LE PRIX DE LA CARPETTE ANGLAISE 2001

LE PRIX DE LA CARPETTE ANGLAISE 2001

Les membres de l’Académie de la Carpette anglaise, réunis au Lucernaire
(Paris VIe), ont décerné ce mercredi midi le prix 2001 de la Carpette
anglaise à Jean-Marie Messier, président de Vivendi Universal, qui favorise
systématiquement dans ses entreprises l’anglais comme langue de
communication ; il a notamment obligé des éditeurs français, en France, à
tenir des réunions en anglais.

Le jury a aussi décerné un prix spécial à titre étranger à Nicole Fontaine,
présidente du Parlement européen, pour son goût immodéré de la langue
anglaise dans l’exercice de ses fonctions.

QU’EST-CE QUE LE PRIX DE LA « Carpette anglaise » ?

C’est un prix d’indignité civique décerné annuellement à un membre des «
élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son
acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au
détriment de la langue française.

Le prix de la Carpette anglaise distingue plus spécialement les déserteurs
de la langue française qui ajoutent à leur incivisme linguistique un
comportement de veule soumission aux diktats des puissances financières
mondialisées, responsables de l’abaissement des identités nationales, de la
démocratie et des systèmes sociaux humanistes.

Cette année 2001 est marquée par une innovation, selon les mêmes critères,
un prix spécial du jury à titre étranger est également décerné aux
personnalités de la nomenklatura européenne ayant collaboré à la
propagation de la langue anglaise dans les institutions européennes.

POURQUOI CE PRIX DE LA « Carpette anglaise » ?
Parce que le recul du français, symbole de la négation de la diversité
linguistique, s’accélère chaque jour dans nos entreprises, nos écoles, nos
universités, notre production scientifique, notre commerce, nos services
publics, nos administrations et dans les institutions européennes au profit
de la « langue mondiale unique », sous les coups de boutoir de la
mondialisation financière et de l’hyperpuissance unique.

Parce que ces coups sont assenés chez nous par quelques potentats ou «
petits marquis » — chefs d’entreprise, affairistes, « hauts »
fonctionnaires… — dont la nationalité française ne signifie plus rien
s’ils peuvent ainsi mieux servir leurs intérêts personnels et ceux de leurs
maîtres auxquels ils veulent tant ressembler.

Parce que l’anglais de bazar que veulent nous imposer les affairistes sans
frontières va de pair avec la marchandisation de l’enseignement et un
modèle social injuste et destructeur.

Parce que nous ne sommes pas tous des veaux et qu’il faut bien que l’on
commence à organiser la résistance de la langue française à l’impérialisme
de la langue mondiale unique, comme le font déjà d’autres citoyens
européens pour leurs propres langues.

Nous sommes solidaires avec eux.

Aujourd’hui on brade votre langue ; demain on bradera vos emplois, votre
santé, votre éducation et l’avenir de toute la collectivité nationale,
surtout celui des plus faibles.

Citoyens, avec nous résistez !

Adhérez aux associations de la loi de 1901 oeuvrant pour la langue française

Avenir de la langue française : 01 43 40 16 51
ASSELAF : 01 42 72 99 50
Défense de la langue française : 01 42 65 08 87
Droit de Comprendre : 01 43 40 24 61

CANDIDATS DU PRIX 2001

– Claude Bébéar, pour avoir présenté en anglais la candidature olympique de
Paris, en juin 2001 à Moscou, devant les institutions olympiques qui ont
pour langue première le français.

– Pierre Bilger, président d’Alsthom, pour sa promotion acharnée de
l’anglais comme langue de travail dans la société Alsthom et pour avoir
changé Alsthom en Alstom sans « H » par servilité à la phonétique anglaise.

– Henri de Castries, président du directoire d’AXA, pour avoir, à Paris,
présenté les résultats de son groupe d’assurance uniquement en anglais et
autorisé exclusivement l’anglais lors de la séance des questions.

– Georges Chodron de Courcel, pour avoir imposé l’anglais, en violation de
la loi, dans le pôle de financement et d’investissement (BFI) de la BNP
PARIBAS.

– Arnaud Lagardère, co-gérant de Lagardère groupe (Hachette), pour avoir
notamment torturé l’orthographe du mot relais en relay dans l’enseigne des
kiosques de gare et de ses autres boutiques de presse par soumission à la
langue du puissant du moment.

– Jean-Marie Messier, pour favoriser systématiquement dans ses entreprises
l’anglais comme langue de communication.

– Christian Pierret, ministre en exercice, pour avoir fait adopter par la
France le protocole de Londres autorisant la langue anglaise à avoir valeur
juridique en France dans le domaine des brevets.

– Nicolas de Tavernost, directeur général de M6, promoteur résolu de la
langue mondiale et de la culture « macdo » tout au long de l’année sur la
chaîne de télévision M6.

PRIX SPéCIAL DU JURY à TITRE éTRANGER

– Wim Duisenberg, président de la Banque centrale européenne (BCE), pour
son obstination à imposer à la BCE le monolinguisme anglais.

– Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen, pour son goût immodéré
de la langue anglaise dans l’exercice de ses fonctions.

– Romano Prodi, pour sa tentative de coup de force pendant l’été 2001 afin
d’imposer la langue anglaise comme seule langue de communication de la
Commission européenne.

Paris, le 7 novembre 2001

Académie de la Carpette anglaise*,
chez le Droit de Comprendre
34bis, rue de Picpus – 75012 Paris
tél : 01 43 40 24 61 – télécopie : 01 43 40 17 91

* liste des membres de l’Académie : Jean-Claude Barreau, Raymond Besson,
l’amiral Michel Brem, Paul-Marie Coûteaux, Bernard Dorin, Claude Duneton,
Marc Favre d’échallens, Alfred Gilder, Guillemette Mouren-Verret, Dominique
Noguez, Philippe de Saint Robert, Marie-José Siroux.

(Le 7 novembre 2001)