AIR CANADA – « PAR SOUCI DE COHÉRENCE ET D’ÉQUITÉ » !

AIR CANADA
« Par souci de cohérence et d’équité » !

Le gouvernement fédéral refuse d’imposer des sanctions à Air Canada et ses
filiales. Pourtant, la compagnie fait l’objet d’un grand nombre de plaintes
auprès du Commissariat aux langues officielles pour son arrogance et son
mépris à l’endroit des francophones. Ce refus doit être perçu comme un
encouragement à l’incohérence, à l’iniquité et à la discrimination envers
les francophones.

Le gouvernement du Canada, qui invoque son « souci de cohérence et
d’équité » pour ne pas soumettre Air Canada à un régime différent des autres
organismes soumis à la Loi sur les langues officielles, aurait tout aussi
bien pu invoquer le même «souci de cohérence et d’équité» envers tous les
citoyens, autant les francophones que les anglophones, pour imposer des
sanctions à cette société.

Le gouvernement du Canada invite ainsi les autres organismes à maintenir et
même adopter des pratiques méprisantes et iniques à l’endroit des
francophones.

Par cette décision, le gouvernement fédéral confirme que le Canada n’a
qu’une langue officielle, l’anglais, et que les francophones sont des citoyens
de seconde classe.

Quelques adresses utiles :

M. Jean Chrétien
Premier ministre
Courriel : pm@pm.gc.ca

M. Mauril Bélanger
Coprésident du Comité miste sur les langues officielles
Courriel : Belanger.M@parl.gc.ca

M. Stéphane Dion
Ministre responsable des langues officielles
Courriel : Dion.S@parl.gc.ca

Mme Lucienne Robillard
Présidente du Conseil du trésor
Courriel : Robillard.L@parl.gc.ca

M. David Collenette
Ministre des Transports
Courriel : Collenette.D@parl.gc.ca

M. Gilles Duceppe
Chef du Bloc québécois
Courriel : Duceppe.G@parl.gc.ca

M. Joe Clark
Chef du Parti conservateur
Courriel : Clark.J@parl.gc.ca

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

C.P. 449
Aylmer (Québec)
J9H 5E7
Tél.: (819) 684-7119
Téléc.: (819) 684-5902
Courriel: President@imperatif-francais.org
Site: http://www.imperatif-francais.org
*********

Vous trouverez ci-après l’article publié dans le journal Le Devoir du jeudi
25 juillet 2002 : Violation de la Loi sur les langues officielles – Ottawa
refuse de mettre Air Canada à l’amende.

«Ottawa – Le gouvernement fédéral a repoussé du revers de la main l’idée
d’imposer des amendes à Air Canada chaque fois qu’elle viole la Loi sur les
langues officielles, comme le suggérait un comité parlementaire.»

«Les 16 recommandations contenues dans le rapport du comité mixte sur les
langues officielles ont fait chou blanc. Qu’il s’agisse de rendre disponible
un formulaire de plainte dans tous les appareils d’Air Canada, d’étendre la
loi aux filiales de la compagnie ou de verser des subventions pour la
formation linguistique, Ottawa a répondu par la négative, préférant le statu
quo.»

«Ottawa est d’avis que, par «souci de cohérence et d’équité», il ne peut
soumettre Air Canada à un régime différent des autres organismes soumis à la
Loi sur les langues officielles.»

«J’aurais voulu en voir un peu plus, admet Mauril Bélanger, coprésident du
comité mixte et député libéral. Franchement, j’aurais voulu voir que le
gouvernement s’intéresse un peu plus étroitement à la question d’un régime
de sanctions.»

«Dans sa réponse, Ottawa reconnaît «qu’Air Canada a des défis importants à
relever afin d’accroître sa capacité bilingue de servir le public» et
indique qu’il «s’attend à ce qu’Air Canada se conforme pleinement à
l’ensemble de ses obligations linguistiques». «C’est insipide, critique
Benoît Sauvageau, député du Bloc québécois. Il n’y a pas de contenu. C’est
dans le même ordre d’idée que tous les discours qu’on entend dans le dossier
d’Air Canada. On base toute notre réponse ou toute notre intention sur la
bonne volonté d’Air Canada.»

«Le transporteur aérien affiche le pire dossier quand vient le temps
d’évaluer le respect de la Loi sur les langues officielles. Année après
année, la compagnie aérienne fait l’objet du plus grand nombre de plaintes
et termine en tête du palmarès de la Commissaire aux langues officielles.
Toutes les tentatives de la commissaire ou du gouvernement pour redresser la
situation sont demeurées vaines.» (Le Devoir)