LE DROIT DE TRAVAILLER EN FRANÇAIS AU QUÉBEC EST MENACÉ

LE DROIT DE TRAVAILLER EN FRANçAIS AU QUéBEC EST MENACé
Ce combat n’est pas perdu et sa victoire a un urgent besoin de votre appui.

Au Québec, comme le laisse clairement entrevoir l’article dans La Presse du 31 août 2001 intitulé «Petite guerre linguistique à la STCUM»(1), l’enjeu linguistique pour les travailleurs devra un jour être compris et se lire à la lumière de deux termes différents mais indissociables: le droit de tous au travail est essentiellement un droit inséparable du droit de travailler en français. Sinon les locuteurs de langue française du Québec seront toujours pour les employeurs, comme c’est actuellement le cas pour deux employés de la STCUM, des cibles potentielles pour ceux qui cherchent à appliquer un bilinguisme aveugle en déguisant leur démarche au moyen de subterfuges qui visent ni plus ni moins à contourner la loi. Ne soyons pas dupes de ces manoeuvres déloyales qui minent tout aussi efficacement les forces vives de la population québécoise de langue française que le ferait une tentative frontale et avouée de nous assujettir par une attaque indiscutable de notre langue commune.

Dans le présent litige décrit dans La Presse et qui a cours entre la STCUM et deux de ses employés qui revendiquent leur droit de travailler en français, d’importants acteurs sociaux concernés ont publiquement fait connaître leurs positions respectives à ce sujet.

  • D’un côté, des positions plus ou moins limpides qui se renforcent mutuellement : la STCUM, certains plaignants locuteurs anglais des transports en commun et le syndicat des chauffeurs d’autobus, changeurs et opérateurs de métro.

Voici comment cela s’est jusqu’à maintenant joué. Une certaine clientèle anglophone, dont la STCUM embrasse d’emblée les propos aucunement démontrés, utilise celle-ci pour suspendre et ainsi faire discipliner sévèrement un employé qui ne fait qu’exercer son droit de langue stipulé par la loi. La STCUM a donc, de la sorte, choisi d’accorder toute la crédibilité à la seule version anglaise de ces clients plutôt que de croire à la non moins crédible version française de son employé. Ce choix n’est pas dénué de signification, bien au contraire. Il révèle bien plutôt la volonté réelle et souterraine de la STCUM d’étendre un bilinguisme que déguise habilement son discours officiel aux médias pour ne pas encourir les effets coûteux et dommageables à sa réputation que leur vaudrait une réprobation médiatique.

Aussi en attente de mesures disciplinaires plus sévères, un autre employé est pour sa part réprimandé sévèrement pour avoir créé et utilisé une affiche qui pourrait dans un contexte de grande diffusion, qu’il a déjà entamé, faire cesser avec le temps le genre de plaintes qu’utilise et légitime la STCUM pour forcer au bilinguisme ses employés ou maintenir le bilinguisme des employés qui s’y conforment déjà.

Pour sa part, Serge Lavoie, le président du syndicat de ces employés sous attaque, tout en affirmant défendre l’employé suspendu à deux reprises en déposant un grief, affaiblit dangereusement la position déjà difficile de tous ses syndiqués en laissant échapper en entrevue, au journaliste de La Presse, un inexplicable :«Ymalgré la difficulté du cas ». Un syndicaliste québécois trouverait donc difficile de défendre sans bémol le droit reconnu de travailler en français de ses syndiqués ? Cette remarque malheureuse le rapproche dangereusement de la position patronale qu’il est pourtant tenu, par sa fonction, de combattre vigoureusement et sans réserves. Pour un président de syndicat, il est impardonnable de ne pas comprendre semblable nuance sur laquelle peut se jouer le destin même de ses syndiqués.

  • De l’autre côté, le droit de travailler, la Charte de la langue française, Impératif français, la SSJB de Montréal et tous ceux qui ont à coeur de préserver le caractère français du Québec.

Ce combat n’est pas perdu et sa victoire a un urgent besoin de votre appui.

Nous vous recommandons fortement de communiquer avec la direction et le syndicat de la STCUM pour leur faire part de vos commentaires.

Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal
M. Jacques Fortin, directeur général
800, rue de La Gauchetière Ouest
Case postale 2000
Montréal (Québec) H5A 1J6
Téléphone : (514) 280-5150
Télécopieur : (514) 280-5193
Courriel :
commentaires@stcum.qc.ca

Syndicat des chauffeurs d’autobus
SCFP – Section locale 1983
M. Serge Lavoie, président
4274, rue Papineau, bureau 200
Montréal (Québec) H2H 1S9
Cellulaire : (514) 984-6627
Télécopieur : (514) 527-8597
Courriel : scfp1983@videotron.net

P.-S. Les textes suivants pourront vous aider à mieux comprendre l’ensemble de la problématique:

(1) BIZARRE DE SYNDICAT à LA STCUM (Article de La Presse)
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2001/bizarre-de-syndicat-a-la-stcum.html

SUSPENSIONS SANS SOLDE à LA STCUM !
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2001/bizarre-de-syndicat-a-la-stcum.html

DEUX EMPLOYéS DE LA STCUM MENACéS DE CONGéDIEMENT
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/deux-employes-
de-la-stcum-menaces-de-congediement.html

Source :
Impératif français
Tél. : (819) 684-8460
Téléc. : (819) 684-5902
Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org
Site :
http://www.imperatif-francais.org