LE RAPPORT LAROSE

LE RAPPORT LAROSE,
UN RAPPORT INCOMPLET ET DéCEVANT !

Dans les volets national et Outaouais de son mémoire *Le français au Québec: un plan de réussite+ et *L=Outaouais est québécois+ déposés en deux tranches distinctes à la Commission des états généraux sur la situation et l=avenir de la langue française, Impératif français avait proposé diverses recommandations qu=il considérait essentielles ou importantes pour améliorer la situation de la langue française et au Québec et en Outaouais.

à la lecture des 149 recommandations du rapport de la Commission, nous constatons que les enjeux importants pour la situation de langue française au Québec et en Outaouais ont été ignorés.

Les recommandations suivantes d=Impératif français entre autres en matière de langue d=enseignement et de langue de travail, pourtant essentielles, ne font même pas l=objet de recommandations * concrètes + dans la section * récapitulatif des recommandations + à la page 228 du rapport des commissaires lequel est accessible à l=adresse Internet suivante :

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/etats-generaux-
sur-la-langue-francaise-au-quebec.html

VOLET NATIONAL : LE FRANçAIS UN PLAN DE RéUSSITE

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/etats-generaux-
sur-la-langue-francaise-au-quebec.html

– Le gouvernement du Québec doit assujettir le collégial aux règles d’admissibilité à l’école anglaise tant et aussi longtemps que 90 % des élèves allophones du collégial ne fréquenteront pas le secteur français.

– Le gouvernement du Québec doit renforcer les règles en matière de francisation des entreprises de manière à ce que 90 % des travailleurs oeuvrent 90 % et plus de leur temps en français.

– Le gouvernement du Québec doit assujettir les entreprises de 20 à 49 employés à l’obligation d’obtenir un certificat de francisation.

– Pour obtenir un contrat ou une subvention de l’ensemble de l’Administration publique (gouvernement, municipalités, commissions scolaires, collèges, universités, établissements de santé et de service sociaux, etc.), une entreprise doit posséder un certificat de francisation.

– Le gouvernement doit encadrer le droit pour un employeur d’exiger le bilinguisme de ses employés.

– Le gouvernement du Québec doit rétablir l’unilinguisme dans l’affichage public.

VOLET OUTAOUAIS : L=OUTAOUAIS EST QUéBéCOIS

http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/loutaouais-est-quebecois.html

– Le gouvernement du Québec doit augmenter de façon substantielle l=offre de formation (postsecondaire) en langue française dans l=Outaouais.

– Le gouvernement du Québec doit augmenter de façon substantielle l=investissement au titre de la culture en Outaouais.

– Le gouvernement du Québec doit briser l=isolement géographique de l=Outaouais, et du Pontiac en particulier, par l=établissement de liens routiers adéquats.

-Il faut rapprocher le gouvernement québécois de l=Outaouais en s=assurant que la région est bien représentée au sein de l=appareil administratif québécois et en installant en Outaouais certains organismes nationaux.

– Le gouvernement du Québec doit avoir un réel programme de développement régional pour l=Outaouais.

Bref, le rapport de la Commission parle bien peu de la situation particulière de l=Outaouais !

Devant cette absence de recommandations concrètes jugées prioritaires par ceux qui s=intéressent à la vitalité de la langue et de la culture françaises au Québec et en Outaouais, on se demande si le rôle de la Commission Larose ne consiste pas à enterrer le problème linguistique sous les mots (329 pages) plutôt que de chercher les moyens à vitaliser la langue française.