subir la disparition de leur culture comme les
Franco-Canadiens, je trouve votre affirmation injuste. Aussi, la
francophonie canadienne est répartie à travers neuf provinces et trois
territoires avec des gouvernements provinciaux qui les aident (sic)
davantage à s’assimiler à l’anglais dominant qu’à combattre leur disparition
culturo-linguistique.

Chapeau aux organismes comme Impératif français qui se font un devoir de
conscientiser les intervenants et l’ensemble de la population sur les
injustices perfides du Canada contre ses citoyens de langue et de culture
françaises.

Richard Nadeau,
président régional du Bloc québécois – Outaouais,
Gatineau

(Le 14 août 2002)