LE RAPPORT LAROSE

LE RAPPORT LAROSE
C’est l’ensemble du peuple Canadien-français québécois
qui fut oublié.

Ce n’est pas seulement l’Outaouais qui fut oublié
dans le rappot Larose. C’est l’ensemble du peuple
Canadien-français québécois qui fut oublié, je dirais
même plus, que l’on a fait disparaître d’un trait de
plume (peut-être d’une touche sur l’ordinateur).

Il faut bien voir que ces individus se sont conduits
comme de vils serviteurs de leurs maîtres à penser,
qu’ils se nomment Alliance Anti-Québec ou Gilles
Duceppe, ou Pierre Paquette, ou encore Claude Bariteau
et autres Gérard Bouchard, on voit bien leur
influence sur ce rapport qui nie notre existence, nous
Canadiens-français québécois pour nous englober dans
un tout appelé «citoyenneté civile» sous le prétexte
d’un rapprochement avec les groupes ethniques
récemment arrivés au Québec, et peut-être même avec
les anglais, ces occupants de notre territoire avec
comme objectif de les convaincre de dire «oui» lors
d’un prochain référendum.

N’ayant pas compris que ces nouveaux Québécois sont venus
ici pour se donner un pays, choix qu’ils continuent à
assumer, ces bonzes de la citoyenneté civile ne
voient pas qu’en voulant les amener à
choisir un pays une seconde fois, ils les
violent dans ce qu’ils ont de plus important, la
sécurité qu’ils sont venus chercher dans ce pays de
l’Amérique du nord, que l’on nomme Canada. Leur
démarche doit dès lors être considérée comme une
faiblesse, convaincus qu’ils sont incapables de
convaincre leurs frères et leurs soeurs du bien fondé
de leur démarche.

Par ailleurs, leur proposition visant à ce qu’on
accentue l’enseignement de l’anglais comme
langue seconde de façon intensive dès le début
du secondaire se veut une aberration pour quiconque a
déjà lu quelques rapports sur l’enseignement précoce
d’une langue seconde. Tous les rapports le confirment
«l’enseignement d’une langue seconde avant la 3ème
année du secondaire ne fait pas de l’enfant un
meilleur locuteur de la langue seconde» et le «rend
moins compétent», non seulement dans la langue
seconde, mais aussi dans «toutes les autres matières
enseignées et apprises». Mais il faut croire que les
membres de cette commission bidon sont plus compétents
que tous les chercheurs, (pédagogues-psychologue,
sociologues) ayant réalisé et analysé les
comportements des étudiants sur une période de 10
ans.

S’il fallait que notre gouvernement accepte ce
rapport, il faudra le considérer complice de la
disparition de la langue «française» en terre
d’Amérique; ce que nous ne verrons pas, mais que nos
descendants verront dans quelques années. Déjà on peut
voir dans nos écoles et dans le comportement des
jeunes, un manque d’intérêt pour notre langue. Qu’en
sera-t-il en l’an 2030? Je n’ose pas y songer.

Quant à nous, nous n’avons pas le droit d’appuyer ce rapport
qui met plus d’emphase sur l’enseignement de l’anglais
( voir article 36 et 37 du fameux rapport Larose) que
sur celui de l’enseignement du «français». C’est un
rapport complaisant que tous les amoureux de notre
langue doivent rejeter même si on y trouve quelques
propositions intéressantes. Reprenons ensemble cet
exercice et donnons-lui le mordant qu’il doit avoir
pour assurer l’avenir du français au Québec, terre
d’Amérique.

Jacques Bergeron
jacberger@yahoo.fr

(Le 31 août 2001)