LA STCUM PRISE DANS UN GUET-APENS

LA STCUM PRISE DANS UN GUET-APENS
Prendre en otage le pouvoir démocratique de notre nation française.

Monsieur Perreault
Impératif français

En tant que simple employé de la STCUM qui constate quotidiennement le
triste sort que réserve les locuteurs anglais et leurs sbires d’ascendance
franco-québécoise, au droit naturel et légitime, hypothétique pour eux, à
tout peuple de tout simplement vivre et de prospérer dans sa propre langue,
je vous félicite pour vos efforts à rétablir une normalité qui peine, contre
toute raison, à se faire reconnaître. Là ou vous et moi, avec d’autres,
mesurons correctement, je crois, l’ampleur de l’indignité et de l’affront
qui nous est ainsi fait, d’autres cachent l’odieux de cette iniquité
derrière les fausses vertus et principes d’une Charte des droits et libertés
de la personne mal comprise ou bassement utilisée pour défendre les
avantages de leurs privilèges. Plus d’une fois, j’ai eu à subir les
sophismes de la STCUM et de sa clientèle anglophone qui cherchent, de
concert, à ériger ce genre d’aberration en incontournable nécessité.

Nous sommes en cette affaire, bien que beaucoup moins violemment, la cible
des mêmes puissants intérêts qui cherchent parfois même dans le sang, à
assujettir les petits peuples qui nuisent à la bonne marche de leur
suprématie. Pour nous, cela se fait plus proprement et sous un verni
relatif de civilité et de valeurs démocratiques qui en aveugle plus d’un sur
la nature réelle du drame qui se trame sous l’action des stratégies et des
procédures, souvent en apparence banales, qui sont sans cesse lancées contre
nous. Demandons à Yves Michaud, et plus récemment Normand Lester, qui n’ont
pourtant rien de concret à se reprocher, sinon d’avoir été par grande
visibilité que leur a offert l’importance de leurs statuts respectifs
d’hommes d’avant-garde dans la défense des intérêts de notre peuple, s’ils
n’ont fait que rêver cette levée massive de boucliers contre un droit qu’il
ne viendrait jamais à l’esprit de personne de leur contester dans un pays
soi-disant normal.

Tous les acquis de la normalité nous sont sans cesse refusés ou simplement
contestés jusqu’à plus soif. Au point que, et voilà peut-être notre plus
grand drame, cette contestation et ce refus finissent par nous sembler si
normale qu’ils en viennent, habitude aidant, à nous convaincre faussement
qu’ils sont sûrement porteurs d’une quelconque profonde vérité. Comme il a
souvent été dit par ceux qui ont su bien profiter de leur propre cynisme,
mentez et mentez encore, il en restera toujours quelque chose. Quand les
puissants, et les médias qui les servent, reprennent cyniquement et sans
cesse leurs mantras mensongères, ce n’est pas pour rien. Ils ont depuis
longtemps compris la noire alchimie qui prépare les esprits peu éclairés à
devenir les porteurs de cette fausse lumière. En seraient-ils eux-mêmes les
premières victimes, cela ne change toujours rien à notre impératif d’action
et de dénonciation.

La STCUM, prise dans ce guet-apens qui cherche à prendre en otage le pouvoir
démocratique de notre nation française, en forçant à l’occasion les limites
de l’acceptable, fait avec tous les autres qui nous nuisent sans en mesurer
les conséquences néfastes à long terme, un travail de sape qui, si nous les
laissons faire, achèveront le lent travail qui consacrera définitivement
notre impuissance, puis, inévitablement, notre défait finale.

C’est pourquoi je tiens à saluer, encore aujourd’hui, votre travail et la
louable intervention de M. Jeffrey George, sans quoi nous aurions encore de
bien meilleures raisons de ne pas espérer qu’il est toujours possible de
changer les choses dans le sens de ce qu’exige à la fois justice et
démocratie. à défaut d’une vérité absolue, merci de défendre notre droit
relatif d’exister en français contre un anglais qui cherche peu à peu à
ériger son absolu dans nos terres.

Mes amitiés

Robert Choquette
nelligan29@sympatico.ca

LA STCUM ANGLICISE LA DEUXIèME PLUS GRANDE VILLE FRANçAISE
Un anglophone trouve révoltant l’aplaventrisme des dirigeants de la STCUM

Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal
800, rue de La Gauchetière Ouest
Case postale 2000
Montréal (Québec) H5A 1J6
commentaires@stcum.qc.ca

Madame, Monsieur,

Je suis un anglophone outré par ce que j’ai entendu hier dans le
métro de Montréal. Vers 16 h 15, on nous a demandé de sortir du métro, ligne
orange, à la station Berri-UQAM. Pour la première fois, j’ai entendu un
message d’interruption de service dans les deux langues. Je trouve cela
inadmissible que dans la seule métropole francophone dans les Amériques que
dorénavant les messages dans le métro se donnent également en anglais. à
Vancouver, qui est très sinophone, plus du tiers de la population y parle le
chinois, les messages dans le SKYTRAIN ne se donnent qu’en anglais. à
Toronto, tout est donné en anglais. à Ottawa, pourtant la capitale d’un pays
bilingue, souvent les chauffeurs d’autobus ne parlent pas français ou bien
ils le refusent!!!

Je trouve cela hypocrite que pendant que l’unilinguisme anglais règne dans
les transports en commun du pays, la STCUM bilinguise ses services!
J’imagine que ceci est pour accomoder les "Anglais" qui n’ont jamais appris
la langue française par principe!

J’aimerais que vous arrêtiez cette "nouvelle" pratique disgracieuse envers
la langue française, et je suis un "bloke" qui affirme ceci!

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes sentiments les plus distingués.

Jeffrey George,
Spécialiste en anglais, langue seconde
jeffreyleprof@hotmail.com

NDLR – Vous pouvez faire parvenir vos commentaires aux adresses suivantes :

Adresse du syndicat des chauffeurs
Syndicat des chauffeurs d’autobus
SCFP – Section locale 1983
scfp1983@videotron.net

Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal
800, rue de La Gauchetière Ouest
Case postale 2000
Montréal (Québec) H5A 1J6
commentaires@stcum.qc.ca

Et une copie conforme à :

Impératif français

Imperatif@imperatif-francais.org

(Le 7 décembre 2001)