L’ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE

L’ASSEMBLéE NATIONALE FRANçAISE
La France dans le rang des vassaux de l’empire américain.

Le texte suivant de M. Denis Griesmar et l’Avis de l’Académie française
pourraient vous convaincre de la nécessité d’intervenir auprès des députés
de l’Assemblée nationale française pour protester contre les intentions du
gouvernement français d’affaiblir la langue française dans un domaine
d’activité aux effets d’entraînement importants, les brevets d’invention.

Vous trouverez à la page Internet suivante la liste alphabétique des
députés avec leur adresse électronique. Nous vous recommandons fortement
de leur faire part de vos observations sur le projet du
gouvernement français d’affaiblir la langue française, ses institutions et
par conséquent, toute la francophonie :
http://www.assemblee-nationale.fr/tribun/comm3.asp

Texte de M. Denis Griesmar

Selon des informations sûres, les instruments de
signature du Protocole de Londres sur le brevet
européen par la France sont déjà partis. Le
gouvernement actuel s’est donc entendu, hors Conseil
des ministres et sans annonce publique, avec le
Président de la République, pour signer ce honteux
accord éliminant le français, moyennant, soi-disant,
quelques aides (inconsistantes) à la reconversion de
traducteurs qui ne servent plus à rien, et quelques
vagues projets de vagues mises au point de vagues
résumés, sans valeur juridique, et consacrant la place
subordonnée réservée désormais en France au français
par rapport à l’anglais.

Pour autant, la partie n’est pas perdue.
Le Parlement n’a pas encore ratifié cet accord.
Se trouverait-il, au surplus, une majorité de
circonstance pour le faire, que nous demanderions à 60
parlementaires de saisir le Conseil Constitutionnel,
afin que celui-ci confirme sa jurisprudence de
l’article 2 de la Constitution ("la langue de la
République est le français").

Il va falloir engager une campagne d’information et
résister à l’intoxication des collabos, qui vont nous
seriner sans relâche "C’est fini. Vous avez perdu. Cela ne
sert à rien. Soyez modernes…". Il s’agit en réalité
de faire rentrer la France dans le rang des vassaux de
l’empire américain, de maximiser les profits immédiats
des grandes multinationales, d’extirper toute
résistance à la prise en compte, uniquement, des
critères marchands, et eux seuls, là où ils n’ont que
faire, d’uniformiser le monde, de couper toutes les
têtes qui dépassent. Il va sans dire que nous ne
pouvons accepter cela. Ceux qui prétendent nous
l’imposer ont mal mesuré la portée de leurs actes.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance
française ne doit pas s’éteindre, et ne s’éteindra
pas.
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Actualités 2001 – Brevet européen

AVIS DE L’ACADéMIE FRANçAISE SUR LE PROJET DE RéFORME DU BREVET EUROPéEN
du 21 juin 2001

Mieux protéger la recherche française en diminuant le coût des brevets,
nul
ne contestera cet objectif des plus légitimes.

Mais le projet d’accord discuté à Londres ne nous semble pas emprunter la
bonne voie. Non content de remettre en cause des principes considérés comme
fondamentaux par notre pays, il se trompe de bataille.

Le français étant la langue de la République, la France ne peut accepter
que
des textes en langues étrangères aient force de droit sur son territoire.

De même, elle ne peut admettre la perte de statut international
qu’entraînerait, pour la langue française, la signature du protocole.

En fait, par le biais des brevets, se trouve une nouvelle fois posée la
question que nul n’ose aborder de front : quelle langue, quelles langues
doit parler l’Europe ? Question centrale, question décisive, question
politique s’il en est et qu’on ne peut trancher morceau par morceau, dossier
par dossier, guidé par le seul souci de la commodité pratique. D’autres
méthodes existent pour soutenir l’innovation française. Economiser sur les
traductions, c’est non seulement mettre en péril les langues nationales,
mais aussi amputer la plus irremplaçable richesse de notre continent : sa
diversité.

Pour ces raisons, l’Académie française demande solennellement aux pouvoirs
publics de ne pas signer le projet de protocole discuté à Londres.

Source :
Impératif français
C.P. 449
Aylmer (Québec)
J9H 5E7
Tél.: (819) 684-7119
Téléc.: (819) 684-8409
Courriel: Imperatif@imperatif-francais.org
Site: http://www.imperatif-francais.org

(Le 1er juillet 2001)