MUSIC WORLD

MUSIC WORLD

… francise enfin son site Internet, sauf
que…

Au début du mois de novembre
1999, nous vous écrivions ce qui suit pour vous inviter à intervenir auprès
de Music World. Tout récemment, Impératif français décernait
son Prix Citron, entre autres, à Music World pour souligner son refus,
selon la Commission de protection de la langue française, de franciser son site
Internet. Et ce, malgré le fait que cette entreprise exploite près de 25
points de vente et réalise plusieurs millions de dollars en ventes et en
bénéfices au Québec.

Nous tenons à féliciter tous
ceux et celles qui sont intervenus auprès de Music World. En effet vos
interventions ont finalement donné quelques résultats puisque Music World
présente maintenant une version française de son site Internet : http://www.musicworld.ca

Cependant, nous vous invitons à
demeurer vigilants. Vous constaterez en effet que la version française de leur
site Internet n’est qu’une traduction du site original anglais puisqu’on y fait
surtout la promotion des artistes anglo-saxons, ignorant du même coup bon
nombre d’artistes francophones et, partant, la culture que véhicule la langue
française.

Il serait intéressant de
mesurer l’importance que cette compagnie accorde en magasin aux artistes et aux
oeuvres des chanteurs et des groupes de la francophonie. Nous vous convions à
porter une attention toute particulière à la mise en marché de Music World
pour vérifier si celle-ci valorise ou banalise la culture d’expression
française. Poser la question serait peut-être y répondre !

Vous conviendrez que le nom d’entreprise
unilingue anglais MUSIC WORLD, que la direction de la compagnie n’a
toujours pas francisé pour ses établissements au Québec, parle par lui-même
et suggère en lui-même une valorisation de la culture anglophone.

MUSIC WORLD LIMITED à
vos claviers ! Si Music World peut se permettre d’oublier le français,
le client peut aussi bien choisir d’oublier
Music
World.

La Commission de protection
de la langue française
nous apprend que Music World refuse de
franciser son site Internet : «« Malgré la mise en demeure de la Commission,
le contrevenant a refusé d’apporter les correctifs nécessaires. C’est pourquoi
nous avons transmis le dossier à la Procureure générale du Québec en lui
recommandant d’entreprendre les poursuites pénales prévues par la Charte de la
langue française.»»

Avec près de 25 points de vente
au Québec, Music World réalise plusieurs millions de dollars en ventes
et en bénéfices au Québec. Nous vous invitons donc à écrire à Music
World
afin de lui faire part de vos commentaires sur son refus de respecter
la clientèle québécoise.

Music World ne
refuse pas l’argent des consommateurs québécois, mais refuse de les accueillir
et de les informer en français sur son site Internet. Cette entreprise doit s’attendre
de payer le prix de son refus de respecter les attentes de la clientèle
francophone : si Music World peut se permettre d’oublier le français, le
client peut aussi bien choisir d’oublier
Music
World