LE MORS AUX DENTS

LE MORS AUX DENTS

à qui donc sert ce genre de
polémique ?

Tout récemment, nous apprenions
de la radio de Radio-Canada qu’un dentiste ayant sa pratique dans un édifice de
la Place du Portage dans le centre-ville de Hull pourrait contrevenir aux
dispositions de la Charte de la langue française sur l’affichage, selon
la teneur d’une lettre qu’il aurait reçue de la Commission de protection de
la langue française
(CPLF).

Ce dentiste, M. Barry Cooper,
avait un grand besoin d’attention en diffusant cette lettre qu’il a lui-même
remise aux médias. Nous savons tous que cela n’est pas la façon de faire de la
CPLF. Ce grand besoin d’attention cacherait-il d’autres intérêts ? L’on
voudrait par l’intermédiaire de ce cas tenter d’invalider certaines
dispositions de la Charte de la langue française que cela ne
surprendrait personne. Nous savons tous que le gouvernement fédéral possède
plusieurs édifices sur la Place du Portage, cette place où le gouvernement
canadien impose, entre autres, l’anglais comme langue de travail. Plusieurs
ministères fédéraux y ont leurs locaux.

Dans une déclaration diffusée
sur les ondes de Radio-Canada, le dentiste Cooper déclarait qu’il se
soumettrait à la décision de la Commission s’il était prouvé qu’il ne
respecte pas la loi, bien qu’il croie que sa pratique dentaire en soit
soustraite puisqu’elle est localisée dans un édifice fédéral !

Ce dentiste fait de la politique
et de la polémique sur le dos de la défense de la langue française et des
institutions québécoises puisque jamais personne ne lui a interdit de
respecter la Charte de la langue française. C’est son choix personnel de
ne pas la respecter puisqu’il n’est pas sans savoir que d’autres commerces et
services établis dans les mêmes locaux ou dans le voisinage respectent la loi
québécoise.

La décision de M. Cooper de
rendre public ce dossier soulève toutes sortes de questions sur ses intentions
véritables. à qui donc sert ce genre de polémique ?

(Le 30 janvier 2001)