RADIO-CANADA NE FAIT PAS UNE GROSSE FUREUR !

RADIO-CANADA NE FAIT PAS UNE GROSSE FUREUR
!
Des tounes anglaises !

Tout avait pourtant si bien
commencé. Cela promettait ! Radio-Canada semblait avoir trouvé une nouvelle
formule, entraînante, bien de chez nous, pour remplacer le Bye Bye. La
marche était haute à gravir. Dès le début de l’émission La Fureur, quel
enchantement de voir et d’entendre nos artistes interpréter en français les
chansons des nôtres pour nous faire franchir le seuil de la nouvelle année en
beauté. La culture québécoise entrait ainsi de plain-pied dans le nouveau
millénaire, et cela, grâce à Radio-Canada. Mais voilà ! Cela était trop
beau pour durer ! Quelques instants plus tard, tout se gâtait, s’acculturait, s’anglicisait,
s’américanisait. Quel gâchis !

Plusieurs téléspectateurs se
plaignent, à juste titre, que l’émission qui a remplacé le Bye Bye, la
«grosse» Fureur, avait un contenu, entre autres de chansons et d’imitations,
trop étatsunien, trop anglophone. Plusieurs n’ont vraiment pas apprécié.

Même La Presse !

La journaliste Louise Cousineau
écrit dans La Presse du 3 janvier : « après la première demi-heure, ça s’est
anglicisé en diable toutefois. Même les questions portaient sur des tounes
anglophones, comme celle de Barbie Girl. » La Presse ajoute : «Sylvain
Cossette nous a fait une chanson de Queen, Ginnette Reno le chef-d’oeuvre
du disco I Will Survive (…) Voilà Garou qui s’est pointé avec une
chanson anglaise. Et pour finir, nous avons eu droit à un medley d’Elvis. »

NDLR – Vous pouvez faire
parvenir vos commentaires à Radio-Canada à l’adresse Internet suivante : auditoire@fr.radio-canada.ca

(Le 3 janvier 2001)